UN XXI° SIECLE A LA DIMENSION DE L’HOMME

Mondialisation et diversité culturelle. Commerce et compréhension entre les peuples. Les hommes libres font les nations prospères.
LA MONDIALISATION RESPECTE LA PERSONNALITE
Une réflexion sur la subsidiarité et la mondialisation fait apparaître la mondialisation sous son vrai jour.

Elle n'est pas destructrice de la personnalité, elle a au contraire tendance à respecter, mieux : à développer la personnalité.

Trop nombreux sont ceux qui pensent que dans une économie mondiale il n'y a de place que pour des êtres humains standardisés, fabriqués dans le moule américain, condamnés à manger des hot dogs, à boire du Coca et à travailler pour une grande compagnie multinationale.

La mondialisation est au contraire l'occasion de mettre en valeur les capacités de chacun, car il n'y a de place que pour ceux qui sont en mesure d'apporter quelque chose aux autres, pour ceux qui sont performants. Or la performance n'est pas un don du ciel, comme la beauté ou la santé, c'est le résultat d'efforts individuels, c'est la volonté de progresser et de faire mieux.
Par contraste, le monde de l'Etat Providence a été celui de la massification, de la grégarisation, de la "termitière humaine".

Il ne faut pas se tromper d'adversaire. Oui, aujourd'hui la personne humaine est menacée, déconsidérée, mais ce sont les régimes les plus étatistes et les plus collectivistes qui fabriquent cette sous-humanité, pour la rendre plus docile.

 
LA MONDIALISATION RESPECTE LA DIVERSITE

Pas davantage la mondialisation ne détruit-elle les cultures locales, n'efface-t-elle la diversité des familles, des régions, des nations. On l'a vu : l'importance du capital humain requiert des structures de formation et d'éducation  plus efficaces, capables de donner des hommes de meilleure qualité. La famille, la cité, le tissu associatif sont les viviers indispensables aux acteurs de la mondialisation.

D'autre part, s'il est vrai que l'activité marchande tend à introduire un certain anonymat dans les relations inter-personnelles, et si la mondialisation nous amène à traiter avec des gens que l'on ne connaît pas, dont on ignore jusqu'à l'existence, cela fait naître par réaction un besoin croissant d'enracinement. Les peuples les plus curieux d'histoire sont les peuples jeunes, qui n'ont pas d'histoire. Les hommes qui apprécient le foyer sont ceux qui voyagent le plus.

Enfin, en libérant les individus de la Providence de l'Etat, la mondialisation leur donne la possibilité et les moyens financiers de reconstituer les cellules de la société civile.
Pour toutes ces raisons, il y a fort à parier que l’homme du XXI° siècle sera plus désireux que jamais d'avoir une vie familiale, communautaire et civique intense.

 
PAS D’INTEGRATION, MAIS DES ECHANGES

La mondialisation ne demande donc pas que les individus et les peuples soient intégrés dans un espace mondial homogène, mais

simplement que les individus et les peuples du monde entier soient en mesure d'échanger.

Elle invite les êtres humains à sortir de leur routine, de leur espace borné, pour s'ouvrir de grands espaces, pour se laisser tenter par l'innovation. Elle est une formidable découverte des autres, elle est un étalon précis de sa propre valeur, et stimule le progrès personnel.

 
UN FACTEUR DE PAIX

Parce qu'elle pousse à la dépolitisation, la mondialisation concourt à la paix mondiale. Pour faire des profits, les entrepreneurs, depuis les patrons de PME jusqu'aux actionnaires des grandes compagnies, n'ont pas besoin d'organiser des guerres ou des révolutions : au contraire ils les redoutent plutôt, car aucun pays ne s'est durablement enrichi par la voie des armes, même pas l'Empire Romain.

Dans leurs ardeurs belliqueuses, dans leurs dépenses somptuaires, les hommes de l'Etat sont aujourd'hui arrêtés par les retombées économiques et sociales. Voilà pourquoi leur soif de pouvoir les pousse à s'organiser en cartels pour s'affranchir du marché qui les rudoie tant.

 
LA MONDIALISATION IRREVERSIBLE

Ils n'y réussiront pas, et pour longtemps la mondialisation est irréversible au moins pour trois raisons :

- les techniques qui se perfectionnent à grande vitesse aujourd'hui vont toujours dans le sens de l'universalité, de la communication à distance, et se déjouent des obstacles législatifs que veulent mettre en place les Etats.

- les pays les plus riches en sont arrivés à un tel degré d'interdépendance qu'ils se ruineraient instantanément en voulant faire retour à un commerce inter-national, voire même intercontinental. Ni la nation, ni le continent ne peut s'organiser en économie autarcique ; cela est vrai même des Etats Unis.

