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En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

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La route de la servitude

En décembre 1943 Hayek écrit à Londres un ouvrage qui porte ce titre. En 1945, ce livre lui vaudra la célébrité :

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La croissance en Afrique : mythe ou réalité ? PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 26 Mai 2015 00:00

Les nouvelles d’Afrique ne sont pas bonnes : les islamistes occupent un bon tiers des terres, les populations fuient vers l’Europe. L’Afrique du Sud, jusque là économie pilote, est en stagnation. Pourtant, certains analystes comme ceux de la Banque Africaine d’Investissement (BAI) et de l’OCDE parlent d’une « accélération », au point que Le Figaro Economie titre aujourd’hui sur cette note optimiste. En fait, les perspectives sont moins riantes et l’Afrique n’est pas près d’exploiter ses ressources naturelles. En cause : le contexte politique.

 

 

Des rythmes de croissance impressionnants

Les taux de croissance annoncés par la BAI sont impressionnants, surtout si on les compare aux médiocres performances européennes : 4,5 % cette année, après 3,9 en 2014 et 3,5 en 2013. On enregistre des taux supérieurs à 6 % dans plusieurs pays, comme la Cote d’Ivoire (7,9), le Mozambique (7,5), la Tanzanie (7,4) et la Zambie (6,5). Une belle performance est attribuée à la République Démocratique du Congo et au Tchad (avec 9% de croissance du PIB). Mais la palme revient à la Libye avec 14,5 %.

Donc ces chiffres, pour spectaculaires qu’ils soient, n’ont pas en eux une grande valeur : le niveau de PIB est tellement faible que la moindre hausse est considérée comme un grand bond en avant. D’autre part, le passage d’une économie de subsistance à une économie marchande monétisée fait entrer dans les statistiques des régions entières jusque là ignorées de la comptabilité nationale. On comprend le zèle de la BAI, puisque sa mission est d’accompagner le développement africain, mais on ne saurait tenir ces taux pour réalistes voire même fiables.

 

Des changements réels

Mais la BAI ne fait peut-être qu’anticiper une évolution que d’autres ont perçue, telle la Banque Mondiale ou la CNUCED (Conférence des Nations Unis sur le commerce et le développement). Et des changements réels se sont produits en Afrique depuis plusieurs années. Tout d’abord, les ressources naturelles ont été mieux répertoriées et certaines d’entre elles sont déjà exploitées. Il s’agit des ressources minières, ou forestières, touristiques, mais surtout du pétrole. Nigeria, Angola, Cote d’Ivoire, Gabon abritent des gisements (notamment off shore) considérables et l’Afrique fournit déjà un sixième de la production mondiale de brut.

Un autre changement est l’intérêt des investisseurs pour mener des projets de grande envergure. Les Chinois, après leur incursion en Algérie, sont maintenant partout, construisent les immeubles, les infrastructures, et transforment certains pays en colonies de peuplement. Les Américains, longtemps insensibles au sort de ce continent, commencent à en comprendre les potentialités. Les Français sont toujours là, bien que leur présence politique et militaire en Afrique tropicale et équatoriale les cantonne à des rôles de policiers ou de médecins plutôt que d’entrepreneurs. Seuls le Maroc et à un moindre titre le Gabon, la Cote d’Ivoire et les deux Congo sont en partenariat économique avec la France.

 

Le fléau politique

Le fléau qui depuis un demi-siècle a empêché les Africains de voir émerger une économie dynamique et stable est toujours le même : c’est le fléau politique. Les « jeunes nations », comme disait François Perroux, le grand fossoyeur de l’Afrique francophone, ont été créées de toutes pièces, à quelques exceptions près (comme le Maroc). La décolonisation a dessiné des frontières artificielles, mêlant des populations très diverses, les traditions et structures tribales ayant survécu à l’administration « à la française ». Les droits de la propriété foncière et de la libre entreprise étaient mal définis et peu respectés. Dans ce contexte, c’est le pouvoir politique qui a pris de l’importance et ce sont des militaires qui ont installé leur loi, en attendant que d’autres militaires les en chassent. A cette instabilité politique s’est ajouté depuis cnq ans au moins le fanatisme religieux, des peuples entiers ont enduré de vrais martyres, comme au Darfour, dans la Corne africaine, et maintenant en Libye et au Sahel.

Dans ces conditions, le capital humain s’est dégradé, il s’est souvent exilé et l’on trouve la jeunesse africaine dans les universités françaises, européennes et de plus en plus américaines.

 

L’espoir d’une Afrique entrepreneuriale

Si la vie politique se stabilisait, si la liberté et l’état de droit s’installaient en Afrique, nul doute que les jeunes africains, d’une part, les investisseurs étrangers, d’autre part, feraient un pari gagnant sur le développement africain. Seule l’intégration des économies dans le commerce mondial est de nature à faire émerger le potentiel réel de l’Afrique. Pendant un demi-siècle, les pays riches ont cru aider l’Afrique à travers l’aide publique, qui n’a profité qu’aux dictateurs. Le « socialisme helvéto-africain » a sévi pendant tout ce temps. A Bill Clinton qui proposait au Caire une nouvelle voie pour l’Afrique « Trade, not aid », Jacques Chirac avait tout naturellement répondu « Aid, not trade » ! Ce n’est qu’en instaurant la loi du marché et l’investissement privé qu’une génération d’entrepreneurs pourra féconder ce continent ; il en va du développement de l’Afrique comme de la paix dans le monde.

 
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