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Le marché s'arrête-t-il aux portes
de la justice sociale ?
La question se pose à tous ceux qui, comme en Europe de l'Est,
amorcent leur passage au capitalisme : ne vont-ils pas perdre en justice
ce qu'ils vont gagner en efficacité ?
Mais elle se pose aussi à ceux qui, en Occident, bénéficient
de la protection de l'Etat-Providence. Cette protection ne devient-elle
pas illusoire ? La plupart des systèmes sont en crise grave : retraites,
santé, éducation, emploi ne sont plus très bien garantis
par les mécanismes redistributifs. Le poids des prélévements
obligatoires devient intolérable. Le social ne va-t-il pas tuer
l'économique ?
Les "nouveaux pauvres" ne sont-ils pas un défi à
la "justice sociale" ?
Une réflexion fondamentale sur la dimension sociale du marché
est donc plus que jamais nécessaire. Elle a été menée
récemment par les plus hautes autorités morales (par exemple
avec "Centesimus Annus"). Elle sera prolongée à
Aix avec tous les philosophes, juristes, sociologues et économistes
qui se demandent, une fois de plus, si le capitalisme est juste, et si
la liberté s'accomode réellement de l'égalité
et de la fraternité.
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