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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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Socialiste et  macro-économiste

Issu de Cambridge et élève d’Alfred Marshall, John Meynard Keynes emprunte aux marginalistes les concepts d’équilibre général et de courte période. Mais il appartient aussi à la Société Fabienne, qui regroupe les socialistes réformateurs anglais. A ce titre, il ne croit pas aux vertus habituellement prêtées à l’économie de marché par ses prédécesseurs néo-classiques.

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Le Brexit menace-t-il l’Europe ? PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 11 Novembre 2015 00:00

Les Anglais ont la lucidité de lutter contre l’Europe de Bruxelles

 

 

Exit la Grande Bretagne : Brexit. Face aux divisions internes du parti conservateur, face au puissant courant anti-européen qui s’affirme en Angleterre avec le succès électoral de l’UKIP (parti des eurosceptiques), face aux indépendantistes écossais, David Cameron a pris le pari d’un referendum en juin 2016 : la Grande Bretagne doit-elle quitter l’Union Européenne ?

Le pari serait gagnant si Cameron obtenait des autres membres de l’Union les passe-droits qu’il réclame pour son pays. La Grande Bretagne n’était entrée dans l’Union qu’avec réticence et, comme le Danemark à l’époque, n’a pas voulu de l’euro. La Livre Sterling a conservé son indépendance, et la Grande Bretagne a déjà obtenu dès le début des dérogations au « droit européen ». L’évolution de l’Union Européenne ne s’est pas faite dans le sens libéral, mais au contraire le pouvoir centralisé de Bruxelles, l’expansion du budget et de la législation, ont renforcé les craintes britanniques.

Beaucoup d’observateurs ne pensent pas que Cameron parviendra à infléchir l’Allemagne, elle aussi assez critique du poids de Bruxelles et de la gestion de l’euro : la Chancelière peut-elle affronter ouvertement la France, l’Italie, voire l’Espagne ? D’autres font remarquer que le Brexit serait suicidaire pour l’économie britannique, les pays de l’Union étant ses principaux partenaires. Mais les courants commerciaux et financiers avec l’Europe seraient-ils rompus ? La Suisse et la Norvège ne vivent pas en autarcie. Enfin, la Grande Bretagne a d’autres partenaires hors d’Europe : d’un côté l’énorme Commonwealth, incluant Australie, Canada, Inde et Nouvelle Zélande, et de l’autre les Etats-Unis.

Quant aux Européens, ils auraient peut-être avantage à calculer ce que leur coûterait le Brexit. Mais est-ce le souci de Jean Claude Junker, des commissaires et parlementaires européens, sans parler des lobbyistes installés à Bruxelles ? En fait c’est toujours le conflit entre Europe puissance et Europe espace qui domine la question. C’est le conflit entre Europe dirigiste, socialiste, et Europe ouverte et libérale. Le Brexit ne concerne pas que les Anglais, car les Anglais demandent qu’on se prononce enfin sur  la vraie nature de l’Union Européenne.

 
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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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