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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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Les sentiments, bases de la société

Charles Fourier a inspiré Proudhon, mais Marx l’a méprisé. Marx l’économiste rejettera avec violence les « utopies » des Français, construites en ignorance totale des lois de l’économie. Il est vrai que Fourier part du principe qu’une société ne peut être harmonieuse que si elle rencontre les sentiments des individus.

 

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Grandes fortunes. Dynasties familiales et formes de richesses en France
Voici un ouvrage assez complet sur les grandes fortunes en France : Grandes fortunes. Dynasties familiales et formes de richesses en France. La fortune est trop souvent confondue avec l’argent. La réalité est un peu différente.
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Couverture du livre Grandes fortunes. Dynasties familiales et formes de richesses en France
Catégorie: Année 2011
Editeur: Payot
N° du Catalogue: 28
Année: 2010
Visites: 8289
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Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

On le sait très bien. En France, il y a un vrai  mépris pour ceux qui sont fortunés. L’origine de leur richesse ne peut être que louche et, de toute façon, ils doivent payer beaucoup d’impôts. Seuls, les footballeurs échappent à la vindicte publique. Malgré leurs salaires mirobolants, ils sont protégés par le « statut ». Un footballeur est une personnalité publique qui enchante les spectateurs. Il ne faut pas y toucher. Un « très riche » vaut mieux qu’il se cache. Le salaire du footballeur apparaît dans toute la presse. La fortune du « riche » est secrète et, de toute façon, il n’a pas envie d’en parler. Il est d’ailleurs très difficile de l’évaluer. Les auteurs – sociologues – ont mené l’enquête. Les sources administratives et fiscales sont très discrètes. On s’y attendait… L’administration française n’a jamais été très bavarde. Il faut donc interroger les « acteurs ». Mais ont-ils intérêt à parler dans un pays où le fisc est tout-puissant ? Les déclarations fiscales de l’ISF ne sont pas publiques (dans d’autres pays on peut très bien consulter les déclarations d’impôts) et il faut faire une demande auprès de Bercy. Les auteurs ont reçu du ministère une « série de tableaux » déjà « préparés ». Il vaut mieux l’information brute pour un travail sérieux… N’empêche, l’étude des patrimoines doit permettre de se faire une idée.

C’est en 1934 qu’on a parlé (Edouard Dalladier) pour la première fois  des « 200 familles » qui « tiennent » la France. Parmi les familles  qui faisaient parti de la liste, quelques-unes sont encore là : David-Weill (Banque Lazard), famille Hermès, Dassault, Durand, Bich, Guerlain, Vuitton, Rotschild, Peugeot, Taittinger…  D’autres ont disparu comme beaucoup d’actionnaires de la Banque de France. Il existe donc bel et bien un changement entre les classements des plus riches, la fortune n’étant pas quelque chose de figé, comme le disent les marxistes. La transmission et la continuité de la fortune au sein d’une même famille est une constante qu’on ne pourrait pas contester. Peut-on demander à quelqu’un de ne pas transmettre à ses enfants ? Concernant les inégalités, c’est bien lorsqu’il s’agit du patrimoine qu’elles se creusent. Les plus fortunés possèdent résidences principales et secondaires, terrains, autre immobilier, bâtiments, matériel, stocks… Les différences sont effectivement importantes. Il existe même de grandes inégalités entre les très grosses fortunes. On remarque un écart de 1 à 8 entre les 20 000 les plus fortunés et les 20 000 les moins fortunés. L’écart est même de 170 entre les 100 les plus fortunés et les autres.

Mais qui sont en réalité toutes ces grandes fortunes ? Certaines sont de grandes inconnues. Monsieur et Madame X qui détiennent des appartements ou des immeubles. D’autres sont des familles célèbres comme les Wendel ou d’autres propriétaires dans le Bordelais. Les fortunes sont évidemment assez concentrées : Paris, Maisons-Laffitte, Deauville, Neuilly, Trouville… mais la tendance est à l’éparpillement surtout à…l’étranger. L’ouvrage est une mine d’informations. Dommage qu’il soit gâché par une approche marxiste (« la classe des dominants ») et qu’il n’insiste pas sur la taxation des riches te leur fuite à l’étranger. On oublie que ce sont eux qui créent des richesses…

 

Date d'insertion: Vendredi, 16 Septembre 2011 17:46

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