MATHIEU LAINE LAUREAT DU PRIX DU LIVRE LIBERAL 2009 Imprimer
Mercredi, 03 Novembre 2010 01:00

Post-politique : le XXIème siècle se passera de l’Etat, responsable de la crise 

 

Chaque année l’ALEPS couronne l’auteur d’un livre qui donne au lecteur une image fidèle de la pensée libérale et démontre que les solutions libérales sont concrètes et justes. Mathieu Laine avait été déjà remarqué à deux reprises par le jury du Prix du Livre Libéral, présidé par le Professeur Pascal Salin, membre du Collège présidentiel de l’ALEPS. Ce jeune intellectuel brillant qui partage son temps entre le journalisme (il a des chroniques régulières au Figaro Magazine et au Point), l’enseignement (il est Maître de Conférences à Sciences Po) et l’édition (il dirige une collection chez Jean Claude Lattès) a déjà produit  La Grande Nursery  (J.Cl. Lattès, 2006) et  La France est foutue  (J. Cl. Lattès, 2007).

La thèse de Mathieu Laine, qui a rencontré le sentiment du jury, est simple : après une tentative calamiteuse pour reprendre en mains une société dominée par la mondialisation, les hommes de l’Etat vont désormais être réduits à la discrétion sinon au silence. Le XXIème siècle sera post-politique. Mathieu Laine, comme deux autres ouvrages remarqués par le jury [Charles Gave pour Libéral mais non coupable (Ed.Bourin) et Marc de Scitivaux pour Le père de famille, le trader et l’expert (Larousse)], rejette l’entière responsabilité de la crise sur les interventions intempestives des pouvoirs publics dans les affaires financières. Non seulement les dirigeants n’ont pas su la prévoir, mais ils ont contribué à la crise, et une nouvelle vague d’interventions au prétexte de relance l’a prolongée et aggravée. Ainsi disqualifié, l’Etat est condamné à revenir à ses fonctions minimales. Du coup le harassement fiscal (décrit par Claude Bertaux dans Au nom du fisc (Ed.du Cri) devrait cesser. Certes il reste encore dans les mains des hommes politiques une carte à jouer, celle de l’écologie, mais les thèses vertes, qui en ont enrichi plus d’un, sont de moins en moins crédibles comme le démontre avec grande rigueur scientifique Christian Gérondeau qui dénonce le Mythe planétaire du CO 2 (Ed. du Toucan).

Le jury avait également sélectionné deux autres ouvrages d’une grande qualité, qui séduiront et instruiront les universitaires et les intellectuels. L’un est d’un historien de la pensée politique, Sébastien Caré, sur La pensée libertarienne aux EtatsUnis (PUF), l’autre est dû à une philosophe bien connue, qui pose les vraies questions et y répond avec tout son talent et toute sa foi : Chantal Delsol, de l’Institut, se demande Qu’est-ce que l’homme ? (Ed. du Cerf). Une interrogation indispensable pour tout libéral, car le choix et la défense de la liberté procèdent d’une anthropologie : les libéraux croient aux vertus universelles et intemporelles de l’être humain qui font sa spécificité et sa dignité.