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Revue des Livres
Pierre Bessard & Alphonse Crespo
Au Chevet du Système de santé. De la dépendance...
Cette phrase conclut la 4ème de couverture de cet...
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L’économie mathématique Les études d’ingénieur de Léon Walras l’ont conduit à rêver d’une science économique qui serait plus rigoureuse, parce qu’elle utiliserait un langage mathématique. Comme Jevons, Walras utilise le principe du « calcul à la marge » pour expliquer la logique des choix individuels. Les hommes mettent en ordre les besoins qu’ils veulent satisfaire et les moyens dont ils disposent. Cette « utilité ordinale » les amène à adopter des solutions parfaitement rationnelles. Exemple fameux : dans le salon où elle consomme tasses de thé et petits gâteaux, la vieille dame anglaise va-t-elle prendre une tasse de thé de plus ou commander davantage de gâteaux ? Quelle « utilité marginale » pour chacune de ces consommations nouvelles? De même qu’on peut connaître une fonction mathématique à partir de ses dérivées, on peut comprendre les choix économiques à partir de l’utilité comparée des diverses décisions marginales. Ce « raccourci » va faire les délices de plusieurs générations d’économistes jusqu’à ce jour, surtout à partir du moment où des ingénieurs et mathématiciens se piqueront d’économie. A partir de 1980, l’économie mathématique sera aussi le refuge des partisans de la planification meurtris par son échec et qui rejoindront la science économique à travers la passerelle des mathématiques, tout en gardant, comme Walras, une idée mécaniciste et désincarnée de l’homo oeconomicus. |
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