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Celles-ci ont
été adoptées dans la plus grande discrétion en première lecture par l’Assemblée
nationale et la liste est très significative. Tout d’abord l’Assemblée
a voté une hausse de 800 millions d’euros des recettes attendues du tabac
(ce qui va comme nous l’avions expliqué profiter avant tout au marché
noir, puisque les prix vont encore augmenter en janvier de 20%) et, pour
équilibrer les choses, elle a ajouté une hausse des taxes sur les cigares
de 5% et sur le tabac à rouler de 4,3%. Autre mesure :
l’Assemblée nationale a voté l’augmentation de la taxation sur la publicité
pour les médicaments « afin de limiter les politiques de promotion
des laboratoires pharmaceutiques ». Comme si cela ne suffisait pas,
les députés ont ensuite instauré une « contribution exceptionnelle »
sur le chiffre d’affaire des laboratoires, pour un montant de 150 millions
d’euros. Comme le soulignent les Echos « l’objectif du gouvernement
est d’inciter à des comportements plus raisonnables en matière de consommation
des médicaments ». Le gouvernement
a raison : tuer les laboratoires français en les écrasant sous un
excès d’impôts et de charges, alors qu’ils sont déjà soumis au contrôle
des prix, pour les rayer de la carte, c’est le plus sûr moyen de limiter
les dépenses. Il n’y aura plus d’industrie pharmaceutique française et
comme cela les Français consommeront moins de médicaments. C’est imparable. On appréciera
également l’originalité indiscutable de ce mini-plan
destiné à limiter le déficit de la sécu : des hausses de taxes et
des hausses d’impôts. Il ne manque que des hausses des cotisations sociales.
Tout cela laisse bien augurer du futur plan de sauvetage de la sécu. Néanmoins
il se confirme que le gouvernement a bien comme objectif principal la
baisse des impôts : il vient de le prouver à nouveau. Mais pourquoi
les médias ont-ils été si discrets sur ces mesures ?
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