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Les retraites complémentaires en voie d’explosion PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 20 Mai 2015 00:00

C’est un excellent exemple de l’échec des réformes « paramétriques »

 

 

Le système des retraites par répartition est irrémédiablement condamné, mais il se trouve encore quelques bonnes âmes pour essayer de le sauver. Dans l’ouvrage « Comment sauver vos retraites » (Ovadia, Libréchange ed. 2013), Jacques Garello explique les raisons simples pour lesquelles la répartition va ruiner la prochaine génération de retraités. En répartition, les jeunes actifs payent pour les vieux retraités ; dans une population vieillissante, les cotisations ont de plus en plus de mal à couvrir les pensions. L’argent versé par les cotisants n’est pas plus tôt entré dans les caisses de retraites qu’il en ressort immédiatement pour payer les retraités : pas de gestion, pas de capitalisation.

 

Réformes systématiques ou paramétriques ?

Les réformes systématiques, comme leur nom l’indique, consistent à quitter le système par répartition pour passer à la capitalisation – ce n’est pas facile ni immédiat, mais bien des pays y réussissent. Les réformes paramétriques se contentent de modifier les paramètres de fonctionnement d’un système par répartition : augmenter les cotisations, diminuer les pensions. Le recul de l’âge de la retraite a, aux yeux des réformateurs, le mérite de cumuler les deux « économies ». En France, c’est vers ce type de réforme que tous les gouvernements, de gauche comme de droite, se sont orientés.

Cette semaine, une grande négociation s’engage entre employeurs et syndicats sur l’avenir des retraites complémentaires (obligatoires), qui sont piégées par la répartition. C’est un genre de répétition de ce qui ne manquera pas de se passer quand le régime général des caisses nationales d’assurance-vieillesse sera, lui aussi, en cessation de paiement. Pour les complémentaires AGIRC (caisse de retraites complémentaires des cadres) et ARRCO (caisse des salariés non cadres), les échéances sont immédiates. Comment va-t-on les aborder ?

 

Echéances immédiates

L’AGIRC est obligée de puiser dans ses réserves techniques pour continuer à servir les retraites complémentaires qu’elle doit. Depuis juin 2014 les cotisations ne couvrent plus les pensions. En avril 2015, le besoin de financement était de 1,3 milliard d’euros et les réserves seront complètement épuisées en 2018 : c’est demain. L’ARRCO est en meilleure posture puisque son volume financier est plus important, elle a plus « d’assujettis », mais elle aussi va devoir puiser dans les réserves dans quelques années, entre 2020 et 2023 : c’est après demain.

 

Fusion des caisses

Une grande idée a été lancée par les négociateurs : fusionner AGIR et ARRCO, de telle sorte que le borgne puisse guider l’aveugle. Le résultat semblerait rassurant : les réserves globales permettraient de tenir jusqu’en 2024 au moins. C’est la Cour des Comptes, dans son rapport de décembre 2014, qui l’affirmait : « les réserves de l’ensemble AGIRC-ARRCO ne seront pas consommées avant 2024. Il s’agit effectivement d’un horizon trop court pour le pilotage de régimes de retraite qui n’ont pas la possibilité de renvoyer leurs déficits vers d’autres organismes ». Encore heureux que l’on ne songe pas (pour l’instant) à faire financer les déficits par le budget de l’Etat (ou par un emprunt). Si aucun chevalier blanc n’intervient, que se passera-t-il en 2024 ? Les gestionnaires des caisses ont rassuré leur clientèle : « Dans des régimes en répartition, le paiement des allocations sera toujours assuré par les cotisations reçues, ce qui exclut toute idée d’une « faillite » des régimes ». Qu’en termes élégants ces choses-là sont dites : on paiera aux allocataires en fonction de ce qu’il y aura dans les caisses !

 

Après les complémentaires, le régime général

Pour revenir aux négociations de la semaine, elles seront laborieuses puisque les syndicats de cadres (CGC en tête) ne veulent pas de la fusion, même s’ils en seraient financièrement avantagés Les dirigeants de l’ARRCO n’en veulent pas davantage. Le suspense est entier, mais qu’importe ? De toutes façons, fusion ou non, c’est l’explosion.

Quand va-t-on enfin se décider à être sérieux ? Dans cette négociation, qui représente les retraités de l’an 2024 et, encore mieux, les cotisants de 2024 ? Quand on passera de la réforme des complémentaires à celle du régime général qui représente un volume dix fois supérieur, quelle nouvelle découverte et quelle mesure géniale va-t-on imaginer ?

 
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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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