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Chômeurs ou Esclaves. Le dilemme français
L’économiste Philippe Simonnot nous donne les preuves, chiffres et arguments à l’appui, de la méfiance des Français à l’égard du marché depuis… la Grande Révolution. Ce rejet les enferme dans le sous-emploi. L'ouvrage explique ce drame.
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Couverture du livre Chômeurs ou Esclaves. Le dilemme français
Catégorie: Année 2013
Editeur: Pierre Guillaume de Roux
Année: 2013
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Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

On connaît tous la célèbre phrase de Mitterrand : « Contre le chômage, nous avons tout essayé » ! Ou bien celle de Pompidou, prononcée en 1967 : « Si un jour on atteint 500 000 chômeurs en France, ça sera la révolution ». Sarkozy avait promis un taux de chômage à 5 % à la fin de son premier mandat. Aujourd’hui, on est à 10.2 % de chômage et le nombre de chômeurs dépasse les 3 millions de personnes. Et pourtant, les gens ne sont toujours pas dans la rue. Parce qu’on leur fait croire que les coupables sont les forces invisibles du marché, le CAC 40, les traders ou la mondialisation. Ou bien parce qu’ils pensent qu’on n’a pas tout essayé pour combattre le chômage.

Personnellement, je pense que les deux raisons sont valables. Auxquelles s’ajoute le statut de certaines catégories de chômeurs qui peuvent cumuler différentes aides et travailler de manière très épisodique pour pouvoir pérenniser ce système.

Philippe Simonnot rappelle à juste titre les sondages qui montrent la suspicion des Français à l’égard du capitalisme et de l’économie de marché. Il insiste aussi sur les difficultés que rencontrent les entrepreneurs français, les réglementations, la fiscalité. Le rejet des patrons et des riches est en effet une des explications de la situation actuelle. Néanmoins, les Français me paraissent beaucoup plus prêts aux grands changements qu’on ne le soupçonne. Sarkozy avait été très bien élu sur le thème de la « rupture ». Il ne l’a pas faite, il a perdu les élections. On a bien remarqué (des études le prouvent) que les politiques qui font des réformes importantes sont réélus (on l’a vu en Suède, au Canada, en Grande-Bretagne, etc.). C’est l’immobilisme politique qui exaspère les gens. En même temps, c’est vrai qu’ils sont largement désinformés par les médias (même si c’est beaucoup moins qu’il y a 10 ans) et par les politiques et l’administration.

L’auteur remonte au Code civil pour prouver la méfiance des Français à l’égard du capitalisme. A l’époque on craignait que l’établissement du salariat ne conduise au rétablissement de l’esclavage et on avait distinguait entre deux formes de travail : le travail manuel et le travail intellectuel. Pour éviter que le travailleur manuel ne devienne un esclave on lui permet de résilier unilatéralement le contrat de travail. On bannit l’équivalent du CDI d’aujourd’hui. Le Code civil de 1804 est marxiste avant la lettre.

Oui, le Code du travail est une plaie de plus de 3 000 pages qui assomme le chef d’entreprise qui aimerait embaucher. Il n’y a pas de Code du travail en Allemagne et pourtant les salariés allemands ne s’en plaignent pas. Au Code du travail s’ajoute le salaire minimum (il n’y en a pas en Allemagne non plus) et la…faiblesse syndicale. Oui, si l’on avait des syndicats forts comme dans les pays nordiques qui se préoccuperaient des réformes à faire et non pas de leurs privilèges, nous serions sûrement beaucoup mieux lotis en emplois.

Que faire ? Simonnot ne propose pas vraiment de solutions. Elles sont évidentes. Libérons le marché du travail et l’on se portera nettement mieux !

Date d'insertion: Lundi, 11 Mars 2013 09:59

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