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IV - LEXIQUE GENERAL SUR L'IMPOT
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Abattement : Somme forfaitaire
déduite de la base imposable. (Lucien MEHL et Pierre BELTRAME, Science et Technique Fiscales, Prais :
PUF, 1984) Administration fiscale :
elle a pour charge d’asseoir, de contrôler, et de recouvrer les différents
impôts. Elle décide également de l’assiette de l’impôt et élabore
les textes et normes fiscaux. (Lucien MEHL et Pierre BELTRAME, Science et Technique Fiscales, Prais : PUF, 1984) Aides : impôts indirects au Moyen-Age et sous l'Ancien Régime. Droits
de consommation grévant des produits divers tels que les boissons,
l'huile, les cartes àjouer, les objets d'or et d'argent. (Gabriel
ARDANT, Histoire de l’impôt, Les grandes études
historiques, Fayard, 1972, 2 tomes) Asseoir un impôt : en fixer
la base. (Gabriel ARDANT, Histoire
de l’impôt, Les grandes études historiques, Fayard, 1972, 2 tomes) Assiette : - Ensemble de règles ou d'opérations tendant à déterminer les éléments (bénéfice, chiffre d'affaires...) qui doivent être soumis à l'impôt. Ce sont les opérations administratives qui recherchent et évaluent la matière imposable. - Elément retenu
pour le calcul de l'impôt pour l'application du tarif (l'assiette
est alors synonyme de base). Le terme « assiette » est souvent
utilisé comme synonyme de « base imposable ». (Lucien MEHL
et Pierre BELTRAME, Science et Technique Fiscales, Prais :
PUF, 1984) Assujetti : Personne soumise à un impôt (une personne soumise
à la TVA est un assujetti.) (Lucien MEHL et Pierre BELTRAME, Science et Technique Fiscales, Prais :
PUF, 1984) Avis d'imposition : Document administratif sur lequel figurent
les éléments servant de base au calcul de l'impôt, le montant des
sommes à payer, les conditions de leur exigibilité et la date de leur
mise en recouvrement. (Lucien MEHL et Pierre BELTRAME, Science
et Technique Fiscales, Prais : PUF, 1984) Cadastre : c’est « l’état civil » de la propriété foncière.
Il recense l’ensemble des propriétés situées sur le sol français.
Il est aussi un auxiliaire du fisc auquel il permet d’asseoir les
impôts locaux qui ont pour base la valeur locative cadastrale. Le
premier cadastre général fut entrepris sous Napoléon 1er
en 1808. (Gabriel ARDANT, Histoire de l’impôt, Les grandes études
historiques, Fayard, 1972, 2 tomes) Capitation : impôt direct d'origine féodal, devenu public en 1695
en raison d'une grosse crise financière que traversait la nation.
C'est le premier impôt levé, en théorie, sur chacun (caput: tête),
tous ordres confondus. Les contribuables étaient divisés en 22 classes,
depuis le prince du sang (imposé à 2000 livres) jusqu'au manoeuvrier
(imposé à 1 livre). Les privilégiés parvinrent, par abonnement, à
échapper pour l'essentiel à cet impôt. Supprimée en 1690 rétabli en
1701. (Gabriel ARDANT, Histoire de l’impôt, Les grandes études historiques, Fayard, 1972,
2 tomes) Cens : 1.HIST. Montant d'imposition nécessaire pour être électeur
ou éligible, dans le suffrage censitaire. 2.FEOD Redevance due par
des tenanciers au seigneur du fief 3.HIST,ROM Recensement qui
servait notamment au recrutement de l'armée et au recouvrement de
l'impôt. (Gabriel ARDANT, Histoire
de l’impôt, Les grandes études historiques, Fayard, 1972, 2 tomes) Consulat : [ 9-10 nov. 1799 - 18 mai 1804 ]. Régime issu du coup
d'Etat des 18 et 19 brumaire an VIII et qui pris fin lorsque le premier
consul, Napoléon Bonaparte, se fit proclamer empereur. (Gabriel ARDANT,
Histoire de l’impôt, Les grandes études
historiques, Fayard, 1972, 2 tomes) Contribuable : personne
physique ou morale assujettie au champ d’application d’un impôt et
qui supporte directement la charge des contributions, impôts, droits
ou taxes dont le recouvrement est autorisé par la loi. (Lucien MEHL
et Pierre BELTRAME, Science et Technique Fiscales, Prais :
PUF, 1984) Convention nationale : assemblée révolutionnaire qui succéda à l'Assemblée
législative le 21 sept. 1792, fonda la première république et gouverna
la France jusqu'au 26 oct. 1795 (4 brumaire an IV). (Gabriel ARDANT,
Histoire de l’impôt, Les grandes études
historiques, Fayard, 1972, 2 tomes) Corvée royale : obligation d'effectuer, sans être rémunéré, des travaux
pour la construction ou l'entretien des voies de communication. (Gabriel
ARDANT, Histoire de l’impôt,
Les grandes études historiques, Fayard, 1972, 2 tomes) Dîme : Impôt qui était constitué par une redevance en nature au clergé.
