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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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Le père des néo-classiques

Après la « révolution marginaliste » qui avait pris des allures fort différentes dans les œuvres de Jevons, Walras et Menger, il fallait sans doute le talent pédagogique d’Alfred Marshall pour proposer un schéma d’exposition simple des principes de la science économique.

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Sadiq Khan, maire de Londres PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mercredi, 11 Mai 2016 00:00

Que nous apprend cette élection ?

 

Qu’une capitale européenne a désormais un maire musulman ? Mais ce n’est pas la première (Rotterdam entre autres) et Sadiq Khan n’a pas bénéficié d’un « vote musulman » et n’a jamais mis sa religion en avant.

Que ses origines plébéiennes ont joué en sa faveur ? La plupart des commentateurs français se sont complus à opposer le père chauffeur de bus et Jimmy Goldsmith, milliardaire. Ils ont même vu la victoire d’un musulman sur un juif, ce qui à juste titre a révolté Finkielkraut. Combien de personnes ont dans la tête le schéma de la lutte des classes, de la lutte des races !

En fait, il s’agissait de deux conceptions de la gestion municipale : l’une traditionnelle et prestigieuse, incarnée par Boris Johnson, avec grands travaux, équipements spectaculaires, culturels et sportifs susceptibles de drainer le plus d’étrangers possible vers la Cité, l’autre socialiste et populaire, avec beaucoup de services publics, de la gratuité, des logements sociaux et des transports municipaux réguliers et confortables. Dans un cas la gestion municipale brasse beaucoup d’argent, mais risque l’endettement, dans l’autre elle implique beaucoup de redistribution mais risque la fiscalité. Les Londoniens ont choisi.

Ont-ils choisi le parti travailliste ? C’est peut-être tout le contraire. Dans l’ensemble les travaillistes ont fortement reculé. D’une part, l’inflexion gauchiste du nouveau chef de parti Jeremy Corbyn n’a pas séduit les Anglais ; d’autre part, au sein du parti Sadiq Khan, dont il ne faut pas oublier qu’il appartient depuis dix ans à la classe politique, ancien ministre dans le gouvernement Gordon Brown, est un adversaire résolu de Corbyn.

La meilleure leçon de cette élection est sans doute que la société anglaise, réputée pour son conservatisme (incarné par la reine) a en fait une puissance d’intégration spectaculaire, digérant sans difficulté une immigration massive, transformant des Pakistanais, Indiens et Africains, et des Français, en Londoniens, et ignorant les pièges et les excès du communautarisme. Le secret de cet art d’intégrer ? Les Anglais acceptent la différence, alors que les Français préfèrent l’assimilation culturelle et religieuse, ce qui est difficile avec les immigrés d’origines si diverses qu’a reçus la Grande Bretagne. La tradition du Commonwealth a été conservée. Enfin, et non le moindre, l’Etat Providence a été démantelé, il y a du travail pour tous et ceux qui n’ont pas de travail n’ont pas grand-chose sinon un filet social minimum. Le travail et le marché favorisent l’insertion sociale.

Enfin, la défaite des travaillistes ailleurs qu’à Londres renforce le camp du Brexit, et l’attitude des Ecossais qui quitteraient le Royaume Uni en cas de Brexit n’avantage pas Cameron.

 
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