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CONTRE ATTAC OU LA
DECONTAMINATION IDEOLOGIQUE
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Ingénieur de l’Ecole des Mines, ancien maire, président (très) actif du Cercle
Frédéric Bastiat des Landes, Jacques de Guénin vient de publier un livre
(ATTAC ou l’intoxication des personnes de bonne volonté[1], préface de Pascal Salin) extrêmement
utile sur les mensonges de l’association anti-mondialiste et anti-libérale,
ATTAC. |
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Lors d’un voyage récent en Roumanie, pour ne pas perdre « le contact » avec la France, j’ai cherché à lire la presse française. Grande fût ma surprise de constater qu’à Bucarest, le journal le plus répandu est… le mensuel Le Monde Diplomatique, organe de propagande de l’association ATTAC. Une preuve supplémentaire que même ses pires ennemis profitent pleinement de la mondialisation pour répandre leurs idées. Qui ne connaît pas l’association ATTAC ? Fondée officiellement en décembre 1998, l’« Association pour la Taxation des Transactions financières pour l’Aide aux Citoyens » est passée de 5 400 adhérents en 1998 à plus de 30 000 en 2002. Parmi ses membres actifs (assez âgés d’ailleurs, car plus de 43% ont plus de 51 ans), on compte des représentants du PCF, de Lutte Ouvrière, de la Ligue Communiste Révolutionnaire, des Verts et des Alternatifs. Au côté des personnes physiques, il faut ajouter des personnes morales, une centaine de collectivités locales, des revues (Alternatives Économiques, le Monde Diplomatique, les Amis de la Terre), des syndicats (la CFDT-la fédération banques, la CGT – fédération finance, la Confédération paysanne) et des associations (Droit au logement, la Fédération des Maisons des jeunes, le MRAP). Tous ces braves gens sont « dirigés » par plusieurs leaders, comme Bernard Cassen, ancien professeur, Jacques Nikonoff, énarque, ancien de la Caisse des Dépôts, il a été pendant plusieurs années le représentant de cette banque aux Etats-Unis (il est aussi le seul à avoir travaillé une courte période dans le privé), Susan George, journaliste du Monde diplomatique, Pierre Tartakowski, rédacteur en chef du journal des cadres CGT, sans oublier d’autres personnalités comme José Bové, Ignacio Ramonet ou Christophe Aguitton. Or, que souhaite ATTAC ? Jacques de Guénin prend point par point les propositions de l’association et apporte scrupuleusement les preuves de la tromperie. ATTAC vise mal, soutient l’auteur. Et voici pourquoi. La taxe Tobin, par exemple, l’une des premières revendications d’ATTAC, est une mauvaise idée car l’essentiel des mouvements de devises dans le monde résulte de transactions normales et la « spéculation » est une fraction peu importante du total des transactions (de plus, contrairement aux idées reçues, la spéculation est utile car elle oblige les gouvernements à veiller sur le bon fonctionnement de leurs économies et il existe déjà une taxe sur transactions financières). « La mondialisation libérale est une ordure », soutient Ignacio Ramonet, le directeur du Monde Diplomatique. Pourquoi ne pas poser la question aux peuples du tiers-monde pour voir s’ils sont d’accord avec le gourou des derniers marxistes ? Ces peuples profitent de l’ouverture des frontières et du libre-échange pour vendre leurs produits, ce ne sont sûrement pas les tarifs prohibitifs sur le commerce qui les feront s’enrichir. Il y a d’ailleurs une grande incohérence chez les leaders d’ATTAC car, d’une part, ils se considèrent comme les défenseurs des pays pauvres et, d’autre part, ils se prononcent contre la liberté pour ces pays d’attirer les investisseurs et de développer leurs économies. La crise argentine ? Une conséquence de « l’ultra libéralisme », soutient ATTAC. Faux, rétorque de Guénin, en montrant comment le gouvernement argentin a gâché les fruits de plusieurs années de privatisations en dilapidant l’argent récolté. La Banque Mondiale et le FMI, suppôts du libéralisme ? Un mensonge, ces deux institutions étant plutôt étatistes, distribuant de l’argent sous forme d’aides à droite et à gauche, sans aucun contrôle. Excellents les chapitres sur l’aide aux pays pauvres et les OGM, dans lesquels l’auteur, grâce à des dizaines d’exemples concrets, démontre comment les aides ont perverti des économies et ont rendu des pays complètement dépendant, sans parler de l’argent détourné par les dictateurs en place. Et les OGM, ces épouvantails des temps modernes, extrêmement utiles au tiers-monde (l’Inde a éradiqué la famine grâce aux plantes génétiquement modifiées), accoucheurs du fameux « principe de précaution », pourquoi les gouvernements étatistes s’obstinent-ils à les bannir ? L’ouvrage de Jacques de Guénin est une mine d’arguments pour ceux qui ne veulent pas se laisser berner par l’intoxication idéologique d’ATTAC. Il mérite largement une diffusion dans nos médias si complaisants envers cette association. Bogdan Calinescu [1] Pour commander le livre, s’adresser à l’Institut Charles Coquelin, CEFGEC, 75 rue Claude Bernard, 75005 Paris.
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