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L’HISTOIRE VRAIE DE LA MONDIALISATION
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Contrairement aux idées reçues, le phénomène de la mondialisation n’est pas responsable de l’appauvrissement des gens (déjà pauvres) ou de l’enrichissement d’autres gens (déjà riches). Ce sont plutôt les adversaires de la mondialisation les fossoyeurs du pauvre. C’est ce que démontre un journaliste suédois dans un livre de reportages à travers plusieurs pays. |
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Ces jours-ci, les militants anti-mondialisation
(menés par l’inévitable José Bové) se réuniront à Porto Alegre, au Brésil
pour manifester et pour protester (voir notre article en rubrique politique).
Contre quoi ? Contre « les ravages de la mondialisation et du
libéralisme ultra sauvage ». Mais, savent-ils ce que c’est que la
mondialisation ? On peut en douter, tant leurs critiques sont creuses,
violentes, remplies d’idéologie. Ils contestent quelque chose qu’ils ne
connaissent pas. Pour les aider dans leur lutte contre l’ogre mondialiste, voici un livre qui vient d’être publié par le Cato Institute : The Race to the Top. The real story of globalization. Son auteur, Tomas Larsson, est un journaliste suédois qui a passé plusieurs années en Thaïlande, au Taïwan, au Brésil, en Indonésie, aux Etats-Unis, en Malaisie et dans plusieurs autres pays asiatiques. Il y a été le correspondant de nombreux journaux suédois, mais aussi du Far Eastern Economic Review, Financial Times et Business Asia. Son ouvrage se lit comme un journal enrichi de plusieurs portraits et de nombreuses statistiques. On fait connaissance avec Mason Su, créateur d’une entreprise taiwanese qui vend des logiciels, Seni Williams, propriétaire d’une manufacture à Lagos, au Nigéria, Prasit Visedpaitoon, responsable marketing dans une entreprise de bicyclettes thaïlandaise, Zejna Kasic, une Bosniaque créatrice de pull-overs, Kim Joo Young, un juge sud-coréen qui bataille contre le monopole des « chaebols » et le mammouth étatique. Tous proviennent de familles pauvres, se sont enrichis grâce à leurs entreprises et profitent pleinement de la mondialisation. Sans l’essor des échanges commerciaux, ils n’auraient jamais pu vendre leurs produits, le marché intérieur étant complètement insuffisant. Larsson explique aussi que le
terme de « brasilinisation » (les riches encore plus riches
et les pauvres encore plus pauvres) brandi par les militants anti-mondialistes
est mal choisi. La réalité est toute différente. Si les favelas (la banlieue)
de Rio sont pauvres, ce n’est nullement la faute de la mondialisation ;
d’ailleurs, celle-ci n’est même pas connue là-bas. Par exemple, Rocinha,
un quartier défavorisé de Rio, est « géré » par « The Red
Commando », un syndicat du crime avec des racines communistes, tandis
que les politiques de la capitale décorent officiellement le criminel
Fidel Castro. En plus de la corruption de l’Etat et des politiciens, ce
que ne savent pas nos protestataires de Porto Alegre, c’est que le Brésil
est un pays fermé. Ses exportations n’atteignent que 6 % du PIB (en 1998),
ce qui place le pays aux côtés du Haïti et du Rwanda. Aujourd’hui même,
la gauche brésilienne continue de soutenir des mesures protectionnistes
et de renforcer un système étatique déjà tentaculaire. La gauche au Brèsil
ne s’intèresse pas aux pauvres, mais aux fonctionnaires : plus de
90 % du budget social est consacré aux 10 % de la population la plus aisée.
Les militaires cotisent environ 100 millions de reals pour la Sécurité
sociale, mais reçoivent en échange plus de 7,2 Mds de reals, les fonctionnaires
touchent des retraites 8 fois plus élevées que celles du privé. En fait,
les causes de l’appauvrissement du pays tiennent plus à la bureaucratie
locale et à la corruption qu’à une mondialisation…inexistante.
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