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« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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VŒUX SINCERES POUR L’INCERTAIN 2003 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 06 Janvier 2003 01:00
 Joyeuse année 2003

Permettez-moi tout d’abord de vous présenter mes vœux les plus sincères pour cette nouvelle année. Ces vœux concernent votre vie privée, votre famille, votre santé, votre prospérité et votre bonheur. J’espère que 2003 vous apportera la joie et l’harmonie auxquelles vous aspirez.

Vous en serez bien évidemment les principaux artisans, mais vous aurez sans doute besoin aussi de ce petit coup de pouce de la Providence, de vos amis, des hasards de la vie, qui feront le succès de vos initiatives. Puissiez-vous l’avoir, c’est mon souhait pour vous.

En ce sens, la tradition universelle des vœux est utile. Elle marque notre solidarité, notre mutuelle sollicitude, notre affection réciproque, notre désir de voir les autres heureux.

Mais en recevant de la part de tant d’amis un si grand nombre de cartes et lettre de vœux (sans compter les vœux électroniques), je me suis pris à penser que pour beaucoup d’entre nous les vœux sont aussi un exercice de prospective : nous voudrions que le futur puisse se déduire d’une heureuse mutation du présent.

Cet exercice prospectif est facile dans le domaine de la vie privée : nous imaginons simplement que nos amis malades recouvrent la santé, que les désargentés retrouvent la prospérité, que les drames personnels et familiaux s’estompent, et que ceux qui nagent dans le bonheur et l’opulence y demeurent. Le même exercice est périlleux dans le domaine de la vie publique, si j’en juge aux vœux que j’ai reçus. 

Les uns estiment que 2003 sera une année difficile, et ils souhaitent que les rangs se resserrent pour faire face aux nombreux périls qui nous attendent. Péril de la guerre sans doute, une guerre qui trouverait les Français divisés, et peut-être la France seule, coupée du monde libre (à l’exception probable de l’Allemagne). Péril de la radicalisation du « choc des civilisations », avec son cortège de fanatisme, de violence et de terrorisme. Péril de la ruine économique, avec un chômage encore croissant, un pouvoir d’achat diminué, des retraites dévaluées. Péril social, avec des conflits nés de l’illusoire défense des « droits acquis », et de la réelle destruction des professions libérales et des petites entreprises. Il est inutile de préciser que ceux qui voient l’année 2003 en noir ne font aucune confiance à nos dirigeants actuels pour conjurer les périls, ni même pour les gérer. Ils ne voient qu’incompétence et insouciance chez les princes qui nous gouvernent. 

Je reçois aussi des vœux dans un autre registre : précisément l’espoir vient des gens au pouvoir. Réjouissons-nous : les socialistes ayant été éliminés, on va enfin pouvoir passer aux choses sérieuses. Soutenons donc l’action de ce gouvernement, suivons-le, tout en l’encourageant à aller plus loin et plus vite. Il faut profiter de la popularité de Raffarin et Sarko, voire du Président, pour modifier le comportement des Français, et rendre possible ce qui est souhaitable.  

J’avoue hésiter lamentablement entre les deux sons de cloche. Le gros bourdon continue à m’assourdir, mais j’entends parfois la clarine. Par expérience et par analyse je ne fais guère confiance aux princes. Mais par nature et tempérament j’ai une foi inébranlable dans un avenir meilleur, et dans l’aptitude des hommes à le forger. Le libéral se définit souvent comme un pessimiste à court terme, et un optimiste à long terme.

Pour lever l’incertitude, je peux m’en tirer par à une pirouette. J’observe en effet que pessimistes et optimistes ont en commun de formuler le vœu d’un renforcement de notre famille libérale : les uns pour se défendre, les autres pour se promouvoir. Voici donc le vœu que je formule pour nos affaires publiques en 2003 : que tous les partisans de la liberté, de la responsabilité et de la dignité de la personne humaine sachent se retrouver pour agir ensemble, et se mobiliser pour cette croisade libérale, cette longue marche qui devrait conduire notre pays des rives du collectivisme et du corporatisme à celles de l’humanisme, et le monde entier de la barbarie à la civilisation universelle, à la civilisation de l’amour.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
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Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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