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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

109 pages, gratuit

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L’économie est déséquilibre

Figure emblématique de l’école « autrichienne », ce professeur à l’Université de New York a développé l’idée de son maître Mises : l’économie est déséquilibre.

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Abrégé d’Histoire du Climat
L’Abrégé d’Histoire du Climat d’Emmanuel Le Roy Ladurie est la meilleure preuve des aléas du temps. Du Moyen Âge à nos jours, le climat n’a cessé de se transformer et on ne peut certainement pas dire que cela résulte de l’activité de l’homme.
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Couverture du livre Abrégé d’Histoire du Climat
Catégorie: Année 2011
Editeur: Fayard
N° du Catalogue: 18
Année: 2011
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Ecrit par Bogdan Calinescu

D’une certaine façon, l’histoire du climat est née – dans les années 1950 – en réaction à l’histoire marxiste. Cette dernière ne pouvait pas envisager que le mauvais aurait pu avoir une influence décisive sur les périodes de famines et de maladies. Elle ne voyait que les causes sociales. L’histoire du climat a permis une nouvelle analyse du passé débarrassée des clichés socialisant. On a enfin compris que les activités humaines et leurs productions matérielles n’étaient pas dépendantes uniquement de la domination de classe mais aussi de l’environnement.

Comment a-t-on pu étudier le climat sachant que les températures n’ont commencé à être relevées (et avec beaucoup d’imprécisions) que depuis le milieu du XVIIème siècle ? Il y’a d’abord l’étude de la croissance des arbres (dendrochronologie), ensuite l’étude des dates des vendanges mais aussi les rogations en cas de sécheresse ou de pluviosité excessive (prières en masse, pèlerinages…) et l’étude des glaciers et des pollens. 

Que peut-on dire sur plusieurs siècles d’histoire du climat ? On a connu un « petit âge glaciaire » entre 1300 et 1860 après un optimum médiéval. Depuis, la tendance est à certain réchauffement mais avec des périodes d’hivers très froids. De même, pendant l’époque glaciaire il ya eu aussi des périodes très douces (surtout au XVIème siècle). Cette période glaciaire caractéristique aux autres continents est contestée par certains climatologues comme Michael Mann, le fameux auteur de la crosse de ski qui montrerait la hausse terrible des températures au XXème siècle. Prenons un exemple concret. L’hiver 1709 est considéré comme l’un des plus froids en 500 ans qui est pourtant apparu dans une période de réchauffement. Entre janvier et février on a enregistré les plus basses températures. A l’Est de la France on enregistre -25 pendant deux semaines, à Paris -10 pendant 19 jours. Tous les oliviers français sont détruits et la majorité des oliviers italiens et espagnols. On compte plus de 600 000 morts. Contrairement à la légende, la Révolution de 1789 n’a pas été précédée d’une période de disette particulière. Depuis 1757, le climat était tout à fait stable avec des étés chauds et des hivers doux. Les récoltes n’avaient pas souffert depuis longtemps.

Cette très intéressante histoire du climat nous rappelle aussi la terrible explosion du volcan indonésien de Tambora (1815) et de celui de Lakigar en Islande (1783). Le volcan islandais (ça nous rappelle quelque chose…) a eu de terribles conséquences : 80 % du bétail islandais et décimé ainsi que 20 % de la population. Tandis que le volcan indonésien a comme conséquence une année sans… été ! A cause du nuage volcanique et des cendres, toute l’Europe (et une partie de l’Amérique) à l’exception de la Pologne et de la Russie, connaît l’été le plus froid depuis des décennies.

Qu’est-ce que le passé climatique nous apprend sur l’avenir ? D’après les calculs, les hivers sont effectivement plus doux depuis 1896 à l’exception des hivers du grand froid comme en 1909, 1947 et 1956. Les canicules sont importantes comme en 2003 mais elles ne paraissent pas différentes de celles du passé. De plus, on remarque un « refroidissement » des étés depuis quelques années. Mais, comme l’écrit l’auteur, « ni le passé ni le présent ne sont gages d’avenir, quant à la véracité (ou non) des prévisionnistes ». On a déjà du mal à prévoir le temps sur trois jours, alors sur un siècle…

Date d'insertion: Vendredi, 28 Janvier 2011 17:27

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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