| LE
MONDE MECONNU DES FONDS DE PENSION | |||||||||||
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Un livre simple, clair, pédagogique et sans parti-pris.
L’ouvrage de Stéphanie Lavigne, L’industrie des fonds de pension. Les
investisseurs institutionnels américains, L’Harmattan, mériterait
d’être connu. Surtout par les temps qui courent. | ||||||||||
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Crise :
il y a ce qu’on dit et ce qu’on ne dit pas.
Ce qu’on dit : Ce qu’on ne dit pas :
La capitalisation du NYSE (New York Stock exchange) a connu une croissance
de 328,45 % entre 1990 et 2000 et le NASDAQ (National Association of Securities
Dealers Automated Quotation
System) a connu une croissance de 1057 % sur la même période. Le NASDAQ
représente surtout le marché des nouvelles technologies. Rarement un secteur économique aura
été aussi méprisé, critique et – surtout – méconnu. La retraite par capitalisation
et les fonds de pension font partie de ces mythes que leurs détracteurs
utilisent comme bon leur semble. Il est vrai aussi que leurs défenseurs,
souvent, les présentent mal ou de manière incomplète et confuse ce qui
augmente le degré d’ambiguïté qui les entoure. Les deux parties portent
une part de responsabilité mais cela ne doit pas empêcher une bonne connaissance
de la capitalisation et du monde des fonds de pension. Il est vrai que
la crise a été l’occasion idéale au service des adversaires de la capitalisation
pour multiplier leurs attaques : « Vous voyez, ont-ils dit,
Les fonds de pension
et les « mutual funds »
font partie des investisseurs institutionnels. Les derniers sont l’équivalent
de nos SICAV et de nos fonds communs de placement tandis que les premiers
regroupent des investissements très diversifiés : actions en Bourse,
logement, entreprises en développement, etc. Toutefois, les deux investisseurs
institutionnels ont des modalités de fonctionnement semblables :
plusieurs souscripteurs leur confient la gestion de leur capital. Les investisseurs institutionnels investissent pour des montants importants
de leurs ressources dans le capital des sociétés, soit pour eux-mêmes,
soit pour le compte de tiers. Les principaux investisseurs institutionnels
français sont les banques et les compagnies d'assurances. Parmi les fonds de
pension, il faut aussi distinguer entre les grands fonds de pension qui
regroupent des souscripteurs très différents et les fonds de pension des
entreprises. La confusion qui existe entre les deux a donné beaucoup de
munitions aux détracteurs des fonds de pension. Le scandale des pensions
des employés de la firme Enron qui a fait faillite
en décembre 2001 après des magouilles comptables atteignant des proportions
jamais vues jusque-là, les a fait décréter l’échec en général des fonds
de pension et les risques encourus par les salariés. Le problème c’est
que les retraites des salariés d’Enron faisaient
partie du fonds de pension de l’entreprise laquelle leur a fait des promesses
mirobolantes une fois à la retraite. Les salariés ont perdu la retraite
de l’entreprise qui avait été épargnée ce qui est, évidemment, très dur
à accepter. Néanmoins, en épargnant dans son entreprise comporte infiniment
plus de risques qu’en épargnant dans un fond de pension « classique »
qui diversifie énormément ses investissements et prend donc un minimum
de risques. Au
début des années 2000 (avant la crise de 2001), les investisseurs institutionnels
géraient environ 27 000 Mds de dollars pour l’ensemble des membres
de l’OCDE. Les actifs des investisseurs
américains s’élevaient à plus de 19 000 Mds de dollars ce
qui représentait environ 190 % du PIB (en 1980, ils représentaient « seulement »
70 % du PIB américain). Les
investisseurs institutionnels sont devenus des éléments essentiels du
mécanisme économique américain et de plus en plus dans le monde. Plus
de 80 % des transactions sur le marché se font entre leurs mains. Les
fonds de pension détiennent plus de 30 % du capital des firmes américaines
et plus de 60 % du capital des 25 plus grandes sociétés. Si
vous voulez en savoir plus, plongez dans ce livre très instructif. Le 18 décembre 2008
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