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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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La modernité de Bastiat

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Peugeot sans Peugeot PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La rédaction   
Mercredi, 19 Février 2014 00:00

Malgré l’opposition de Thierry Peugeot, la famille ne contrôlera plus PSA

 

Thierry Peugeot, président de PSA, la marque au lion, s’est battu comme un lion, jusqu’en ce mardi 18 février. Le reste de la famille, entraîné par son cousin Robert, ne l’a pas suivi. Peugeot sera désormais entre les mains de deux partenaires publics : l’Etat français d’une part, le constructeur chinois Dongfeng, entreprise publique. Il ne restera plus à la famille, après l’accord qui sera signé en mars, que 14 % du capital, alors qu’elle possédait 25 % du capital et 38 % des droits de vote, une confortable minorité de blocage. La famille ne pèsera pas lourd face aux deux nouveaux partenaires. Ceux-ci, apportent 750 milliards d’euros (Dongfeng) et 800 milliards (l’Etat français) et ils ne seront plus « gênés » par la famille. 

Certes, PSA a accumulé les pertes et avait besoin d’une augmentation de capital pour repartir du bon pied sous la conduite de Carlos Tavarès. Deux solutions se présentaient : s’adresser au marché financier, ou trouver de nouveaux partenaires entrant dans le capital. Moins attaché à l’indépendance de la famille, Robert Peugeot a préféré être expéditif et aller au plus « simple ». Mais il n’a obtenu aucune garantie (comme la possibilité de rachat prioritaire des actions PSA) et il a admis l’entrée au capital de Djonfeng alors que suffisait un simple partenariat technique et commercial sur lequel tout le monde, y compris Thierry Peugeot, était d’accord. Bien évidemment, le gouvernement socialiste a été heureux de réaliser en 2014 la nationalisation qui n’avait pu se faire en 1981, la famille ayant alors adroitement paré le coup en rachetant Chevrolet. 

Ainsi, l’un des plus beaux fleurons de l’industrie française et du capitalisme familial va-t-il tomber sous le pouvoir et de l’Etat et de l’étranger. Le groupe PSA pouvait-il s’en sortir autrement ? En deux siècles, Peugeot n’a cessé de s’adapter, passant de la meunerie à la métallurgie, puis aux cycles, à l’outillage et à l’automobile. D’autre part, on ne peut ignorer que Peugeot a été victime des maladies qui déciment l’industrie française : fiscalité, droit du travail, et syndicats hostiles à tout changement. En réalité, on verse, une fois de plus, dans ce capitalisme d’Etat, ce capitalisme de connivence où les finances publiques et le dirigisme se mêlent sans transparence à l’économie de marché – ou ce qui en reste.

 

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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