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Notre
ALEPS s’associe à la pétition contre la taxe carbone lancée à l’initiative
de l’IREF (Institut de Recherches Economiques et Fiscales) et Contribuables
Associés. Le texte de cette pétition figure à la fin de cet éditorial,
et vous êtes invités à la signer si elle vous convient. Elle me convient, et je dois
vous dire qu’en cette « rentrée » à la fois scolaire, sociale,
politique, j’éprouve le besoin de me défouler pour dire aux princes qui
nous gouvernent qu’ils ont dépassé les bornes. La pétition traduit exactement ma lassitude de voir le pays aux ordres de Borloo, Hulot et autres Cohn Bendit. Le politiquement correct, aujourd’hui, c’est l’écologiquement correct. Nous subissons le terrorisme intellectuel d’authentiques totalitaires, qui ne sauraient souffrir le moindre débat, la moindre contradiction. Malheur à ceux qui émettent des doutes sur le réchauffement de la planète, sur l’épuisement des ressources naturelles, sur le tarissement des sources d’énergie ! Malheur à ceux qui ne croient pas au mythe du CO2, ils sont coupables de lèse-planète, ce sont des ennemis de l’humanité présente et des générations futures. A mes yeux, la secte des écologistes professe un nihilisme, un néo-paganisme qui nous ramènent aux pires époques de l’obscurantisme. Totalitaires, les écologistes
veulent régir les domaines les plus privés de notre existence : comment
nous nous logeons, nous nous chauffons, nous nous lavons, nous nous transportons,
nous nous nourrissons, nous nous distrayons, nous nous soignons. L’Etat
Providence est parvenu à son stade suprême : la providence universelle,
le fatalisme social. Les hommes n’y peuvent plus rien, ils n’y ont même
plus leur place. La pétition traduit encore
ma révolte fiscale. Comme tous les Français (y compris ceux qui croient
qu’ils n’en sont pas victimes) je suis assailli, assassiné par les prélèvements
obligatoires. Pour faire oublier que la taxe est un impôt, tous les artifices
sont bons. Quand ils admettent malgré tout qu’il s’agit au moins d’un
prélèvement obligatoire, les parrains de la taxe, Michel Rocard et Jean
Louis Borloo, démontrent que ce prélèvement n’est qu’un moyen de restituer
un pouvoir d’achat à ces pauvres Français qui sont obligés malgré eux
d’émettre du carbone. A supposer, disent-ils, qu’il s’agisse d’un impôt, cet
impôt serait redistributif, donc juste. A mes yeux toute redistribution
est au contraire stupide ou injuste, ou les deux. Elle est stupide quand
ce sont les mêmes que l’on ponctionne et que l’on subventionne ensuite
pour réparer les dégâts de la ponction. Elle est injuste quand elle confisque
le fruit du travail des uns pour donner un avantage aux autres – une aubaine
qui n’est due qu’au choix arbitraire de la loi fiscale. La seule fiscalité
qui puisse passer pour juste serait égalitaire (comme l’est la flat tax,
l’impôt à taux unique), c’est ce que prévoyait la déclaration originelle
des droits de l’homme ; c’est ce qu’ont supprimé la progressivité,
les niches fiscales, les bonus-malus, etc. Je me révolte contre l’injustice
fiscale. La pétition traduit enfin
mon inquiétude pour l’économie française. J’entends vanter les mérites
de la révolution verte, et de pleines pages de publicité dans les quotidiens
(payées par le contribuable) m’expliquent que « rien ne sera plus
comme avant ». La révolution verte serait « une chance unique
pour notre économie… La croissance verte est créatrice d’emplois et inscrit
la France dans un modèle de développement durable ». Belle chance
en réalité ! La fiscalité et (tout autant) la réglementation vertes
représentent des charges considérables pour les entreprises françaises,
qui perdent leur compétitivité. Elles frappent les consommateurs en renchérissant
les prix, et les impôts diminuent le pouvoir d’achat, l’épargne est pénalisée
ou gaspillée. Quant au développement, le seul durable qui soit est celui
de la dette publique car toutes ces folies écologiques sont financées
par des déficits publics croissants. La révolution verte, c’est
surtout la croissance de la bureaucratie et la dépense publique.
Il y a de quoi s’inquiéter pour la « reprise », et la crise
pourrait se prolonger bien plus longtemps chez nous. Voilà donc quelques-unes des raisons – ce ne sont pas les seules hélas – qui me font signer la pétition des deux mains. Je voudrais cependant souligner qu’une pétition ne s’adresse pas qu’aux gouvernants, elle concerne aussi les pétitionnaires. Pouvoir se compter, recueillir des milliers, voire des dizaines de milliers de signatures, c’est encourageant. La pétition, comme le referendum d’initiative populaire, est une façon de rappeler que la société civile existe, que l’avenir d’un pays ne se décide pas dans les allées du pouvoir. Car un peuple ne saurait être durablement mené contre sa volonté. Aujourd’hui deux Français sur trois sont opposés à la taxe carbone – pour des raisons parfois contradictoires, j’en conviens. Mais cela peut-il laisser la société politique indifférente, alors qu’elle se prépare à solliciter des suffrages pour élire les assemblées régionales ? Une pétition, c’est la traduction d’un ras-le bol, c’est aussi l’expression d’une force nouvelle émergeant de la société civile. Jacques Garello Les Français croulent déjà sous les impôts directs et indirects. Les études de l’IREF ainsi que le dernier Rapport de la Cour des Comptes montrent que la France détient le record des prélèvements obligatoires au sein des pays membres de l’OCDE : l’État français confisque 54 % des richesses produites par le pays. L’IREF se mobilise contre la taxe carbone annoncée par le gouvernement. C’est une taxe injuste, inutile et dangereuse. C’est une taxe injuste car elle va toucher surtout les familles les plus démunies qui subiront de plein fouet l’augmentation du prix de l’essence, du gaz et du charbon, conséquences inéluctables à l’introduction de la taxe carbone. Dans un contexte économique difficile, avec une croissance négative et une forte augmentation du chômage, cette taxe enfoncera encore plus les familles françaises dans la précarité, les obligeant à payer plus de 300 euros par an. C’est une taxe inutile car introduire un nouvel impôt, même élevé, n’aurait aucun effet sur le climat. La France émet à peu près les cinq millièmes des émissions mondiales de CO2 et les autres pays ne sont pas prêts à la suivre sur cette voie. Le ministre allemand de l’écologie a même parlé de l’ « éco-impérialisme de la France » qui souhaite imposer un nouvel impôt à l’Europe. Qui plus est, de nombreux rapports faits par des scientifiques mettent en doute l’impact réel du CO2 sur les changements climatiques. La taxe carbone est dangereuse car elle va affecter les petites et moyennes entreprises, celles qui créent des emplois en France. Des dizaines de milliers d’emplois seront détruits et le taux de chômage ne cessera d’augmenter. C’est pourquoi l’IREF se mobilise contre cette nouvelle taxe. 14, 15 ou 32 euros la tonne de CO2, c’est toujours l’argent des contribuables ! Aujourd’hui, la taxe carbone. Et demain ? Quelle autre taxe ? En faisant circuler cette newsletter, en l’envoyant à votre élu, à Matignon ou à l’Élysée, vous pourrez montrer que vous faites partie des deux tiers des Français qui sont contre la taxe carbone. Institut de Recherches Économiques et Fiscales
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