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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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LE PRINTEMPS DES REFORMATEURS PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 13 Mars 2006 01:00
 Ménage de Printemps

Je salue comme il convient de le faire l’initiative d’Hervé NOVELLI et du groupe de parlementaires réformateurs qu’il a constitué et animé depuis deux ans : mardi soir dernier à la Mutualité ils ont mené un premier effort de réflexion sur ce que doivent être les chantiers du futur président et de la future majorité.

Trois ateliers, préparés et présentés par deux intellectuels de qualité, Philippe MANIERE (naguère grand prix du Livre Libéral) et Jacques MARSEILLE (un excellent économiste, volontiers politiquement incorrect), ont été consacrés à la mondialisation, à la simplification, et aux institutions. Leur approche est pertinente : la mondialisation, qu’il faut vivre comme une chance, requiert d’en finir avec la bureaucratie, mais le dépoussiérage de l’environnement réglementaire et social des entreprises ne peut se faire sans un changement institutionnel profond, en particulier en rééquilibrant les pouvoirs. Il faut donner au Parlement un rôle actif et cesser de le transformer, comme c’est le cas depuis cinq ans (et sans doute plus longtemps), en chambre d’enregistrement d’une législation pléthorique et liberticide.

Je me réjouis de voir s’affirmer ainsi un tel courant de pensée au sein de la société politique française, d’autant plus que le groupe de Génération Entreprise créé par Olivier DASSAULT et Jean Michel FOURGOUS converge avec l’orientation des Réformateurs.

En ce mois de giboulées, c’est donc peut-être le printemps qui s’annonce.

Mais une hirondelle ne fait pas le printemps, et je voudrais rappeler quelques évidences.

Nos Réformateurs, dans les mois à venir, ne pourront progresser qu’en respectant trois impératifs : rupture, programme, écoute.

Rupture : un courant libéral, c’est mieux que rien, mais il ne compense pas à lui seul l’absence d’un parti ni d’un leader. De toutes les démocraties au monde, seule la France est orpheline d’expression politique libérale. Certes les jeunes issus de Liberté Chérie se lancent dans l’aventure d’un nouveau parti, Alternative Libérale, mais si l’on connaît leur enthousiasme et leur courage, il est trop tôt pour estimer les chances de leur aventure. Naguère les espoirs mis dans Idées Action, puis dans Démocratie Libérale, puis dans la candidature d’Alain MADELIN, se sont évanouis, étouffés par le système politique en place. Pour leur part, les Réformateurs ne constituent pas un parti, puisqu’ils ne se proposent pas de rompre avec l’UMP, qui n’a aucune consistance intellectuelle ni même électorale. Le leader n’est pas, ou n’est pas encore, Nicolas SARKOZY, dont les discours de « rupture » sont d’une tonalité assez conservatrice, puisqu’il agrémente ses proclamations libérales de références à des idées à l’opposé, comme le patriotisme économique, la discrimination positive, le renforcement de l’exécutif, etc. Pour ceux qui veulent réellement lire, il n’est pas, ou pas encore, lisible. Il devrait méditer à l’erreur de MADELIN qui a voulu être libéral en évitant les pièges de « l’ultra-libéralisme » et novateur sans renier son appartenance à la droite chiraquienne. En d’autres termes, je tremble que les bonnes dispositions de nos Réformateurs, de l’UMP et de SARKOZY ne s’évanouissent devant les contraintes des joutes électorales à venir. Chat échaudé craint l’eau froide.

Programme : la meilleure façon de rendre la rupture véritable est de dire aux électeurs ce que l’on a l’intention de faire. Personnellement j’attends nos hommes politiques sur trois points stratégiques : la Sécurité Sociale, l’Education Nationale, les Finances Publiques. Il n’en a pas été question au cours de cette réunion, si ce n’est de façon allusive, ou dans le témoignage de quelques invités de l’étranger et du monde économique. Je reconnais que nous avons eu dans le  passé  des  programmes de gouvernement à faire pâlir les plus extrêmes des ultra-libéraux : la France aurait connu une véritable révolution si les mesures proposées en 1986, 1988 et 1993 avaient été appliquées. En 1995 et 2002 l’impasse a été faite sur le programme, on est entré dans l’ère du pragmatisme. Il y a vingt ans, on faisait des promesses électoralement payantes et on ne les tenait pas, aujourd’hui on ne fait plus de promesse, c’est électoralement gênant. La démocratie française résiste difficilement à ces moeurs politiques. Le discrédit qui frappe nos dirigeants et notre classe politique est à son sommet.

Ecoute : pour établir un programme, et surtout pour le respecter, la société politique doit être à l’écoute de la société civile. Réunir et motiver des parlementaires, c’est bien, mais ce n’est pas une solution globale. La révolte des godillots est sympathique, trouver des parlementaires qui veulent retrouver dignité et responsabilité, c’est un progrès. Mais que nos amis n’oublient pas que le système se réforme seulement de l’intérieur. Ils doivent être à l’écoute des Français, de cette « France du bas » dont on parle beaucoup mais que l’on ignore encore plus. Evidemment la société civile, de son côté, doit oser prendre l’initiative et dire ses préférences. J’ai pronostiqué au cours de la dernière Université d’Eté « le réveil de la société civile », et je me suis promis d’accompagner ce réveil, avec le concours de tous ceux qui à l’heure actuelle s’efforcent de dire la vérité aux Français, de leur faire connaître le chemin emprunté par les pays étrangers qui ont réussi. Ces bonnes volontés sont en train de se reconnaître, de s’enrichir de leurs expériences et talents divers, et je crois que cette coordination portera ses fruits dans les mois à venir. L’intention des libéraux n’est donc pas de venir grossir les rangs d’une société politique au pire décomposée, au mieux convalescente. Elle est d’alerter l’opinion publique sur les erreurs présentes et de l’éclairer sur les réformes profondes à réaliser. Puissent les parlementaires réformateurs, et les autres, nous entendre complètement, et s’occuper de réformes qui ne concernent pas uniquement le Parlement !

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
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Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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