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DEVELOPPEMENT DURABLE ET TENTATION
REGLEMENTAIRE | ||||||||||||
Le Professeur
Gérard Bramoullé de l'Université Paul Cézanne décortique
ici pour nous la notion de développement durable pour montrer qu'elle est
un non sens. La mode est au « développement durable ». Cette notion sert en réalité d’alibi à de nouvelles réglementations coercitives. C’est avec le rapport Bruntland de 1987 que la notion émerge. En 1992 la déclaration de « l’Agenda 21 » lors du sommet de Rio est signée par 173 pays : 2500 recommandations ! Dix ans plus tard, au sommet de Johannesburg, le Président Chirac défendra le développement durable pour qu’il soit intégré à tous les niveaux administratifs internationaux. Le protocole de Kyoto adopté par plus de 150 pays propose quant à lui un objectif d’ici 2012 de réduction de 8% des émissions de gaz à effet de serre par rapport à l’année 1990. Ce protocole a été rejeté par les Etats-Unis et la Chine. Les pays riches ont forcé la main des pays pauvres en leur disant « signez, vous n’aurez pas à l’appliquer »… L’idée du développement durable serait de répondre aux besoins de la génération présente sans compromettre ceux des générations futures en n’épuisant pas les ressources non renouvelables… Au sommet de Rio la définition a été « affinée » pour incorporer les peurs économiques et sociales. Aux régulations coercitives écologistes se sont ajoutées les réglementations économiques et sociales. Pourtant, le concept de développement durable est un non-sens. D’abord la notion de besoin est subjective. Il est impossible de connaître les besoins des générations futures. On prétend se mettre à leur place mais c’est en réalité l’Etat et sa bureaucratie qui définissent ces besoins. Ensuite les ressources naturelles n’existent que parce que l’homme a découvert leur utilité. Le pétrole n’a été que pourriture tant qu’il ne servait pas des besoins humains. Déjà le Club de Rome dans les années 1970 prédisait que les stocks mondiaux seraient épuisés. On avait oublié qu’avec la rareté des ressources, les prix montent, faisant ainsi émerger des innovations pour économiser des ressources : on repousse les limites. S’ils avaient vécu au 17ème siècle les tenants du développement durable auraient prôné l’arrêt de l’usage du cheval. Enfin, la notion de durabilité semble oublier que le développement est un phénomène de long terme justement. L’allocation intertemporelle des ressources se fait en fonction du prix du temps qui est le taux d’intérêt. Nous savons que les gens ont une préférence pour le présent : les marchés résolvent ce problème d’allocation intertemporelle des ressources. En réalité, les organisations et lobbies internationaux se servent de la durabilité pour rendre leur propre pouvoir durable.
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