Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Publication trimestrielle depuis plus de 40 ans, le Bulletin rend compte de la vie de l’ALEPS mais il propose aussi dans chacun de ses numéros plusieurs études de ses administrateurs, dont Fred Aftalion, Axel Arnoux, Jacqueline Balestier, Jean Philippe Feldmann, Georges Lane, Bertrand Lemennicier, Pascal Salin, Patrick Simon.

50 pages, Abonnement  annuel : 50€,  numéros anciens 5€ suivant disponibilité

Bulletin d'abonnement

Portait

La crise est inéluctable

A la différence d’Adam Smith et Turgot qui pensaient que l’activité économique apporte le progrès en permanence, grâce à des adaptations permanentes voulues par le marché, Malthus estime que la crise est inéluctable dans un pays industrialisé.

Lire la suite...
liberté | responsabilité, Developpement Omnis Coloris
Alexandria Book Library

Retour à la racine > Année 2013

After the Welfare State
PDF Imprimer
Couverture du livre After the Welfare State
Catégorie: Année 2013
Edited by: Tom Palmer
Editeur: Jameson Books
Année: 2013
Visites: 7631
Avis des utilisateurs:  / 0
MauvaisExcellent 
Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

L’infatigable Tom Palmer, vice-président de Atlas Foundation, ne cesse de parcourir le monde afin de diffuser les idées libérales aux moyens de conférences et de livres. Ainsi vient-il  de publier After the Welfare State, un ouvrage collectif de démolition – avant travaux – des structures de l’Etat-providence.

            « Les politiciens ont volé votre futur. Vous pouvez le récupérer », nous dit le sous-titre de cet essai auquel ont participé David Beito, Piercamillo Falasca, David Green, Aristide Hatzis, Johan Norberg et Michael Tanner. Les jeunes d’aujourd’hui (et pas seulement) ont été dépossédés de leur droits de liberté et de dignité. Le coupable ? L’Etat-providence qui prétend s’occuper de tout et qui, en réalité, détruit tout. Longtemps, il a été considéré comme le protecteur et le bienfaiteur de toute une génération. Comme le sauveur de l’économie et le garant des « égalités ». On découvre, malgré les mises en garde répétées des libéraux, que l’Etat qu’on appelle injustement « providence » a abouti à des catastrophes économiques et à des dérives terribles.

Tom Palmer met d’abord les choses au point. Contrairement à ce qu’on nous a dit (surtout en France), la crise de 2008 n’a pas été une crise du libéralisme ou de la dérégulation financière mais bel et bien une crise de l’Etat-providence. Ce sont les politiques et l’administration qui ont promis et lancé des programmes de crédit facile afin de rendre tout le monde propriétaire (aux Etats-Unis, il s’agissait de permettre à 70 % de la population d’accéder à la propriété). La connivence entre l’Etat, les organismes de crédit et les banques ont fait le reste de la crise…

L’interventionnisme politique est la condition sine qua non de l’existence de l’Etat-providence et toute décision politique est justifiée par la défense de la « solidarité et de l’égalité ». Accorder des subventions est l’un des moteurs de l’Etat-providence. Comme toute forme d’assistanat. On enferme les gens dans la logique des aides publiques : si ce n’est pas moi qui les prends, un autre le fera. Le système de santé à la française est l’exemple type de l’assistanat forcé. L’Etat a le monopole de la santé et ne laisse aucune place à d’autres assurances privées. Le système des retraites par répartition est aussi un excellent exemple car il oblige les actifs à verser de l’argent dans un tonneau troué. Tant qu’ils seront beaucoup plus nombreux que les retraités, ça pourrait marcher sinon ils seront obligés de payer de plus en plus faute de vraie réforme.

Une autre excellente illustration de dérive de l’Etat-providence concerne les subventions agricoles. Dans de nombreux pays ont a transformé les agriculteurs en fonctionnaires. Dès que les prix baissent, les subventions augmentent, et si les prix augmentent, les subventions restent les mêmes… Toutes ces aides coûtent une fortune aux contribuables. Les gouvernements sont obligés de dépenser beaucoup plus que ce qu’ils reçoivent en produit de l’impôt. Tom Palmer estime à 80 trillions cette différence aux Etats-Unis et à 53 trillions en Europe. C’est une dette à la charge des contribuables…

Les exemples italien et grec (dommage que la France n’y figure pas) donnés par ailleurs sont très instructifs. En Italie, l’Etat-providence a confisqué le bel essor de l’économie italienne dans les années 1960. Les politiques ont voulu faire du social en augmentant les aides et en transformant le sud de l’Italie en région d’assistés. C’est aussi l’époque du Brodolini Act (1969) qui instaure la retraite par répartition. Quant à la Grèce, c’est devenue l’exemple type de la faillite d’un Etat tout à la fois obèse et impotent. La crise l’a révélé. Pourtant, le pays aurait bien pu réussir car la croissance moyenne a été de 5.2 % entre 1930 et 1980 contre 4.9 % au Japon sur la même période. Mais les subventions européennes et les politiques en ont décidé autrement. Ils en ont fait un pays de fonctionnaires (plus de la moitié de la population) et de tricheurs (sur 17 000 propriétaires de piscines à Athènes, seulement 300 les ont déclarées…). A vouloir aider, on enfonce le pays dans la corruption et l’assistanat. C’est le vrai principe de l’Etat-providence.

Date d'insertion: Vendredi, 06 Septembre 2013 10:09

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


Acheter le numéro

Revue des Livres