EDITORIAL
A LA UNE
Le 8 Février 2010
Le 4 Janvier 2010

Jacques Garello

 

Je ne saurais trop féliciter notre Président et nos ministres pour avoir lancé une offensive contre les déficits budgétaires, et pour s’être promis de « faire des économies ».

Faire des économies, c’est d’abord avoir conscience qu’il y a des gaspillages, ou du moins des coûts trop élevés en fonction des objectifs fixés. Faire des économies pour équilibrer le budget, c’est aussi affirmer sa préférence par rapport à deux autres modes de financement des dépenses publiques, aussi nuisibles l’un que l’autre : augmenter les impôts ou augmenter les dettes.

 
 
 
 
 
 
 

Article de Jacques Garello
paru dans Le Figaro du 4 janvier 2010

 

Qui fera les frais de la crise financière en fin de compte ?

Un enchaînement fatal aura conduit les contribuables à se substituer aux débiteurs, puis les consommateurs aux contribuables. Le cercle est allé s’élargissant : c’est sans doute ce que l’on appelle la socialisation des risques. Certains ont l’impression qu’ils sont aujourd’hui obligés de payer pour des fautes, voire des malversations, qui leur ont été totalement étrangères. Est-ce la vraie solidarité ? Est-ce la justice sociale ?

 
 
CONJONCTURE DONS, ABONNEMENTS ET ADHESIONS
ABCEDAIRE
Le 9 Février 2010
 
 

Hugo Chavez, président du Vénézuela, donne une merveilleuse leçon de science économique et politique. Il mène avec talent sa « rupture avec le capitalisme ».

Il réhabilite ainsi le vieux rêve marxiste, que d’aucuns croyaient à jamais abandonné. Les Français les plus âgés se souviennent sans doute du Programme Commun de la Gauche des années 1970. Mais c’était encore du temps de l’URSS. Mais depuis lors, il y a eu la chute du mur de Berlin, la conversion de la Chine au capitalisme, bref l’effondrement des régimes communistes. Chavez, imité d’ailleurs par d’autres dictateurs latino-américains, a l’immense mérite de nous inviter au « devoir de mémoire », et de nous rappeler que le socialisme est le plus court chemin vers la misère et l’oppression. Ce rappel d’un passé dramatique n’est peut-être pas inutile pour certains idéologues qui ont la mémoire courte, mais aussi pour certains politiques qui se piquent de tiers système et ne sont plus effrayés par le socialisme.

 
 
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Le 5 Février 2010

LE SALAIRE MINIMUM : UN CADEAU EMPOISONNE

 

Dans une conjoncture de crise, le pouvoir d’achat diminue (...). Augmenter les salaires semble un excellent moyen pour relancer la dépense et (...) augmenter les plus faibles serait encore plus judicieux, et satisferait à un impératif de justice sociale (...).
Cette recette séduisante (...) n’a aucun des effets positifs attendus et elle accumule au contraire les effets négatifs. 

 

LES INEGALITES : FLEAU OU NECESSITE ?

 

Les inégalités sont dans la nature : petits et grands, bruns et blonds, jeunes et vieux, etc. Seuls les eugénistes veulent effacer toute différence (...).
En revanche, dans le domaine du droit et de l’économie, les inégalités peuvent choquer : les hommes naissent égaux en droit, et devraient se voir garantir un niveau de vie « décent ». Mais les égalitaristes vont plus loin : pas de différence importante entre riches et pauvres !

ACTUALITE
REVUE DES LIVRES
Le 3 Février 2010
 

Pour un homme d’Etat la meilleure façon d’essuyer un échec est de se lancer dans une nouvelle aventure. Après avoir laissé aux Républicains la minorité de blocage au Sénat, Obama essaie de faire oublier l’assurance maladie en plaçant les banques dans son viseur.

 

Les craintes inspirées par l’endettement excessif de la plupart des Etats sont tout à fait infondées. C’est du moins ce qui ressort de la politique menée par trois pays : Islande, Venezuela et Argentine. Dans un article du Figaro Economie qui avait échappé à notre vigilance (18 janvier) l’ami Jean Pierre Robin expose avec talent « les trois façons de ne pas payer ses dettes ». 

 

On refonde, on refonde. Après le capitalisme, Nicolas Sarkozy a dit son intention de refonder la médecine libérale. Ce sera sans doute plus facile que de refonder le capitalisme, dont la vigueur est apparemment intacte, et qui a déjà subi des attaques pires dans le passé et les a déjouées avec succès. La médecine libérale, du moins en France, est déjà moribonde, donc on peut l’achever en toute quiétude.

Le 5 Février 2010
 
LA DEFENSE DU LIBERALISME

Les voix discordantes durant cette crise ont été trop peu nombreuses pour ne pas les mentionner ici. Le dernier numéro de la revue Sociétal (1er trimestre 2010, N°67) intitulé « Après la crise, une nouvelle ère du libéralisme ? » ne revient pas seulement sur les vraies causes de la crise. Les auteurs écrivent clairement que la seule voie de sortie est le libéralisme.

 
 
 
 
Jean François Revel : La grande parade Vladimir Boukovsky : L'Union européenne, une nouvelle URSS ? Herbert Spencer : Le droit d'ignorer l'Etat Jeanne Assouly : Irak, la vérité Victor Farias : Allende. La face cachée Barbara Lefebvre : Elèves sous influence Ludvig von Mises : Problèmes fondamentaux de l'économie politique De fête en fête Le futur de l'Europe : harmonisation ou concurrence ? TED STANGER : Sacrés fonctionnaires ! Le libéralisme peut-il sauver la gauche ?