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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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L’économie est déséquilibre

Figure emblématique de l’école « autrichienne », ce professeur à l’Université de New York a développé l’idée de son maître Mises : l’économie est déséquilibre.

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10 idées qui coulent la France
Les économistes Augustin Landier et David Thesmar publient un essai d’une grande lucidité qui devrait faire (au moins) réfléchir ceux qui mènent la politique économique de ce pays.
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Couverture du livre 10 idées qui coulent la France
Catégorie: Année 2013
Editeur: Flammarion
Année: 2013
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Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

Il y a comme une obstination à nier la réalité en France. En tout cas, c’est un comportement adopté par la plupart des hommes politiques.

Les causes de nos malheurs sont très bien connues. Alors pourquoi s’obstine-t-on à choisir les mêmes remèdes qui n’ont jamais marché ? On veut réindustrialiser le pays alors que l’avenir est dans les services. On a la nostalgie – les réminiscences du marxisme – des usines et des fabriques alors que l’économie des pays riches repose de plus en plus sur les bureaux, les laboratoires et les universités. On veut sauver l’agriculture à coups de milliards ponctionnés à travers des impôts de plus en plus élevés.

Pourquoi cette obsession de l’industrie ? Parce qu’on envie la réussite des pays émergents dans ce domaine, mais aussi parce qu’on n’aime pas vraiment le libre-échange. Raisonnement imparable : pourquoi acheter ailleurs ce qu’on pourrait fabriquer ici ? Même si cela coûte trois fois plus cher ! Penser que la politique industrielle pourrait sauver l’emploi montre la méconnaissance totale de l’économie contemporaine. Mieux vaudrait laisser la recherche se développer, comme ailleurs, et accorder une place plus importante aux scientifiques et aux entrepreneurs dans le processus décisionnel.

De même, on continue à croire que c’est l’Etat le plus à même de mener une politique économique. Ce culte de l’Etat (et des pouvoirs publics) a été ravivé par la crise, mais il a toujours été honoré sous les précédents gouvernements. Confier à l’Etat les rênes économiques du pays, c’est donner un pouvoir absolu aux fonctionnaires de Bercy qui décident de la fiscalité et des réformes à faire. La plupart de ces hauts fonctionnaires n’ont jamais travaillé dans des entreprises privées, mais ils prétendent savoir ce qui est bon ou non pour elles. C’est comme si l’on demandait à une hôtesse de l’air de piloter un avion.

Après l’Etat, un autre article de foi quasi-religieuse est la construction européenne. Mais cependant les exigences européennes semblent démesurées, et on les oublie, comme on oublie que la très grande majorité de nos partenaires européens ont fait de vraies réformes libérales et ne cachent pas leur choix pour la libre entreprise et le libre échange.

Ceux qui nous gouvernent se méfient du marché suspect d’imposer la « dictature du court-termisme ». Nos auteurs, chiffres à l’appui, démontrent qu’il n’en est rien. Mais répandre l’idée que le marché est défaillant est le prétexte pour faire confiance à l’Etat, ses administrations et ses relais, comme la Banque publique d’investissement.

Enfin et non le moindre, on hait la concurrence et on plaide pour une gouvernance mondiale. Toutes ces idées qui coulent la France semblent enracinées dans l’imaginaire de la classe politique. Les auteurs ont tout à fait raison de les démolir…

Date d'insertion: Vendredi, 20 Septembre 2013 12:46

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