Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Lettre hebdomadaire (40 numéros) qui est dans sa 31ème année : c’est le commentaire libéral de l’actualité économique, sociale et politique, en toute indépendance. C’est aussi une source d’information sur les idées de la liberté dans le monde entier. Editorial de Jacques Garello, chronique de conjoncture de Jean Yves Naudet, rubriques d’actualité, revue des livres, dossiers.

8 pages, Abonnement électronique (format pdf) 40 € (40 numéros par an)

Bulletin d'abonnement

Portait

Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

Lire la suite...
liberté | responsabilité, Developpement Omnis Coloris
Fin des privilèges des cheminots PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 11 Septembre 2017 00:00

Dans son programme Emmanuel Macron avait annoncé une disparition des régimes spéciaux de retraites. Mais il a ensuite précisé que c’est en 2018 seulement qu’il ouvrira ce dossier explosif. Alors pourquoi avoir évoqué hier le privilège des billets gratuits pour les familles de cheminots ? Coup de com ou premier coup de semonce ? Peut-être les deux…

 

Une telle annonce à la veille de la manifestation de la CGT a suscité beaucoup de commentaires. On sait que la SNCF est un fief important de la CGT. On sait également que beaucoup de Français sont scandalisés par les privilèges des cheminots. Parmi ces privilèges : les billets gratuits pour la famille. Rappeler ce détail le 11 septembre peut suggérer au bon peuple que les gens qui défileront le 12 ne font que défendre leurs avantages, sans souci du service public, qui fonctionne si mal (on se rappelle des pannes électriques sur le réseau Ouest en août). Pour autant serait-ce une réforme significative que de supprimer ce privilège ? On a fait référence aux économies ainsi entraînées : 100 millions d’euros. Mais cette somme est ridicule par rapport à celle de la dette de la SNCF : 44 milliards. Alors de deux choses l’une : ou bien le gouvernement n’est pas encore en état de s’attaquer aux choses plus sérieuses, comme les retraites des cheminots, et il se rappelle au bon souvenir de ses électeurs de droite (la Révolution va commencer), et il fait monter la pression. Ou bien le train des réformes va rester en gare, mais pour montrer qu’on est courageux, voire héroïque, il fait un petit pas en marche avant, pour préparer un grand pas en marche arrière. L’essentiel est d’être en marche.

 

 
More Articles :

» Macron : Empathique et Emphatique

Empathique : il s’est adressé à de nombreuses catégories de Français en comprenant leur inquiétude, leurs besoins, en les remerciant et les encourageant à faire un effort salutaire pour tous. Emphatique : il a grossi démesurément les...

» L’Ecole de la République

Il faudrait en finir avec le mythe de l’Ecole de la République et penser sérieusement à l’Ecole des Parents. Le rapport de la Cour des Comptes publié la semaine dernière met en accusation l’Education Nationale et l’incurie dans sa...

» Ce budget n’est ni réformateur ni libéral

Où est la réforme budgétaire promise et magnifiée aujourd’hui par les nouveaux dirigeants ?  Les dépenses n’ont pas diminué, les impôts n’ont pas vraiment baisse, et quantité d’innovations sont utopiques ou arbitraires. Un budget...

» Angela Merkel lance sa campagne

Rien de révolutionnaire : elle garde un cap qui vaut le succès à son pays

» L’économie française aux couleurs de l’Elysée

« L’économie française retrouve des couleurs » : titre des deux pages que le Figaro de mercredi dernier consacrait à la conjoncture, assorties de deux photos géantes du Président et de son Premier Ministre. Même enthousiasme à la une...

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


Acheter le numéro

Revue des Livres