Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Lettre hebdomadaire (40 numéros) qui est dans sa 31ème année : c’est le commentaire libéral de l’actualité économique, sociale et politique, en toute indépendance. C’est aussi une source d’information sur les idées de la liberté dans le monde entier. Editorial de Jacques Garello, chronique de conjoncture de Jean Yves Naudet, rubriques d’actualité, revue des livres, dossiers.

8 pages, Abonnement électronique (format pdf) 40 € (40 numéros par an)

Bulletin d'abonnement

Portait

L’économie est déséquilibre

Figure emblématique de l’école « autrichienne », ce professeur à l’Université de New York a développé l’idée de son maître Mises : l’économie est déséquilibre.

Lire la suite...
liberté | responsabilité, Developpement Omnis Coloris
Erreur
  • JDispatcher::register: Event handler not recognized.
Peugeot sans Peugeot PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La rédaction   
Mercredi, 19 Février 2014 00:00

Malgré l’opposition de Thierry Peugeot, la famille ne contrôlera plus PSA

 

Thierry Peugeot, président de PSA, la marque au lion, s’est battu comme un lion, jusqu’en ce mardi 18 février. Le reste de la famille, entraîné par son cousin Robert, ne l’a pas suivi. Peugeot sera désormais entre les mains de deux partenaires publics : l’Etat français d’une part, le constructeur chinois Dongfeng, entreprise publique. Il ne restera plus à la famille, après l’accord qui sera signé en mars, que 14 % du capital, alors qu’elle possédait 25 % du capital et 38 % des droits de vote, une confortable minorité de blocage. La famille ne pèsera pas lourd face aux deux nouveaux partenaires. Ceux-ci, apportent 750 milliards d’euros (Dongfeng) et 800 milliards (l’Etat français) et ils ne seront plus « gênés » par la famille. 

Certes, PSA a accumulé les pertes et avait besoin d’une augmentation de capital pour repartir du bon pied sous la conduite de Carlos Tavarès. Deux solutions se présentaient : s’adresser au marché financier, ou trouver de nouveaux partenaires entrant dans le capital. Moins attaché à l’indépendance de la famille, Robert Peugeot a préféré être expéditif et aller au plus « simple ». Mais il n’a obtenu aucune garantie (comme la possibilité de rachat prioritaire des actions PSA) et il a admis l’entrée au capital de Djonfeng alors que suffisait un simple partenariat technique et commercial sur lequel tout le monde, y compris Thierry Peugeot, était d’accord. Bien évidemment, le gouvernement socialiste a été heureux de réaliser en 2014 la nationalisation qui n’avait pu se faire en 1981, la famille ayant alors adroitement paré le coup en rachetant Chevrolet. 

Ainsi, l’un des plus beaux fleurons de l’industrie française et du capitalisme familial va-t-il tomber sous le pouvoir et de l’Etat et de l’étranger. Le groupe PSA pouvait-il s’en sortir autrement ? En deux siècles, Peugeot n’a cessé de s’adapter, passant de la meunerie à la métallurgie, puis aux cycles, à l’outillage et à l’automobile. D’autre part, on ne peut ignorer que Peugeot a été victime des maladies qui déciment l’industrie française : fiscalité, droit du travail, et syndicats hostiles à tout changement. En réalité, on verse, une fois de plus, dans ce capitalisme d’Etat, ce capitalisme de connivence où les finances publiques et le dirigisme se mêlent sans transparence à l’économie de marché – ou ce qui en reste.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


Acheter le numéro

Revue des Livres