- les pays les plus pauvres n'ont d'autre carte à jouer pour sortir de la misère que la mondialisation. Ceux qui se sont lancés dans la grande aventure du commerce mondial ont fait un bond spectaculaire, et rattrappent en quelques années les plus riches. Même si leurs sociétés sont inégalitaires, elles sont promotionnelles : elles permettent à un grand nombre de progresser et incitent les autres à les imiter. Voudrait-on enfermer le Tiers Monde dans sa pauvreté et priver les plus déséhérités de la seule chance qu'ils ont de s'en sortir ?

 
CONFORME A LA NATURE HUMAINE

Finalement, on peut penser que la mondialisation est bonne non seulement pour la paix mondiale, pour la prospérité universelle, mais aussi pour l'être huamin, parce qu'elle est conforme à sa nature profonde.

Les erreurs sur la mondialisation sont bien souvent des erreurs anthropologiques : on ne comprend pas l'être humain tel qu'il est. On l'imagine tantôt égocentrique, sans autre référence que son intérêt exclusif de celui des autres, tantôt universel, conforme à un modèle abstrait, bardé de droits de l'homme tout aussi abstraits.

Or, et cela est bien connu depuis Aristote, l'homme est un être social, qui éprouve naturellement pour les autres ce sentiment qu'Adam SMITH a appelé la "sympathie", qui le pousse à s'entendre, à échanger, à vivre en paix, à découvir et respecter des règles de bonne vie en commun. Il faut être disciple de HOBBES et voir l'homme comme "un loup pour l'homme" pour le condamner à subir le Léviathan, pour appeler de ses vœux la protection du monstre étatique, "cet être sans passion, sans génie et sans foi" comme disait PROUDHON.

 
LA NATURE HUMAINE DEVOYEE

Mais ce qui est naturel ne va pas de soi, comme beaucoup le pensent. Se conformer à sa nature, assumer sa qualité d'être humain, cela

demande des efforts, cela appelle des exigences. La mondialisation ne les affranchira du Leviathan que si les hommes cultivent et méritent leur liberté.

Or, le poids des cinquante dernières années a été particulièrement lourd dans ce domaine, parce qu'il a transformé des millions d'êtres humains en assistés, en esclaves consentants.

Même ceux qui ont tiré leur épingle du jeu l'ont fait avec le concours de l'Etat, et si des gens s'en plaignent, ils sont souvent les premiers à aller pleurer du côté de la puissance publique pour obtenir le privilège, l'emploi, l'honneur ou la subvention qu'il recherche.
TOCQUEVILLE ne s'y trompait pas : tout en admirant les Américains pour leur belle indépendance à l'égard de la politique, il avait pronostiqué le glissement vers l'Etat Providence.

 
EDUCATION A LA RESPONSABILITE

C'est dans le domaine de l'éducation que beaucoup de choses sont à refaire. Les systèmes d'enseignement centralisé, les systèmes de protection sociale, sont les deux foyers de perversion des esprits et des cœurs. L'éducation à la responsabilité ne sera possible qu'avec une profonde réforme de ces systèmes.

Les pays qui ne seront pas capables de faire ces réformes seront condamnés par la mondialisation, faute de pouvoir offrir les personnes de qualité indispensables, faute d'avoir laissé s'exprimer le sens de l'initiative, de la performance et de la réussite.

C'est donc la formation des hommes qu'il faut par priorité arracher au monopole de l'Etat.

 
PRATIQUE DE LA SOLIDARITE VOLONTAIRE

En sens inverse, la solidarité est un domaine susceptible de rendre toutes leurs vertus aux hommes libérés de l'Etat. La reconstruction de la Société

Civile devrait permettre de remettre chacun d'entre nous en situation de responsabilité vis-à-vis des autres : responsabilité des parents vis-à vis de leurs enfants, et des enfants à l'égard des parents, responsabilité des élus vis-à-vis des électeurs, des citoyens vis-à-vis des règles sociales, responsabilité de son emploi, de son métier, de son épargne, de son patrimoine, responsabilité de ses relations aux autres.

En réduisant la part du politique, et en pratiquant le marché au niveau mondial, l'ordre communautaire peut très vite reprendre vigueur.

 
S’ENGAGER POUR UN NOUVEL HUMANISME

Comme toujours, il n'y aura pas de changement décisif sans un engagement de la part des hommes libres, qui doivent tendre la main et donner l'exemple aux hommes et aux peuples asservis, et non pas se réfugier dans un rejet de la société présente ou dans l'espoir d'un homme ou d'un parti providentiel.

La mondialisation nous offre une sérieuse chance de participer à une aventure passionnante, qui remettra l'homme à sa juste place, au cœur de la vie économique, au cœur de la société. Sachons saisir cette chance.

La mondialisation ouvre la porte au nouvel humanisme du troisième millénaire.

 
   
La mondialisation respecte la personnalité Pas d'intégration, mais des échanges La nature humaine dévoyée Pratique de la solidarité volontaire