Très lourde pour la paysannerie, elle était prélevée sur le produit
brut juste après la récolte. De grosses dîmes pesaient sur ce qui
procurait les revenus les plus importants tels que le vin, l'avoine,
le froment et des menues dîmes sur les légumes et fruits. Les taux
variaient beaucoup mais en général, ils se situaient autour du treizième
de la récolte. La dime fut abolie au cours de la nuit du 4 août. (Gabriel
ARDANT, Histoire de l’impôt,
Les grandes études historiques, Fayard, 1972, 2 tomes) Ferme générale : perception de divers impôts faite par des compagnies
ou individus au nom et pour l'Etat. L'adjudiciaire de la ferme générale
avançait l'argent des impôts avec des associés et se chargeait de
le récupérer avec de gros bénéfices. Née sous Colbert en 1681, elle
regroupe la ferme des aides, des gabelles, des domaines, des traites
et entrées jusqu'au XVIII avec Turgot. Elle est formée en 1774 de
87 financiers capables de prêter de très grosses sommes ou de se porter
caution pour le trésor. De 1726 à 1788, le poids de la ferme a oscillé
entre 45 et 49 % Des recettes ordinaires de l'Etat. (Gabriel ARDANT,
Histoire de l’impôt, Les
grandes études historiques, Fayard, 1972, 2 tomes) Fouage : avant la Révolution, levée de deniers faite sur chaque feu.
En Bretagne (rattachée début XVI seulement au royaume), il s'agissait
de l'impôt direct équivalent à la Taille. (Gabriel ARDANT, Histoire de l’impôt, Les grandes études historiques, Fayard, 1972,
2 tomes) Fraude fiscale : deux
conditions doivent être réunies pour qu’il y ait « fraude » :
1) un acte matériel : la transgression de la légalité française ;
2) un acte intentionnel : la volonté de payer moins d’impôts.
S’il manque un des deux éléments, il n’y a pas « fraude fiscale ».
En l’absence de l’élément matériel, on parle seulement
« d’évasion » ou « d’habileté » fiscale. Si c’est
l’élément intentionnel qui fait défaut, il s’agit alors d’une simple
« erreur ». (Lucien MEHL et Pierre BELTRAME, Science et Technique Fiscales, Prais : PUF, 1984) Gabelle : impôt d'Ancien Régime sur le sel, mais aussi sur d'autres
marchandises. Le bail des gabelles appartenait à la ferme général.
Le taux de l'impôt variait de façon considérable d'une province à
l'autre, selon que celle-ci se trouve exemptée, pays de production,
rédimée (ayant racheté l'impôt), pays de petite gabelle ou de grande
gabelle (dans l'ordre croissant).Elle était accompagnée d'une obligation
de s'approvisionner dans les greniers royaux (le sel est un monopole
d'Etat). (Gabriel ARDANT, Histoire de l’impôt, Les grandes études
historiques, Fayard, 1972, 2 tomes) Harmonisation fiscale :
effort des acteurs internationaux afin de rapprocher les modalités
fiscales des Etats et de faciliter ainsi les relations économiques.
L’harmonisation fiscale implique la compatibilité des règles fiscales
des différents pays participants aux échanges internationaux. Cette
harmonisation peut s’exécuter de façon dirigiste ou plus spontanée.
(Lucien MEHL et Pierre BELTRAME, Science et Technique Fiscales, Prais :
PUF, 1984) Imposable : Désigne la situation fiscale d'une personne ou d'une
opération qui, par son activité ou sa nature, entre dans le champ
d'application de l'impôt. (Lucien MEHL et Pierre BELTRAME, Science et Technique Fiscales, Prais : PUF, 1984) Interventionnisme fiscal :
l’impôt est utilisé dans un but
autre que le seul prélèvement de ressources. L’impôt est utilisé pour
influencer les structures économiques d’un pays. L’interventionnisme
fiscal est un instrument qui sert à influer les contribuables en les
incitant ou en les « désincitant » dans leurs décisions.
C’est une politique d’incitation fiscale régit par l’analyse « coûts-avantages »
des contribuables. Cet interventionnisme fiscal a bien des difficultés
à atteindre ses objectifs, et il produit souvent des conséquences
inverses de ses intentions. (Lucien MEHL et Pierre BELTRAME, Science et Technique Fiscales, Prais : PUF, 1984) Jurande : sous l'Ancien Régime, groupement professionnel autonome,
avec personnalité juridique propre et discipline collective stricte,
composé de membres égaux unis par un serment. (Gabriel ARDANT, Histoire de l’impôt, Les grandes études historiques, Fayard, 1972,
2 tomes) Liturgie : Service public (spectacle, fête, armement d'un vaisseau,...
