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L’évènement marquant de ces jours à venir sera
l’accès de Barak OBAMA à Je ne voudrais pas grossir le flot des commentaires
de quelques considérations banales. Je voudrais surtout souligner l’écart
qui peut exister entre ce que disent les candidats et ce que font les
élus. Cet écart est habituel en France. En sera-t-il de même avec OBAMA ? Dans trois domaines il tiendra vraisemblablement
ses promesses, au moins dans un premier temps. Le premier est la poursuite
du plan de relance de quelque 800 milliards de dollars, dans le sillage
du plan que George W. BUSH avait prévu. Encore OBAMA envisage-t-il dès
maintenant d’aménager ce plan d’une façon plus originale que prévu :
il assortit la croissance des dépenses publiques d’une substantielle baisse
des impôts, réalisant en apparence l’alliance de la carpe et du lapin,
c'est-à-dire de l’impulsion publique et de la dynamique privée. |
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Le deuxième domaine est la politique environnementaliste.
OBAMA a été sous influence d’Al GORE, et un certain nombre de mesures
inspirées par le lobby des verts seront prises dès le début. Mais
ira-t-on comme en France jusqu’à imaginer par exemple une fiscalité
pénalisant les grosses voitures ? Ce serait donner le coup de
grâce à l’industrie automobile. Le troisième et dernier domaine est
celui de la protection sociale. OBAMA a promis d’élargir considérablement
les allocations, subventions et retraites, avec peut-être le modèle
français en tête. Mais CLINTON s’y était cassé les dents, compte tenu
des coûts prohibitifs d’une socialisation de la santé et d’un rejet
de la capitalisation. Somme toute OBAMA va réaliser une partie de
ses engagements, mais il ne pourra réaliser le « rêve »
dont il a parlé abondamment pendant sa campagne. Restent tous les autres domaines de la politique
américaine, ils ne sont pas mineurs. Bien que l’on attende la date
fatidique du 20 janvier pour croire à la paix dans la bande de Gaza,
on a déjà vu que les positions vis-à-vis de l’Iran, de l’Afghanistan
et au Moyen Orient ne sont pas éloignées de celles de son prédécesseur,
et Hilary CINTON a dit son intention de ne pas révolutionner le fond
de la diplomatie américaine, sinon sa forme. Évidemment OBAMA s’est
abrité ces derniers jours derrière sa position de président élu non
encore président. Mais il serait surprenant qu’il nous réserve un
coup d’éclat sur ce chapitre. La continuité sera aussi la règle dans le domaine
du commerce international. Contrairement à ce que l’on pouvait craindre
avec ses annonces pendant la campagne électorale, OBAMA ne s’est pas
converti au protectionnisme, et ne remettra pas en cause le principe
du libre-échange mondial. Voilà sans doute ce qui va peser le plus
lourd dans le futur. On fait souvent le parallèle entre l’ère OBAMA
naissante et la période de ROOSEVELT. Sans doute le « retour
de l’Etat », le « New Deal » peuvent-ils évoquer les
années 1930. Il y a cependant une différence fondamentale : de
1930 à 1939, tous le pays occidentaux ont fait une surenchère protectionniste,
chacun croyant se protéger de Fort heureusement on ne songe pas aujourd’hui
à répéter cette erreur tragique, et le « sommet du G 20 »,
tout en appelant de ses vœux une « refonte du capitalisme »
n’a pas remis en cause la mondialisation – feignant d’ignorer que
la mondialisation est évidemment le plus grand succès du capitalisme,
et le véritable gage de la paix mondiale. La mondialisation est la garantie fondamentale
que les Etats-Unis éviteront les dérapages, tant monétaires que budgétaires,
réglementaires ou fiscaux. Il suffit que l’un des Etats impliqués
fortement dans les échanges mondiaux continue à respecter les règles
de la compétitivité et ne se laisse pas aller aux illusions qui ont
nom relance, fonds souverains, dépréciations monétaires, démagogie
syndicale pour que les autres soient amenés à ne pas dépasser certaines
limites de l’anti-économique. Or, pour l’instant, quelques pays européens
(comme l’Allemagne) ou émergents (comme l’Inde et peut-être
Un schéma très répandu veut que la politique
(voire même l’environnement) domine l’économie. Mais la réalité, depuis
des siècles, est inverse : des peuples ruinés par la politique,
et dressés les uns contre les autres, ont fini par se reconstruire
économiquement, à retrouver les vertus de l’échange et le chemin de
la paix. Il n’est pas d’homme politique assez puissant pour ignorer
durablement les lois de l’économie et l’impératif de la liberté humaine.
Jacques
Garello
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