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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Etes-vous adeptes et satisfaits de la pensée unique ? Ces portraits montrent l’extrême richesse de l’histoire de la pensée économique, d’Adam Smith à nos jours. Ils vous font découvrir les permanences (les problèmes économiques) et les oppositions (les doctrines économiques).
Dépenses publiques et impôts d’un côté, ou libre échange et libre entreprise de l’autre : ce débat actuel s’est noué avec Say et Malthus, se poursuivant entre Bastiat et Marx, puis aux 20ème siècle par Keynes et Hayek – par exemple.

48 pages, 22 portraits, 5€

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Socialiste et  macro-économiste

Issu de Cambridge et élève d’Alfred Marshall, John Meynard Keynes emprunte aux marginalistes les concepts d’équilibre général et de courte période. Mais il appartient aussi à la Société Fabienne, qui regroupe les socialistes réformateurs anglais. A ce titre, il ne croit pas aux vertus habituellement prêtées à l’économie de marché par ses prédécesseurs néo-classiques.

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Terme Définition
KRACH

Effondrement des cours sur les marchés financiers. Le plus célèbre krach est celui de Wall Street, en 1929, mais le mot est revenu à la mode, notamment à l'occasion de la baisse rapide des cours en octobre 1987. Le krach est souvent présenté comme un phénomène imprévisible, résultant essentiellement de mouvements spéculatifs. En ce sens, il serait un dérèglement du marché et la plupart des observateurs en imputent la responsabilité à un excès de marché, à des opérations financières trop détachées des réalités et à une spéculation irresponsable et déstabilisatrice. L'analyse des faits montre que rien de ceci ne correspond à la réalité. La spéculation n'est pas déstabilisatrice, mais elle joue au contraire un rôle régulateur, comme on le voit notamment sur les marchés à terme. Les mouvements spéculatifs ne sont que des anticipations des agents économiques à partir des informations dont ils disposent.

Le seul point exact concerne le fait qu'un krach n'a pas de date prévisible; mais sa venue est inévitable, non en raison d'un dérèglement du marché, mais d'un excès d'interventions étatiques: liquidités trop abondantes en raison des politiques irresponsables des banques centrales ; interventionnisme étatique généralisée, soit pour manipuler les taux d'intérêt, soit sur les taux de change : ces faux prix donnent de fausses indications et multiplient les occasions de crises artificielles. Si les marchés étaient moins manipulés, les krachs seraient moins fréquents et moins importants.

Ceci étant, les variations de cours, comme les variations des prix en général, sont indispensables au bon fonctionnement du marché ; L'incertitude est permanente, surtout sur les marchés financiers ; les anticipations se font à partir des informations disponibles, qui peuvent à l'usage se révéler fausses ; les cours peuvent ainsi avoir besoin d'être corrigés en un sens plus réaliste à long terme, et ces mouvements sont totalement justifiés. Il n'y a pas de marché sans incertitude et si la bourse permettait de gagner à chaque opération, elle disparaîtrait. Les krachs, lorsqu'ils ne sont pas artificiellement provoqués par les manipulations étatiques, rappelent opportuné ment qu'intervenir en bourse comporte un risque qui peut entraîner des gains ou des pertes.

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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