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UNE DOSE SALUTAIRE
DE LIBERALISME
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Il faudrait commencer par fondre tous les prélèvements dans un impôt commun, retenu à la source, par exemple de 30 %, remplaçant l'impôt sur le revenu, la CSG et les cotisations sociales. Par ailleurs, les ménages à faibles ressources bénéficieraient d'une allocation unique, dépendant de la situation familiale qui remplacerait toutes les aides actuelles : minima sociaux, aides au logement, prestations familiales, prime pour l'emploi. En ce qui concerne la fiscalité du logement, la taxe d'habitation devrait être supprimée, l'auteur préconise l'introduction d'un système qui traiterait de la même manière les locataires et les propriétaires. Pour se retrouver dans toutes ces aides accordées aux plus pauvres, rien de mieux que de les regrouper dans une seule et unique allocation. Il serait utopique d'assister bientôt à la grande révolution fiscale, néanmoins, on pourrait commencer par réduire drastiquement le taux de prélèvements, surtout pour les bas salaires. Sans oublier les hauts revenus pour les empêcher de fuir notre pays. D'autres réformes proposées par Vincent Chriqui sont un peu moins claires et mériteraient d'être mieux explicitées. Qu'est-ce que ça veut dire " assouplissement des conditions de licenciement ", ou bien pourquoi remplacer les réglementations - très nombreuses et dissuasives - par des aides ? Concernant la réforme des monopoles publics, nous ne pouvons que la soutenir même si nous ne voyons pas comment l'existence des subventions serait compatible avec la concurrence. En revanche, découper en plusieurs entreprises les services publics (France Télécom, SNCF, EDF, La Poste) pourrait constituer un bon début pour la privatisation. " La Constitution pourrait être modifiée afin que le caractère fondamental de la liberté d'entreprendre soit affirmé solennellement ". D'après l'auteur, il serait souhaitable d'introduire l'amendement suivant : " Les prix et les salaires sont libres, de même que la pratique de toutes les activités économiques. La loi ne peut apporter des limites à ces principes que dans le but de protéger la sécurité des consommateurs ou de favoriser la concurrence ". Introduire le principe de la liberté économique dans la Constitution, mais aussi le respecter, voici le début de la société libérale. Pour ce qui est de la réforme de nos administrations, l'auteur s'inspire des changements britanniques basés sur l'autonomie et la responsabilité. Ces principes, empruntés au privé, inciteraient probablement les fonctionnaires à travailler plus, tout en leur fixant des objectifs. Dans un pays où les dépenses de personnel représentent 40% du budget de l'Etat, un changement du statut des agents étatiques serait plus que nécessaire. On pourrait commencer par gérer les fonctionnaires selon le droit privé comme l'a fait l'Italie. Il faudrait donc supprimer les inégalités criantes entre le public et le privé, introduire plus de mobilité et éliminer les rigidités. Faut-il pour autant garder le statut de la haute fonction publique, coupable d'autant de retards de notre pays ? Au niveau local aussi, plus d'autonomie et de responsabilité des maires. Banaliser l'utilisation de l'évaluation comme le préconise la Citizen's Charter du Royaume-Uni et la création d'un NAO (National Audit Office) pour contrôler l'efficacité des services de l'Etat. Espérons juste que les élus UMP lisent le livre de leur confrère et s'en inspirent. Au moins en partie. BC
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