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D’Aristote à René Girard, ils ont abordé les thèmes de l’éternel humain : la nature de l’homme, son destin, sa conscience, la liberté, le pouvoir, la religion, la vie, la vérité, etc. Dans une société où le paraître l’emporte largement sur l’être, se rapprocher des philosophes nous aide à retrouver ce qui importe à long terme, ce qui est le fond de notre humanité et ce qui donne valeur à notre liberté.

64 pages, 30 portraits, 5€

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L’omniscience de Karl Marx

Le succès de Karl Marx tient sans doute au fait qu’il donne une réponse complète (fût-elle fallacieuse) à tous les mystères de la vie des hommes en société. Il parcourt – superficiellement - toute la connaissance scientifique de son époque.

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Revue des livres

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Aux frais de la princesse
Yvan Stefanovitch est un vrai journaliste d’investigation. C’est très rare sur la place de Paris. Son enquête nous conduit dans le sérail des hauts fonctionnaires, les grands privilégiés de la République.
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Couverture du livre Aux frais de la princesse
Catégorie: Année 2011
Editeur: nouveau monde
N° du Catalogue: 34
Année: 2010
Visites: 7194
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Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

Nos politiques, de droite et de gauche, utilisent régulièrement le mot « républicain ». C’est, pour eux, une garantie, une preuve d’intégrité. Comme s’il n’existait pas des Républiques corrompues et des monarchies constitutionnelles…  Mais ce qui est bizarre, c’est que les mêmes politiques ne parlent jamais de corruption républicaine ou de gaspillages républicains. Ou  bien des nantis républicains, ceux qui vivent des prébendes de l’Etat. C’est d’eux dont il s’agit dans ce livre. Environ 15 000 hauts fonctionnaires forment la haute noblesse de la France d’aujourd’hui. Ils vivent tous aux frais de la princesse. A leurs côtés, des politiques, les sénateurs par exemple, qui bénéficient d’avantages sans comparaison. Leurs chauffeurs touchent un salaire de départ de 6 000 euros par mois. Tandis que ceux des secrétaires généraux de l’Assemblée nationale et du Sénat peuvent atteindre entre 60 000 et 90 000 euros brut mensuels ! Qui dit mieux ? Plus grave encore, tout cela est entouré d’un très grand mystère. Qui sait qu’environ 2 500 fonctionnaires et hauts fonctionnaires travaillent à l’Assemblée nationale et au Sénat ? Et qui est vraiment au courant de ce qu’ils touchent comme salaires et autres indemnités ? Personne. Donc,  ils peuvent tout se permettre.

Parmi ces 15 000, il y aussi les célébrités. Quelques exemples ? Louis Schweitzer, ancien directeur de cabinet de Laurent Fabius à Matignon, a cumulé ses retraites d’inspecteur des finances (4 500 euros mensuels) et d’ex-PDG de Renault (chiffre non connu) avec une indemnité au titré de président de la HALDE (6 444 euros/mois). Tous ces grands commis de l’Etat ont des salaires de plus de 6 000 euros par mois et beaucoup d’autres privilèges : appartement et voiture de fonction, note de frais, secrétaires… Les plus privilégiés sont les inspecteurs des finances. Environ 400, ils font peur à tout le monde. Leur capacité de passer du public au privé et vice-versa n’a pas d’égal parmi les autres hauts fonctionnaires. Personne n’a un carnet d’adresses aussi fourni que le leur.

Le système de nomination de cette noblesse d’Etat est aussi particulier. C’est le président qui détient le monopole mais, souvent, en cas de cohabitation, le Premier ministre a son mot à dire. Comment sont-ils choisis ? Il y a d’abord les copains, ensuite l’élitisme des dossiers. Nulle part ailleurs on ne trouve ce genre de système des grands corps. En réalité, dans ce monde, ils ont tous besoin les uns des autres. Une belle planque de la République est le Conseil d’Etat. Sur 322 de ses membres, 81 sont nommés par le président de la République. Tous ces conseillers n’ont pas de bureau. La plupart somnolent pour…10 000 euros par mois. D’autres sont en disponibilité dans le privé. Edouard Balladur est l’un des membres éminents de ce Conseil. Politicien de carrière, passé par le privé aussi, le Conseil d’Etat a été pour lui juste la source d’une rémunération mensuelle et d’une retraite assurée (pour laquelle il n’a pas cotisé…). Autres globe-trotters du Conseil d’Etat : Hubert Védrine et  Michel Barnier. Le premier a créé sa société de conseil et le deuxième a passé toutes ces années en politique.

Stéfanovitch a beaucoup enquêté pour trouver toutes ces informations. Les bénéficiaires de ces privilèges n’aiment pas que tout cela soit porté sur la place publique. En revanche, lorsqu’il s’agit de donner des leçons de morale, ils sont les premiers à le faire. Les privilèges républicains ne sont pas comme les autres…

Date d'insertion: Vendredi, 06 Mai 2011 17:56

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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