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Les choses semblent évoluer à nouveau en cette rentrée,
mais pas forcément dans la bonne direction. L’un des syndicats,
la CSMF, a poursuivi la dialogue avec les caisses,
en particulier, il faut le dire, sous la pression insistante du ministre
de la santé. Les caisses avaient réussi à faire revenir la CSMF à la table
de négociation pour chercher à l’enfermer dans la logique des honoraires
négociés, donc fixes. Les deux parties sont parvenues à un accord, qui doit
être soumis à Jean-François MATTEI, lui demandant de l’intégrer dans le
règlement conventionnel minimal qui régit, en l’absence de convention,
les relations entre la sécurité sociale et les médecins spécialistes.
Mais cet accord ressemble bien à un maigre plat de lentilles. D’abord,
il ne concerne que 9 600 praticiens libéraux sur 33 000 spécialistes conventionnés
en secteur 1. Ce sont des spécialistes cliniciens (dermatologues, endocrinologues,
gynécologues,…), par opposition aux spécialistes techniques (radiologues,
cardiologues,…) qui, eux, n’obtiennent rien. Mais les premiers n’obtiennent
pas grande chose, puisque le tarif de la consultation passerait de 23
à 25 euros. Par ailleurs, une revalorisation est également envisagée pour
les psychiatres, neuropsychiatres et neurologues, la consultation passant
de 34,30 à 37 euros. En contrepartie de cette « revalorisation »
acceptée et de ce retour aux honoraires fixes, les caisses prendraient
partiellement en charge les primes d’assurance professionnelle des spécialistes
et une partie de leurs cotisations sociales. Les spécialistes, pour leur
part, s’engagent à prescrire davantage de génériques, à participer aux
accords de bon usage des soins, aux contrats de bonne pratique, etc…
Et surtout ils s’engagent ainsi implicitement à abandonner leur revendication
de liberté des honoraires. Autrement dit, ils gagnent fort peu sur les
tarifs et perdent beaucoup en liberté. Or le combat du printemps nous
avait semblé, chez la plupart des médecins, non un combat pour une revalorisation
des honoraires, mais un combat pour la liberté, ce qui est tout à fait
différent. Les médecins vont-ils abandonner ? Une capitulation de
leur part serait suicidaire et surprenante.
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