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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Pourquoi l’économie américaine a du mal à sortir de la crise PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La rédaction   
Mercredi, 02 Octobre 2013 00:00

Parce que la confiance des investisseurs privés a disparu avec le « stimulus »

 

Magistrale leçon d’Allan Meltzer devant la Commission budgétaire du Sénat américain la semaine dernière. Allan Meltzer est l’un des derniers représentants de cette génération de grands économistes qui ont fait le pont entre les années 1930 et la période actuelle, comme Hayek, Friedman, Coase, Stigler, etc. Il préside depuis l’an dernier la très aristocratique Société du Mont Pèlerin. Professeur à la Hoover, il a fait partie de plusieurs Bureaux des Conseillers Economiques du Président. Il est volontiers iconoclaste, mais toujours très écouté à cause de la pertinence de ses analyses.

1° Ayant travaillé et débattu avec Keynes, Meltzer est bien placé pour dire que jamais le maître de Cambridge n’a conseillé la politique dite « du pouvoir d’achat » : distribuer de l’argent pour gonfler la consommation des particuliers. Keynes insistait au contraire sur la nécessité de stimuler l’investissement des entreprises, avec des taux d’intérêt les plus bas possible. Jeter de l’argent par la fenêtre comme cela a été fait avec le stimulus n’a aucune chance de faire redémarrer l’économie.

2° Ce qui se passe aujourd’hui aux Etats Unis n’est pas le résultat d’une inondation monétaire irraisonnée, mais bien plutôt du sentiment d’improvisation et d’incohérence que donne la politique économique d’Obama. Dans un tel climat les entrepreneurs perdent toute confiance dans l’avenir et s’en tiennent à un niveau d’emploi et d’investissement le plus réduit possible.

3° Si l’on compare les données statistiques des années Roosevelt (1937-1941) et Obama (2008-2012), on trouve une parité saisissante : chute des investissements privés, masse salariale en hausse, pour déboucher sur un chômage croissant dans le secteur privé. Meltzer souligne également que les deux présidents ont mis un point d’honneur à critiquer les entrepreneurs, les profits.
En conclusion Meltzer explique que la lenteur de la reprise est une raison supplémentaire de dissuader les entreprises d’investir et d’embaucher. La confiance est perdue.

 
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