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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Etes-vous adeptes et satisfaits de la pensée unique ? Ces portraits montrent l’extrême richesse de l’histoire de la pensée économique, d’Adam Smith à nos jours. Ils vous font découvrir les permanences (les problèmes économiques) et les oppositions (les doctrines économiques).
Dépenses publiques et impôts d’un côté, ou libre échange et libre entreprise de l’autre : ce débat actuel s’est noué avec Say et Malthus, se poursuivant entre Bastiat et Marx, puis aux 20ème siècle par Keynes et Hayek – par exemple.

48 pages, 22 portraits, 5€

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Terme Définition
KEYNESIANISME

Courant de pensée, inspirée par l'économiste anglais J.-M. Keynes (1883-1946), auteur de la célébre "Théorie Générale de l'emploi de l'intérêt et de la monnaie" (1936). Keynes et ses successeurs croyaient que l'économie de marché était fondamentalement instable, et, en particulier, qu'elle tendait en général vers la situation d'équilibre de sous-emploi, c'est-à-dire de chômage durable. Pour résoudre les difficultés des économies de marché, il faut alors impérativement que l'Etat intervienne régulièrement dans l'activité économique (comme si les imperfections de l'Etat étaient moindres que celles du marché). Le Keynésianisme est donc à l'origine de tous les courants interventionnistes qui ont dominé la pensée occidentale des années 30 aux années 70 et qui inspirent encore bien des hommes politiques, formés dans le moule keynésien. Il faut dire que les recettes keynésiennes ont l'avantage de la simplicité. Pour Keynes, l'économie marche au pas de la dépense globale (consommation et investissement). Quand le chômage augmente, c'est qu'il n'y a pas assez d'argent dépensé. Il suffit pour l'Etat de relancer la demande globale, par exemple par des dépenses publiques supplémentaires (sans augmenter les impôts, ce qui rend les recettes keynésiennes électoralement attrayantes). De même, en période d'inflation, il suffit de faire l'inverse, c'est-à-dire de freiner l'activité, par exemple par des augmentations d'impôts. Ce contrôle de la demande globale par le maniement des dépenses ou des recettes du budget permet, d'après les keynésiens, de régler l'essentiel des problèmes économiques.

Cette politique, encore préconisée par des hommes politiques, a moins de partisans chez les économistes; ceux-ci savent bien que le maniement au jour le jour du budget n'a jamais résolu ni le chômage ni l'inflation, mais qu'il a eu pour effet d'aggraver les difficultés économiques en faisant se succéder des politiques de relance et de freinage de l'économie ("stop and go") ; la coexistence de l'infla tion et du chômage (stagflation) est largement la conséquence de cette politique d'inspiration keynésienne menée dans les pays occidentaux. En réalité, il faut s'attaquer aux vraies causes des déséquilibres économiques, telles qu'une création monétaire trop laxiste ou des marchés insuffisamment concurrentiels.

La politique keynésienne présente un autre danger : elle pousse sans cesse, au prétexte de relancer l'activité, à une augmentation inconsidérée des dépenses publiques et de l'intervention de l'Etat. Cela conduit à une fiscalité accrue qui atteint des niveaux insupportables, ou à un financement monétaire et donc inflationniste des dépenses de l'Etat. En outre, la vie économique est peu à peu paralysée par l'interventionnisme étatique qui étouffe toute activité nouvelle et qui décourage l'esprit d'entreprise ; c'est alors la source même de la création de richesses qui est atteinte. C'est la conséquence ultime de la logique de l'interventionnisme keynésien.

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
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Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
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La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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