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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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L’économie est déséquilibre

Figure emblématique de l’école « autrichienne », ce professeur à l’Université de New York a développé l’idée de son maître Mises : l’économie est déséquilibre.

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Pourquoi l’économie américaine a du mal à sortir de la crise PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La rédaction   
Mercredi, 02 Octobre 2013 00:00

Parce que la confiance des investisseurs privés a disparu avec le « stimulus »

 

Magistrale leçon d’Allan Meltzer devant la Commission budgétaire du Sénat américain la semaine dernière. Allan Meltzer est l’un des derniers représentants de cette génération de grands économistes qui ont fait le pont entre les années 1930 et la période actuelle, comme Hayek, Friedman, Coase, Stigler, etc. Il préside depuis l’an dernier la très aristocratique Société du Mont Pèlerin. Professeur à la Hoover, il a fait partie de plusieurs Bureaux des Conseillers Economiques du Président. Il est volontiers iconoclaste, mais toujours très écouté à cause de la pertinence de ses analyses.

1° Ayant travaillé et débattu avec Keynes, Meltzer est bien placé pour dire que jamais le maître de Cambridge n’a conseillé la politique dite « du pouvoir d’achat » : distribuer de l’argent pour gonfler la consommation des particuliers. Keynes insistait au contraire sur la nécessité de stimuler l’investissement des entreprises, avec des taux d’intérêt les plus bas possible. Jeter de l’argent par la fenêtre comme cela a été fait avec le stimulus n’a aucune chance de faire redémarrer l’économie.

2° Ce qui se passe aujourd’hui aux Etats Unis n’est pas le résultat d’une inondation monétaire irraisonnée, mais bien plutôt du sentiment d’improvisation et d’incohérence que donne la politique économique d’Obama. Dans un tel climat les entrepreneurs perdent toute confiance dans l’avenir et s’en tiennent à un niveau d’emploi et d’investissement le plus réduit possible.

3° Si l’on compare les données statistiques des années Roosevelt (1937-1941) et Obama (2008-2012), on trouve une parité saisissante : chute des investissements privés, masse salariale en hausse, pour déboucher sur un chômage croissant dans le secteur privé. Meltzer souligne également que les deux présidents ont mis un point d’honneur à critiquer les entrepreneurs, les profits.
En conclusion Meltzer explique que la lenteur de la reprise est une raison supplémentaire de dissuader les entreprises d’investir et d’embaucher. La confiance est perdue.

 
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