Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

63 pages, gratuit

Bulletin de commande

Portait

L’intérêt général, fruit des intérêts personnels

Turgot partage sans doute avec Adam Smith la paternité de la science économique ; contemporains, les deux hommes n’ont cessé de correspondre et de s’influencer mutuellement. Puisque l’économie se ramène au jeu de l’échange, les divers acteurs de la production y recherchent leur intérêt personnel. Les conflits d’intérêts sont naturels, mais ils se règlent harmonieusement par le contrat. Par contraste vouloir établir d’en haut un intérêt général et recourir à la puissance publique pour l’imposer ne fait que contrarier les intérêts des uns pour mieux servir les intérêts des autres. C’est en cela que les procédures marchandes sont supérieures aux administrations politiques.

Lire la suite...
liberté | responsabilité, Developpement Omnis Coloris
Erreur
  • JDispatcher::register: Event handler not recognized.
Vers un nouveau Medef ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La rédaction   
Mercredi, 22 Mai 2013 00:00

Les cinq candidats à la présidence tiennent des discours souvent encourageants

 

Sophie de Menthon, présidente du mouvement ETHIC (Entreprises à taille humaine, indépendantes et de croissance), a eu la bonne idée de convier les cinq candidats à présenter les lignes de leurs programmes et à dialoguer avec un parterre très fourni (300 personnes au Cercle Interallié à Paris) et très huppé de chefs d’entreprises, mais aussi de journalistes et de quelques intellectuels (comme notre président Jacques Garello, qui a d’ailleurs pu exprimer son espoir de voir le Medef prendre enfin des responsabilités dans le débat politique).

Un consensus sur une mesure précise, mais significative : fin des 35 heures, et même suppression de la durée légale du travail à négocier au niveau de chaque entreprise. La tonalité générale était celle de l’entrée en lice du patronat dans la vie publique. Non pas pour y faire de la politique partisane, mais pour faire pression sur les politiques, alors qu’aujourd’hui ce sont les politiques qui guident le sort des entreprises, à travers la fiscalité, les charges sociales et le droit du travail. Appuyée par Yves de Kerdrel, directeur de Valeurs Actuelles, Sophie de Menthon a su pousser quelques candidats qui paraissaient plus timorés.
Il n’y a pas eu besoin de pousser Pierre Gattaz ni, encore moins, Geoffroy Roux de Bézieux. Tous deux proposent un « Medef de combat », persuadés que la neutralité politique accélère la dérive vers la politique du pire non seulement pour les entreprises mais aussi pour l’emploi et la croissance. Pour sa part, Patrick Bernasconi rejette l’opposition entre Medef de combat et Medef de dialogue, estimant que le dialogue est une arme dans le combat. Reste à savoir si les syndicats sont prêts au dialogue. Pierre Gattaz soutient que le vrai dialogue est au sein de l’entreprise entre le personnel et le patron. La représentativité des syndicats a été longuement évoquée, et tous les candidats, autre consensus, souhaitent que les syndicats vivent désormais de la seule ressource des cotisations reçues de leurs adhérents. Le rapport Peruchot sur le financement des syndicats a produit ses effets ! Grand consensus également sur le poids des charges, mais à part Geoffroy Roux de Bézieux, qui se présente comme très libéral (« fils de Tocqueville, dit-il) peu de remise en cause du monopole de la Sécurité sociale et de la retraite par répartition. Ce sera sans doute pour les prochains discours… « Choc de confiance » pour Pierre Gattaz, « gagner le combat des valeurs » pour Geoffroy Roux de Bézieux : des positions claires et prometteuses d’un changement radical dans la ligne de conduite du Medef.

Il faut cependant prudence garder : quand elle a été élue, Laurence Parizot avait annoncé que les entreprises et la France avaient « besoin d’air ». Pour diverses raisons elle s’est essouflée, et on peut le regretter sincèrement.

 
More Articles :

» Les Allemands mécontents du sursis accordé à la France

Même si la Chancelière l’a accepté le sursis est mal jugé par ses propres amis

» La manif pour tous du 26 mai : rassemblement de casseurs ?

Après les émeutes de mardi, on s’interroge sur le laxisme des autorités de police

» Comment lutter contre les excès de la fiscalité ?

En mettant en jeu la concurrence fiscale

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


Acheter le numéro

Revue des Livres