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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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L’omniscience de Karl Marx

Le succès de Karl Marx tient sans doute au fait qu’il donne une réponse complète (fût-elle fallacieuse) à tous les mystères de la vie des hommes en société. Il parcourt – superficiellement - toute la connaissance scientifique de son époque.

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Et si on faisait confiance aux entrepreneurs
« Et si on faisait confiance aux entrepreneurs » est un livre à mettre dans les mains de tous les politiques. Xavier Fontanet est un patron qui s’engage pour une cause : celle de l’entreprise et des entrepreneurs, la seule capable de sauver la France
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Couverture du livre Et si on faisait confiance aux entrepreneurs
Catégorie: Année 2011
Editeur: Les Belles Lettres
N° du Catalogue: 11
Année: 2010
Visites: 6958
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Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

« Nous avons tout essayé », disait un ancien président de la République. Et la presse et les commentateurs de le suivre dans sa réponse en réalité dépourvue de sens. Car les politiques ont essayé une seule chose dans la lutte contre le chômage : l’intervention de l’Etat. Ils n’ont jamais essayé le marché ou l’entrepreneur. C’est ce que leur conseille avec moult arguments Xavier Fontanet, président d’Essilor depuis plus de 20 ans. Son livre est d’abord l’histoire d’une entreprise, Essilor, née en 1849 et construite sur la confiance et la connaissance d’un métier. C’est aussi un éloge de l’échange, la base  de l’économie d’aujourd’hui (et non pas la production comme dirait Marx). Les causes de ces méconnaissances proviennent des cours d’économie enseignés aujourd’hui. Ils méprisent l’entreprise et l’entrepreneuriat et font la part belle aux théories marxisantes sur les classes sociales.

Essilor est une entreprise qui marche très bien. Elle a été multipliée par 100 en 37 ans et son action par 49.Essilor s’est développée sur tous les continents, en Europe, en Amérique, en Asie… et elle a réussi  à résister aux « attaques » des autres entreprises du marché. C’est aussi une société qui su anticiper la crise et s’est adaptée tout de suite à un environnement économique moins propice. En 2009, Essilor c’est 40 000 salariés dans le monde, 3.8 Mds de chiffres d’affaires et 11 Mds de capitalisation. Implantée dans plus de 50 pays, c’est un leader mondial. A l’origine de cette réussite se trouve le métier, écrit avec justesse Xavier Fontanet. C’est le métier qui permet l’innovation, il ennoblit le travail et demande à ce qu’il soit partagé. Dans une vraie entreprise, c’est le client qui commande et non pas le président. La grande entreprise n’est pas le monstre froid qu’on nous présente régulièrement mais une entité où la proximité entre les employés fait grandir le succès. C’est aussi une entreprise qui s’implique pour ses clients comme l’a fait Essilor aux Philippines en « détectant » dans les campagnes ceux qui ne voient pas bien. Trouver sur place le client, s’adapter à ses demandes fait partie des qualités d’une société incapable de fonctionner sans le talent de l’individu : « Chacun d’entre nous a un talent unique (on peut le qualifier de « génie »), qui peut lui permettre d’aller très loin dans un domaine. Les bonnes entreprises savent le détecter et mettre les individus en situation de le développer ».

Pour Xavier Fontanet, le PDG doit être issu de l’entreprise. Il doit bien la connaître. C’est un manager mais surtout un vendeur. Un chef d’entreprise qui ne sait pas vendre n’en est pas un. De même, c’est la concurrence qui fait grandir une entreprise. La concurrence c’est la liberté disait Bastiat. Une entreprise doit surfer sur la concurrence mais pourquoi pas un Etat ? Avec la mondialisation, écrit Fontanet, l’idée d’une concurrence entre systèmes étatiques est en train d’émerger. Mais ce sont les politiques qui ne le comprennent pas. Déficit, dette, dépenses publiques, c’est ce qui plombe les Etat et, indirectement, les entreprises car elles doivent supporter le poids fiscal. Un Etat qui ne réforme pas son système public et condamné à moyen ou long terme (et à l’auteur de donner le bon exemple du Canada). La phrase d’un politique – Alain Juppé – qui s’adresse à Fontanet suite à un exposé sur l’Essilor : « C’est très bien ce que vous faites avec Essilor, mais vous ne défendez que des intérêts particuliers. Moi, je défends l’intérêt général », montre que les décideurs politiques n’ont rien compris. Cette affirmation est l’exemple parfait du gouffre qui sépare ceux qui vivent de l’Etat de ceux qui créent des richesses. C’est aux gens comme Fontanet que revient le grand mérite de le rappeler. Ils faut leur faire confiance.

Date d'insertion: Vendredi, 10 Juin 2011 16:37

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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