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LES FAUX PRIX DU MARCHE DU TRAVAIL
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Il existe sans doute une dénominateur commun aux pays de l’UE : celui de l'ignorance entretenue à propos du prix du travail. Or, ceci génère une répression originale de la concurrence. Le marché du travail européen est le fruit de trois arbres : - celui du droit positif en augmentation permanente -
celui de la théorie : la théorie néoclassique du marché du travail avec processus
d’ajustement entre offre et demande vers un prix d’équilibre et dans laquelle
le chômage n’est pas pris en considération. La théorie keynésienne et néo-keynésienne
critique cette première analyse est mauvaise car il n’existerait pas d’offre sur
le marché du travail, juste une demande de travail de la part des employeurs,
sur la base de l’égalité du salaire et de la productivité marginale du travail.
L’analyse socialo-marxiste de son côté consiste à dire que le travail
n’est pas une marchandise. Laissons
de côté ces analyses pour nous tourner vers l’analyse d’école autrichienne pour
qui le marché du travail n’est rien d’autre qu’un processus de marché parmi d’autres
dont le moteur est cette réduction de l’ignorance des individus. L’originalité
de cette école de pensée « autrichienne » est qu’elle peut remonter
au Français Bastiat ou à l’Italien Pareto. Les trois
autres théories reposent sur l’hypothèse de la certitude et débouchent alors sur
de faux concepts. Le
marché du travail européen se trouve justement être analysé par les politiques
ou les autres économistes sur la base ce des trois théories qui ne nous satisfont
pas. La conséquence est une approche statistique qui consiste à chercher des données
sur cette disparité, cette segmentation du marché du travail. C’est ainsi qu’est
invoqué l’argument du « dumping social » sous prétexte que le prix du
travail est inférieur dans certains pays par rapport à d’autres. Or, l’aspect « réduction de l’ignorance » est alors mis de côté. Il y a une homogénéité cachée du marché du travail, derrière En fait il n’existe pas un prix du travail connu. Il existe en pratique trois prix du travail, quelque soit le pays où l’on se trouve. Le premier, le vrai prix du travail, est celui qui amène le dirigeant d’entreprise à embaucher sur la base de la productivité marginale de l’employé. Ce vrai prix du travail est ignoré, sauf des employeurs, d’abord à cause des systèmes de protection sociale. Le prix qui va être connu plus ou moins de l’employé c’est ce que l’on appelle le salaire brut. Quelle différence existe-t-il entre le vrai prix du travail et le salaire brut ? Les cotisations sociales obligatoires employeur, à la charge certes des employeurs, mais aussi des employés. Mais ces derniers l’ignorent. Et les médias font tout pour établir une distinction entre les cotisations obligatoires employeur et ce qu’on appelle les cotisations sociales obligatoires employé. Le salaire brut est dans le meilleur des cas égal au vrai prix du travail quand il n’existe pas cette cotisation employeur.Et dans le pire des cas, comme par exemple le système français, il y a un salaire brut inférieur au vrai prix du travail. Dans le cadre européen, le plus bas salaire brut annuel moyen des industries manufacturières et des services selon l’INSEE est celui de la Bulgarie (1635 € annuels). Le plus élevé c’est le Danemark (44.682 €). En France : 28.642 €, soit en onzième position. La moyenne des pays européens (Europe des quinze) : 31.188 €. Autrement dit le salaire brut en France est inférieur à la moyenne des pays de l’Europe des Quinze. Mais qu’en est-il des cotisations sociale obligatoires employeurs (en pourcentage du salaire brut) ? On observe que le taux de cotisation sociale employeur est à Malte (8,2%). Le taux les plus élevé est en Suède (44,5%). La France se trouve à 41,4 %, à la troisième position après l’Italie. La moyenne des Quinze est à 28,4 %. Ceci signifie qu’en France le salaire brut est inférieur au salaire brut moyen de l’Europe des Quinze mais que le taux de cotisations obligatoires sociales employeur se y trouve être supérieur de 16 points par rapport au taux moyen européen. Peu
importe ces disparités. Le point important est que personne ne sait cela !
On ne peut pas comprendre les décisions des employeurs, ni le processus du marché
du travail. Le troisième
prix du travail est le seul connu des salariés, soit le net payé », c'est-à-dire
le salaire brut diminué des cotisations sociales obligatoires employé. Entre le
vrai prix du travail est ce que nous connaissons en tant qu’employé, il y a une
sous-estimation de la valeur que l’employeur donne à notre travail ; et une
sous-estimation à deux composantes que tout employé devrait connaître et surtout
additionner (puisque c’est lui qui paie) : les cotisations sociales obligatoires
employeur et les cotisation sociales obligatoires employé. Et dès l’instant qu’il va y avoir une augmentation des cotisations sociales obligatoires employeurs, imposée aux employeurs, que va-t-il se passer ? L’employeur continuera à faire valoir l’égalité du prix du travail à la productivité. Une augmentation des cotisations sociales obligatoires employeur induit donc une augmentation du vrai prix du travail. L’employeur ne peut alors que licencier ou délocaliser, soit implanter une filiale dans un pays où le prix du travail se trouve inférieur à celui du pays où lui se trouve. Il y a une distinction entre les travailleurs à forte et ceux à faible productivité. Il y a alors des pays où le pays du travail est « jugé trop » bas (pour des raisons d’organisation économique et sociale) et d’autres, trop élevé.
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