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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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Voir la vie comme un économiste

Ce thème de l’allocution prononcée lorsqu’il fut honoré du prix Nobel d’économie (1992) résume l’originalité de Gary Becker.

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Le G 20 a perdu toute crédibilité PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 01 Mars 2016 00:00

Il était déjà peu crédible aux yeux d’un grand nombre d’économistes – ceux en tous cas qui se refusent à accepter la farce keynésienne. Mais après les deux journées de rencontre à Shanghai, vendredi et samedi derniers, cette réunion des ministres des finances et présidents des banques centrales des 20 pays a démontré l’inutilité de ces « sommets ». A la différence de ce qui s’est passé en 2009, il n’y aura pas de mondialisation de la relance.

 

 

Inquiétudes conjoncturelles

Sans doute les responsables de la politique économique sont-ils inquiets de la conjoncture mondiale actuelle. A la suite des bourses chinoises, les places du monde entier ont enregistré une dépression spectaculaire. En France, le CAC 40 qui avait dépassé les 5.000 points a du mal à rester sur la ligne de 4.300 : 14 % de baisse. Mais, comme nous l’avons déjà évoqué, cette baisse a surtout concerné les banques et les entreprises liées à l’énergie et aux matières premières. Pour les banques, la politique de Quantitative easing les a entraînées à acheter des actifs d’une qualité douteuse. Pour le secteur industriel, la baisse du baril de pétrole et des grandes matières premières n’a pas encore été digérée, l’ajustement devra bien se faire tôt ou tard.

Mais le souci essentiel, qui justifiait une réunion du G20, vient de la baisse apparemment mondiale de la croissance. Le ralentissement de la machine chinoise a freiné une reprise qui était plutôt poussive, en dépit d’un rétablissement apparent de l’économie américaine. Evidemment, le G 20, machine conçue pour piloter l’économie mondiale, se devait d’explorer les moyens d’accélérer la reprise, la dernière réunion de cet aréopage (à Brisbane) s’étant donnée pour objectif une augmentation de 2% de la croissance d’ici 2018.

 

Les Etats au secours de la croissance

Elevés dans la religion keynésienne, les dirigeants des Etats et des grandes institutions financières comme le FMI sont persuadés que le marché ne peut surmonter la crise. Double erreur : d’une part, la crise n’est pas celle du marché, mais des interventions étatiques ; d’autre part, les relances étatiques pratiquées après 2008 ont été à ce jour catastrophiques. On est dans la logique du pompier pyromane.

On a donc entendu à Shanghai les couplets habituels sur la nécessité de recourir aux relances budgétaires et monétaires. Pour la monnaie, il est difficile d’en faire plus que ce qui a déjà été fait, mais cela n’empêche pas Jack Lew, directeur du Trésor US, de recommander un nouveau « dopage ». Pour les budgets, le déficit semble toujours une bonne affaire, quitte à accroître la dette publique, puisque les taux d’intérêt sont nuls voire négatifs. Notre ministre des Finances, Michel Sapin, serait plutôt de ce bord, mais la volonté de réforme affichée par le gouvernement actuel l’a rendu prudent, d’autant que le front du refus a fait entendre sa voix.

La voix, c’est celle de Wolfgang Schäuble. L’intraitable ministre des Finances de la RFA a rejeté toute idée de revenir au déficit budgétaire et d’autoriser la Banque Centrale Européenne à aller plus loin dans le laxisme. Pour la deuxième année consécutive, les Allemands (comme les Suisse) engrangent un excédent budgétaire. Si les problèmes migratoires posent de graves problèmes à la Chancelière, il n’est pas question de noyer les difficultés avec un gonflement des dépenses publiques. Et d’ironiser sur les pays endettés qui n’arrivent même pas à assurer le service de leur dette actuelle… les Anglais appartiennent aussi au front du refus.

 

Politique structurelle ou conjoncturelle ?

L’étonnant de la réunion de Shanghai c’est qu’elle s’affichait comme un « séminaire au sommet sur les réformes structurelles », alors que le fossé était apparent entre les tenants d’une relance conjoncturelle à base d’artifices explosifs et les partisans de l’austérité et de l’avancée courageuse vers des mutations structurelles. Ces mutations, on le sait, consistent essentiellement à diminuer les dépenses de l’Etat, donc l’Etat lui-même. Mais tant à Washington qu’à Pékin on se refuse à toute idée d’austérité, on attend au contraire l’inflation comme la manne étatique.

Finalement, comme aucun accord n’a été trouvé, on est reparti chacun de son côté, au grand désespoir de Madame Lagarde : « Sans action collective et volontaire il y a un risque que la reprise économique déraille ». Sans doute considère-t-elle que les pays qui ont réduit leur taux de chômage à moins de 5 % sont sur une voie de garage…

 
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