![]() |
||||||||||||||||
|
ROOSEVELT II |
||||||||||||||||
![]() |
Les Français
seront contents : 80% d’entre eux souhaitent la victoire de Barak
OBAMA. Selon toute
vraisemblance ils l’auront. Ainsi sera effacée la déception des échecs
successifs de KERRY et GORE, et sera fermée la parenthèse républicaine
dont on dit qu’elle avait été ouverte avec Ronald REAGAN. Cette parenthèse
a été celle du retour de la nation américaine et de ses valeurs de liberté
et de droit juste à temps pour neutraliser l’Union Soviétique et libérer
des millions de personnes de la dictature. Elle a été celle d’une économie
mondialisée, qui a permis un progrès économique sans précédent dans les
pays riches, et un démarrage spectaculaire des pays pauvres, dont certains
font maintenant la course en tête. Elle s’est accompagnée des découvertes
les plus impressionnantes, les nano-techniques le disputant aux conquêtes
spatiales et à la génétique. Triste bilan en effet laissé par vingt cinq
ans de libéralisme (à instaurer ou à parfaire dans bien des domaines)
et de « reaganomics ». |
|||||||||||||||
|
Voici maintenant
ce qui nous attend. Cela ne concerne pas seulement le peuple américain,
mais l’humanité entière, puisque les Etats-Unis, qu’on le veuille ou non,
continueront à donner le ton. Ce qui nous attend, c’est ROOSEVELT II.
Dans toutes ses déclarations, Barak OBAMA a tenu le même langage que le
président démocrate. En perspective immédiate un contrôle accru des entreprises
et des marchés, mis sous bonne garde des agences fédérales, une relance
de l’économie par des doses massives d’investissements publics, financés
par de l’inflation et des impôts nouveaux, donc une promesse infaillible
de chômage massif. Au rêve américain
succèdera le cauchemar américain. Comme dans les années 1930. Cependant, là
devrait s’arrêter la ressemblance avec ROOSEVELT. Plus précisément la
triste période ROOSEVELT II sera moins longue que la précédente. Il y
a plusieurs raisons à cela : 1° Le degré
d’intégration de l’économie américaine dans le concert mondial est bien
plus grand que dans les années 1930. 2°
Le progrès technique s’est amplifié et accéléré, et des milliers d’innovations
continueront à se faire sur la lancée actuelle du savoir et de l’entreprise. 3° Car demeureront
des espaces de libre entreprise, dont ni les Américains, ni les Européens
n’auront intérêt à se couper – l’Europe pourrait être l’un de ces espaces
si elle tournait le dos à la tentation du New Deal. 4° Mis à part
les communistes révolutionnaires de Messieurs Besancenot et Rouillan,
les illuminés du développement durable et les dictateurs communistes d’Amérique
Latine, personne ne voudra revenir au rêve soviétique, ni abattre le capitalisme,
ni régir la planète. Qu’il faille
donc s’attendre à des jours ou des années difficiles c’est incontestable,
mais se désespérer à long terme
n’est pas légitimé. Il y aura encore de beaux jours pour la liberté, la
propriété et la vie, car il est de la nature des hommes de ne pas vouloir
vivre dans la dictature durable, le collectivisme et le suicide. Le libéral
est un pessimiste à court terme, parce qu’il est lucide et conscient des
erreurs humaines, mais un optimisme à long terme, parce qu’il a foi dans
la dignité et la créativité de l’être humain. « C’est
du fond de l’abîme que jaillit la lumière »… Jacques
Garello
|
||||||||||||||||