| LE RESPECT DES DROITS DE PROPRIETE
PRIVEE ET L'ORDRE INTERNATIONAL | ||||||||||||
Un ordre spontané émerge entre nations qui respectent
les droits de propriété privée. Ces sociétés n’exercent plus de violence interne,
ce qui tend à générer un ordre. Le commerce volontaire au sein et entre ces sociétés
génère de la richesse. Commerce et paix vont main dans la main. Lorsque les nations
ne respectent plus les droits de propriété, naissent violence et désordre. Les
traités internationaux seront fragiles car la violence au sein des nations entraîne
généralement la violence entre nations. D’un point de vue historique, les « institutions
internationales » de Bretton Woods issues de la deuxième guerre mondiale
ont été préparées par des nations respectueuses des droits de propriété. En fondant
leur esprit sur l’universalité des droits de propriété, elles chérissaient l’idée
qu’il n’y aurait plus de guerre. Malheureusement, les nations qui ont signé ces
traités – comme l’URSS de Staline - étaient pour la plupart non respectueuses
des droits de propriété et n’entendaient pas changer leur attitude à cet égard.
Ces institutions ont donc permis l’ordre et la paix entre pays déjà respectueux
des droits de propriété privée. La fin du communisme avait entrouvert la porte
de l’espoir d’un renouveau, mais la Russie aujourd’hui, donne de nombreux signes
peu encourageants. Si en gros une bonne vingtaine de pays à l’époque
de Bretton Woods respectaient les droits de propriété, il faut rappeler que ce
respect y était tout relatif. En effet, la pratique de la « troisième voie »
suppose un niveau élevé de réglementations et de fiscalité. Comme l’a bien montré
l’échec du Doha Round, dans ces pays le respect des lobbies prend rapidement le
pas sur le respect des droits de propriété. Tout effort vers un ordre international devra passer
en premier lieu par le respect des droits de propriété au niveau national. Nous
sommes donc très loin de l’ordre global…
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