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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Les abstentionnistes avaient leurs raisons PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 12 Juin 2017 00:00
Mennucci...un socialiste insoumis l www.libres.org

Leurs raisons n’étaient pas toujours raisonnables, mais tous les abstentionnistes avaient une bonne raison de ne pas voter au premier tour. La raison voudrait maintenant qu’ils se déplacent dimanche prochain.

 

 

Le commentaire est devenu banal : le record d’abstentions a été historique et pose deux problèmes majeurs, celui des institutions de la Vème République qui condamnent le Parlement à se soumettre au pouvoir élyséen et celui de la qualité de la classe politique française et des partis qui l’organisent. Ces vices structurels sont apparus avec plus d’éclat que jamais : d’une part, un Président plus jupitérien que jamais, plus gaulliste que De Gaulle ; d’autre part, quantité d’élus défroqués allant à la curée, assassinant leurs amis, trahissant leurs électeurs. Certains électeurs ont voulu prendre leur revanche, d’autres ont jeté l’éponge.

Je vous suggère d’examiner calmement les raisons qu’ils se sont trouvées, et les leçons qu’on peut en tirer. A mon sens, l’abstention a obéi à quatre inspirations : la punition, la contestation, la résignation, la détermination. La punition : sanctionner des candidats et des partis tenus pour responsables de la situation actuelle du pays. C’est ce qui explique l’effondrement des socialistes restés dans la lignée du hollandisme. La contestation : après l’échec de leur candidat à la présidentielle, voter aux législatives n’avait aucun intérêt. C’est ce qui explique la baisse spectaculaire des suffrages de révoltés naguère portés sur le Front National et la France insoumise. La résignation : la victoire d’En Marche était prévue d’avance, rien ne pouvait la freiner. C’est ce qui explique l’arbitrage en faveur de la plage ou du pique-nique. La détermination : refuser de mettre un bulletin dans l’urne tant qu’une offre politique nouvelle n’est pas proposée. C’est ce qui explique le comportement de beaucoup d’électeurs qui avaient cru à un programme de rupture et avaient naguère choisi François Fillon. C’est ce qui explique le reflux de la droite et du centre dans des régions comme la mienne, ou comme Paris.

Que déduire de cette analyse, peut-être sommaire et partielle ? C’est d’abord que tout le monde s’est trompé. Le choix dimanche dernier me semblait évident. J’écrivais : « Les électeurs [doivent] empêcher l’émergence d’une majorité absolue. Ils ne peuvent sceller la servilité du Parlement à un pouvoir élyséen et jupitérien entre les mains d’une caste d’énarques d’autant plus redoutables qu’ils ont l’appétit et l’insolence de la jeunesse ».

L’enjeu sera toujours le même dimanche prochain.

C’est ensuite que nous avons échoué dans notre effort pour pousser les électeurs à voter. Je m’en doutais déjà « Tout est fait pour persuader les électeurs que les jeux sont déjà faits pour dimanche prochain. Dans ces conditions, pourquoi se déplacer ? Pourquoi même ne pas faire comme tout le monde ? Abstentionnisme et grégarisme seraient en effet les meilleurs facteurs de succès pour En Marche ». C’est bien ce qui s’est passé, avec bien sûr la complicité renouvelée des médias, y compris de la presse « bien pensante ».

 

Dimanche prochain, les électeurs bénéficieront d’une information supplémentaire. La plupart des candidats d’En Marche étaient jusqu’à présent des inconnus pour tout le monde. On en sait maintenant un peu plus sur eux. Les masques tombent Une première constatation est la proportion élevée de menteurs et de félons : dans ma circonscription Valérie Boyer, naguère porte-parole de François Fillon est en ballotage derrière Pascal Chamassian, qui porte maintenant les couleurs d’En Marche, alors qu’il a été élu municipal PS. Le nombre de socialistes « ralliés » est impressionnant, ce qui confirme la manœuvre à l’origine de la promotion de Macron : sauver de la déroute une gauche divisée et déconsidérée, garder les hommes et le pouvoir tout en sacrifiant le Parti.

Une autre constatation, plus rassurante, est la présence dans plusieurs circonscriptions de candidats susceptibles de battre En Marche. Ils méritent notre soutien, quelle que soit leur étiquette car il ne serait pas choquant pour la démocratie qu’il y ait dix députés frontistes pour exprimer les idées (fussent-elles nocives) de 11 millions de Français.

Une dernière constatation relève de la prospective : si l’opposition non socialiste ni étatiste veut se « recomposer », il faut qu’elle se donne enfin une doctrine. Seule la doctrine donne unité et dynamisme à un rassemblement politique. L’empirisme, l’alternance, l’union sacrée, ne sont ni des arguments ni des objectifs rassurants. Pas de recomposition sans doctrine. Il n’y aura point de salut à moyen et long terme sans la naissance d’une composante libérale et, pour être clair, ultralibérale, réduisant l’Etat à ses seules missions régaliennes, et consciente de ce que la liberté s’accompagne nécessairement de la responsabilité et de la dignité de la personne humaine. Après avoir perdu à nouveau quelques illusions, les libéraux fidèles (car il y a eu aussi des félons) devront reprendre leur croisade révolutionnaire, ce sera en tout cas mon cap. Puissent quelques parlementaires sauvés des eaux nous accompagner, c’est le seul espoir à saisir pour ce deuxième tour.

 
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