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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

36 pages, 5€

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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LA LIBERTE DANS L’EPREUVE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 17 Mars 2003 01:00
 The game is over ...

L’élite des libéraux français se trouvera réunie à Paris le 25 mars prochain, à l’occasion de l’Assemblée Générale de l’ALEPS*, qui accueillera aussi les animateurs des Cercles Génération Libérale, créés à l’initiative et avec le soutien permanent de notre Association.

Cette rencontre traditionnelle se fera dans un contexte hors du commun. La tradition sera respectée, et pour avoir participé aux délibérations du jury du Prix du Livre Libéral 2002, présidé par Pascal Salin, je peux vous dire que la moisson est abondante, et le lauréat de très grande qualité : vous découvrirez ces auteurs et leurs oeuvres au cours de l’Assemblée. La tradition, c’est encore la vie de l’ALEPS, avec ses réunions et conférences publiques, son Bulletin, son Université d’Eté, et sa ... Nouvelle Lettre. Le compte rendu moral que je présenterai dira comment et pourquoi les attentes des libéraux français ne se sont pas concrétisées dans les consultations électorales de l’an dernier. D’ailleurs, de façon plus générale, la cause de la liberté a-t-elle progressé en un an ?

En fait la liberté est dans l’épreuve, et le contexte n’est guère encourageant, ni au niveau international ni dans l’Hexagone.  

Les Américains, présentés comme des impérialistes méprisant le droit international pour satisfaire leurs intérêts pétroliers, ont du mal à faire comprendre qu’ils défendent aujourd’hui la liberté. Ils s’y prennent peut-être mal, mais leurs contempteurs sont d’une telle mauvaise foi et ont un passé si lamentable que le doute n’est pas permis. Saddam Hussein écrase son peuple depuis des années, ce dictateur sans foi ni loi ne cesse de violer les droits individuels et les libertés publiques dans son pays. De plus, qu’on le veuille ou non, il incarne la haine qu’un bon tiers de la planète porte aux Etats-Unis parce que les Américains, à leur tour, incarnent la civilisation de la liberté et de la démocratie. Il s’agit donc bien d’une guerre mondiale, la guerre de la barbarie contre la civilisation, du totalitarisme contre la liberté. Le fait que toute guerre contienne un germe de barbarie et de totalitarisme n’enlève rien à l’affaire : c’est le paradoxe de la guerre juste, que j’ai évoqué récemment. Le vrai drame, en dehors de la guerre, est que la cause de la liberté ne mobilise plus qu’une poignée de dirigeants, conspués par l’intelligentsia très onusienne, neutraliste et hexagonale. 

L’Hexagone, hélas, devient à son tour terre de non liberté. Le terrorisme de la pensée unique neutralise les timides essais de réformes d’un gouvernement dont l’immobilisme est provisoirement masqué par les bruits de bottes et l’habileté médiatique. Une habileté dont la recette est simple : hurler avec les loups. Les loups sécuritaires, syndicaux, corporatistes et bien sûr anti-américains et anti-capitalistes. Nous aurions pu avoir la liberté du travail avec l’abolition des 35 heures et de la législation sur les licenciements, nous avons la désarticulation des entreprises et l’impérialisme syndical. Nous aurions pu avoir la liberté de notre épargne et de nos retraites avec le passage à la capitalisation, nous avons l’explosion de la Sécurité sociale et l’idolâtrie de la répartition. Nous aurions pu avoir la liberté de l’enseignement avec la décentralisation et la concurrence, nous subissons le diktat des corporations d’enseignants. Nous aurions pu avoir la liberté de nous promener dans la rue en toute  tranquillité, avec de vrais  policiers et de vrais  magistrats,  envoyant les vrais criminels dans de vraies prisons, nous avons des gardiens de la paix civile impuissants, voire corrompus, et la sécurité sur les autoroutes – c’est plus facile. Nous aurions pu avoir une liberté d’expression sur les ondes publiques, mais nous subissons les mêmes intellectuels, journalistes et politiciens, ennemis jurés de la liberté et fanatiques de la lutte des classes et de la « lutte pour la paix » - qui signifie la manifestation permanente de la violence et l’indulgence pour les dirigeants les plus sanguinaires de la planète. 

Oui, je crois que la liberté est dans l’épreuve, en France et ailleurs. Y pouvons-nous quelque chose ? Nous pouvons d’abord, à l’instar du courageux peuple polonais sous le joug soviétique, nous dire que la « vérité vaincra », et garder l’espoir. Nous pouvons ensuite contribuer à cette victoire en réprenant sans cesse la pédagogie de la liberté. Nous prêchons dans le désert aujourd’hui, mais nous n’avons pas le droit de nous taire. Unissons nos efforts à ceux qui, partout en Europe et dans le monde, s’engagent dans la défense de la liberté aujourd’hui menacée. Unissons nos efforts en France aussi, cristallisons toutes les craintes, toutes les déceptions, autour d’une idée simple : l’alternance libérale s’imposera quand les Français auront mesuré les ravages causés par les doctrines de la haine et de la servitude. En France aussi la liberté est à refaire.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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