U.S. : LIBERTE ECONOMIQUE ET PROGRES SOCIAL


La croissance américaine au 2ème trimestre vient d’être révisée à la hausse à 5,6% (contre une prévision de 5,3% au mois d’août dernier). Clinton a annoncé, mercredi 27 septembre dernier, un excédent budgétaire record qui s’élèverait à 230 milliards de dollars pour l’année fiscale 2000. Des dépenses et une dette publique à la baisse (223 milliards de dollars sont consacrés à son remboursement cette année), la pauvreté au plus bas depuis 20 ans : tout confirme la bonne santé économique des Etats-Unis. La liberté économique y va de pair avec le progrès social !


Tous les indicateurs économiques confirment le dynamisme et la bonne santé de l’économie américaine.

1) Le taux de croissance du PIB (Produit Intérieur Brut) au 2ème trimestre a été révisé à 5,6%, en hausse par rapport aux prévisions du mois d’août dernier. Mais ce qui est le plus significatif, c’est que le taux de croissance au 1er et au 2ème trimestre 2000 ont été largement supérieurs aux taux respectifs de l’année 1999 (4,8% en 2000 contre 3,5% en 1999 au 1er, et surtout 5,6% en 2000 contre 2,5%, soit plus du double, au 2ème trimestre). Ainsi en dépit des pronostics de ralentissement, l’économie américaine reste toujours très dynamique. Ce qui est plus inquiétant pour la valeur de l’Euro, c’est que l’écart avec les économies européennes se maintient, voire se creuse.

2) En revanche l’indice des prix de base a été révisé à la baisse à 2,1% contre 2,3% annoncés précédemment. La croissance s’accompagne pratiquement, à la différence des périodes d’expansion économique des années 1960, d’une absence d’inflation.

3) Le budget américain dégagera un excédent de 230 milliards de dollars pour l’année fiscale 2000 (du 1er octobre 1999 au 30 septembre 2000). Même si ce chiffre signifie que des revenus supérieurs ont été ponctionnés par le gouvernement aux dépens de leur utilisation dans le marché, il est vrai aussi que les acteurs économiques ont su trouver, en dépit des taxes et des obstacles mis en place par les autorités publiques, des opportunités de profit sans doute liées à la « nouvelle économie » et à la mondialisation. L’effet Laffer a joué à plein et l’excédent budgétaire est supérieur au total du budget français !

Cependant, ces chiffres optimistes ne font pas perdre aux Etats-Unis. Les objectifs de long terme de bonne santé des finances publiques que les contribuables ont su imposer aux dirigeants politiques. Ainsi, cet excédent, à l’évidence, ne sera pas dilapidé (à l’image de la France) dans la course aux privilèges et aux rentes des groupes de pression, mais consacré au remboursement de la dette (223 des 230 milliards de dollars). A ce rythme, la dette serait totalement épongée en 2012. La campagne présidentielle tourne inévitablement, dans une telle ambiance en faveur de la libre entreprise, autour de réductions spectaculaires d’impôts (George W Bush promet ainsi dans son programme électoral de « rendre » aux contribuables 1300 milliards de dollars en 10 ans) et de réductions des dépenses publiques (Clinton serait inquiet (!) de l’ampleur des dépenses de la majorité républicaine « au profit d’intérêts particuliers »).

Enfin, ce qui attire le plus l’attention c’est que ce désengagement de l’Etat de la vie économique, déclenché à l’époque par l’administration Reagan, profite à tout le monde (une hausse des revenus de 2,7% hors inflation a été enregistrée en 1999 par rapport à 1998) mais surtout aux familles les plus pauvres. Comme vient de le confirmer la publication du Bureau du recensement, la pauvreté (certes suivant les critères statistiques utilisés pour son calcul, à savoir un seuil de 17 000 dollars par an (environ 130 000 francs ! ) pour une famille de 4 personnes et 13 300 pour une famille de 3 personnes), est à son niveau le plus bas depuis 20 ans. La « pauvreté » ne concernerait plus que 11,8% des foyers américains en 1999 contre 12,7% en 1999 (soit 2,2 millions de pauvres en moins). A l’exception des blancs avec une baisse de la pauvreté peu marquée, les performances économiques ont profité à tous les groupes ethniques (8,4 millions en 1999 contre 9,1 millions en 1998 chez les noirs et 7,4 millions contre 8 millions chez les latino-américains).

En conclusion, comme le montre chaque année l’Index of Economic Freedom de la Fondation Heritage, la liberté économique est le facteur primordial pour augmenter les revenus et pour réduire la pauvreté. Malheureusement, en France, on n’a pas compris, à l’image des grèves et mouvements sociaux, qu’il n’y pas de meilleur moyen pour partager les fruits de la croissance que celui de s’assurer, par le respect des droits de propriété privée et de la libre entreprise, qu’elle dure.

Mots-clés : Budget, Croissance, Pauvreté.