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Mais un nouvel élément sur les merveilles de la gestion hospitalière publique peut être versé au dossier, à partir d’un cas concret -qui doit se répéter ailleurs- celui des hôpitaux de Marseille. Il se trouve que le nouveau directeur de l’assistance publique des hôpitaux de Marseille est un peu plus curieux que ses prédécesseurs. Il s’est demandé ce que les hôpitaux publics faisaient des legs ou dons qu’ils recevaient. Et là, surprise, après inventaire exhaustif -qui n’avait jamais été fait- le patrimoine est fabuleux, mais il n’est tout simplement pas géré. Pour les seuls hôpitaux publics de Marseille, hors bâtiments hospitaliers ou utilisés pour des activités médicales ou administratives, le patrimoine immobilier de l’A.P. des hôpitaux de Marseille s’élève à 68,6 millions d’euros, dont le propriétaire public ne fait rien. Cela comprend 467 logements, du studio à la bastide classée et 60 commerces, avec des hôtels, des bars, des snacks, des quincailleries, des merceries-corsetteries-bonneteries, et même une forêt et une carrière.
La plupart des logements sont à l’abandon. Faute du moindre entretien, 201 logements sont classés en habitat indécent ; 20% sont vacants. Un immeuble possédé à Paris (par les hôpitaux marseillais) était même tellement oublié que personne n’en avait la clef et qu’il a fallu faire appel à un serrurier pour le faire ouvrir. Beaucoup sont murés pour éviter les squats.
Les autres ne sont pas perdus pour tout le monde. Souvent loués à des agents hospitaliers « dans le besoin », leur loyer n’est jamais réévalué. Il est actuellement trois fois inférieur aux prix du marché. Résultat : un manque à gagner de plusieurs dizaines de millions d’euros par an. Vive la gestion publique et sa rigueur légendaire.
Le 24 Septembre
2003
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