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Ce livret destiné à des militants libéraux avait deux objectifs : d’une part, rappeler le contenu du contrat que des candidats libéraux devraient passer avec les électeurs, d’autre part, imaginer deux scénarios de l’alternance : la gauche reconduite en 2002 et en 2007, mais devenue libérale, ou la droite au pouvoir en 2002 et pour longtemps. En fait, la droite a gagné en 2002, mais le scénario « Thatcher » n’a jamais fonctionné, et la gauche reprend le pouvoir en 2012 !

21 pages, gratuit

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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UNE GRANDE CONFERENCE SUR L’EMPLOI PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 24 Février 2003 01:00
 maillon faible l www.libres.org

Quand la menace du chômage se fait plus pressante, il y a deux manières pour un gouvernement de réagir : en parler pour ne rien faire, ou ne rien faire sans en parler.

Jusqu’à présent Jean Pierre RAFFARIN s’en était tenu à une discrétion de bon aloi. Il y avait bien d’autres dossiers sur lesquels le gouvernement pouvait communiquer et conforter sa popularité : la sécurité, la décentralisation, les retraites, la lutte contre le tabac et bien évidemment la diplomatie.
Il n’avait aucun intérêt, en dépit des attentes de nombre de ses électeurs, à remettre en cause les initiatives sociales de ses prédécesseurs. Les médias avaient beau présenter ses ministres comme les valets du patronat, celui-ci ne voyait rien venir : que les 35 qui verdoient, les licenciements qui poudroient, et les syndicats qui festoient.

Malheureusement, le gouvernement est rattrapé par la conjoncture. Sous l’effet combiné des bruits de guerre, de la faillite allemande et de licenciements spectaculaires (Metaleurope, Airlib, etc.) le spectre d’un chômage massif réapparaît avec insistance. Il va falloir en parler. Et Jean Pierre RAFFARIN de songer à organiser une grande « conférence sur l’emploi » avec les « partenaires sociaux ». Le Medef a le mauvais goût de trouver l’idée « dangereuse », et Ernest-Antoine SEILLIERE a l’intention d’ignorer la conférence. Le Medef fait remarquer qu’il est en train de négocier avec les syndicats pour aménager les plans sociaux qui se profilent à l’horizon : d’un côté pour qu’ils embauchent il faut redonner confiance à des chefs d’entreprises qui craignent de se voir traités de « voyous », d’un autre côté l’indemnisation des chômeurs victimes de la faillite de leurs employeurs devient ruineuse. Les syndicats ayant du mal à accepter ces réalités sont tout disposés à rompre cette négociation pour se précipiter dans une conférence qui consacrera leur rôle incontournable dans la lutte pour l’emploi. Un rôle qu’ils ont magnifiquement tenu jusqu’à présent, puisque leur acharnement sur les « droits acquis », leurs attaques permanentes contre l’entreprise privée et la logique du profit, leur hostilité à toute fluidité du marché du travail sont pour beaucoup dans le chiffre du chômage – pardon : de l’emploi. Les syndicats ne manqueront pas, dans le cadre de cette grande conférence, de plaider le statu quo : ils verront partout des menaces pour les salariés (dont ils sont si représentatifs), pour les chômeurs, pour la justice sociale, pour le service public, que sais-je encore ? Et le gouvernement ne fera rien.

Je crois cependant avoir commis une erreur dès le départ, en posant le principe que le gouvernement pouvait et devait réagir face à la montée du chômage. Car le gouvernement n’y peut rien. En parodiant REAGAN ou BASTIAT, je dirai que le gouvernement n’a pas la solution du problème, puisque le problème c’est précisément le gouvernement. Non seulement le pyromane se veut pompier mais ce pompier-là ne cesse de mettre de l’huile sur le feu !

Le problème du chômage est aujourd’hui parfaitement maîtrisé par la science économique. Le chômage est dû à une inadaptation des emplois aux entreprises, et des entreprises au marché. Pour s’adapter les entrepreneurs ont besoin d’information, de motivation et de facteurs de production. L’information est faussée quand la concurrence est déréglée par des monopoles publics, des subventions et des protections. La motivation disparaît quand les entrepreneurs sont livrés à la traque fiscale, sociale et réglementaire. Les facteurs de production ne sont pas disponibles quand l’épargne est pénalisée et quand la disponibilité et la mobilité de la main d’œuvre sont réduites par la législation du travail. Par ses interventions, l’Etat a suscité de faux emplois, créé de faux droits : l’argent et le travail ne vont pas où ils devraient être, et ils sont là où ils n’ont aucune utilité. On pénalise les créateurs, les personnes les plus dynamiques de l’économie, et on subventionne les gaspillages, on entretient les parasites.

Imaginez-vous qu’il soit possible d’envisager le chômage sous cet angle dans le cadre d’une grande conférence, qui réunira les prébendiers et ceux qui les financent ?

On ne demande pas au gouvernement de faire quelque chose, mais de cesser de faire : faire des impôts, faire des charges sociales, faire des lois sociales, faire des dépenses publiques, faire des déficits, faire de la démagogie. Je suis à la disposition de Jean Pierre RAFFARIN pour lui dire comment réduire de moitié le chômage français en deux ans. Mon plan n’a rien de miraculeux : il a connu le succès dans tous les pays qui ont bien voulu admettre que la liberté économique est la base du progrès social, et engendre le plein emploi. Ce n’est d’ailleurs pas mon plan, mais l’application rigoureuse de la science économique. Pour créer des emplois, nul besoin d’une grande conférence - une de plus. Il suffit d’une élémentaire leçon d’économie appliquée : il faut laisser la paix aux gens qui veulent entreprendre, travailler et épargner, et cesser d’entretenir ceux qui vivent aux dépens des autres.

 

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
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Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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