) dont l'organisation et les dépenses étaient prises en charge non
pas par la cité mais par de riches citoyens. (Gabriel ARDANT, Histoire de l’impôt, Les grandes études
historiques, Fayard, 1972, 2 tomes) Octroi : droits que payaient certaines denrées, notamment le vin,
à leur entrées et sorties des villes (n'existe plus depuis 1948).
(Gabriel ARDANT, Histoire de
l’impôt, Les grandes études historiques, Fayard, 1972, 2 tomes) Paradis fiscaux : pays
dans lesquels les conditions d’imposition sont particulièrement favorables
selon les caractéristiques d’un contribuable (Andorre ou Monaco) ou
d’une entreprise (Hong-Kong, Jersey). (Lucien MEHL et Pierre BELTRAME,
Science et Technique Fiscales, Prais :
PUF, 1984) Patente : taxe annuelle acquittée naguère par les commerçants, industriels
et membres de certaines professions libérales, remplacée aujourd'hui
par la taxe professionnelle. (Gabriel ARDANT, Histoire de l’impôt, Les grandes études historiques, Fayard, 1972,
2 tomes) Pression fiscale : rapport
établi entre le prélèvement fiscal subi et le revenu gagné par un
contribuable, un groupe de contribuables, ou une entreprise. La pression
fiscale nationale porte sur le rapport entre le montant des prélèvements
obligatoires et le produit intérieur brut (PIB). Le résultat de ce
rapport s’appelle « coefficient
fiscal », il exprime le
« niveau de fiscalité » du pays. (Lucien MEHL et Pierre
BELTRAME, Science et Technique
Fiscales, Prais : PUF, 1984) Progressivité : la contribution proportionnelle (au revenu) du riche
est plus forte que celle du pauvre. (Gabriel ARDANT, Histoire de l’impôt, Les grandes études historiques, Fayard, 1972,
2 tomes) Recouvrement de l’impôt :
ensemble des procédures qui font passer l’impôt du patrimoine du contribuable
vers les caisses du Trésor Public. (Lucien MEHL et Pierre BELTRAME,
Science et Technique Fiscales, Prais :
PUF, 1984) Recouvrement : Synonyme d'encaissement. La mise en recouvrement
est l'opération par laquelle la créance du Trésor devient certaine
à une date déterminée. (Lucien MEHL et Pierre BELTRAME, Science et Technique Fiscales, Prais : PUF, 1984) Répercussion (ou incidence) de
l’impôt : phénomène par lequel un contribuable transfère
tout ou partie de sa charge fiscale sur un tiers. (Lucien MEHL et
Pierre BELTRAME, Science et Technique Fiscales, Prais :
PUF, 1984) Réquisition : sous l'Ancien Régime, conséquences naturelles de toute
dégradation de prestations forcées de biens et services. (Gabriel
ARDANT, Histoire de l’impôt,
Les grandes études historiques, Fayard, 1972, 2 tomes) Résistance à l’impôt :
attitude qui traduit le refus de l’impôt. Cette résistance à l’impôt
peut être collective (grève de l’impôt) ou individuelle selon qu’elle
est plus ou moins organisée (cf. associations de défense des contribuables)
(Lucien MEHL et Pierre BELTRAME, Science
et Technique Fiscales, Prais : PUF, 1984) Système fiscal : ensemble
des impôts en cours dans un Etat. (Lucien MEHL et Pierre BELTRAME,
Science et Technique Fiscales, Prais :
PUF, 1984) Taille : Jusqu'en 1695 (création
de la capitation), il s'agissait du seul impôt direct. Bien que qualifiée
d'extraordinaire jusqu'au XVIIIe siècle, elle est devenue un impôt
permanent à partir de 1439 (en même temps que la mise en place d'une
armée permanente). Il faut distinguer les pays de taille réelle (dans
la France du sud: elle pesait sur les biens roturiers même s'ils appartenaient
à des privilégiés), et les pays de taille personnelle (dans la France
du nord: elle pesait sur les facultés personnelles des taillables).
Il faut distinguer aussi les pays d'états (le prélèvement royal devait
passer par un accord des représentants des états de la province) et
les pays d'élection (le prélèvement était organisé par des élus, officiers,
et juges en matière de finances chargés de lever. une somme sur l'étendue
de leur élection). Dans les pays d'élection, chaque année, les élus
s'assemblaient et établissaient un rôle de taille qui indiquait la
répartition du prélèvement suivant les villes et les paroisses de
l'élection. Ces dernières élisaient tous les ans des assesseurs chargés
d'établir les rôles, et des collecteurs chargés de récolter l'impôt,
responsables sur leurs propres deniers. (Gabriel ARDANT, Histoire de l’impôt, Les grandes études historiques, Fayard, 1972,
2 tomes) Tarif : appliqué à la
base d’imposition, le tarif permet de calculer le montant de l’impôt.
(Lucien MEHL et Pierre BELTRAME, Science
et Technique Fiscales, Prais : PUF, 1984) Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) :
la TVA frappe les biens et services consommés par les particuliers
et les entreprises. Elle repose sur un système de déduction des taxes
payées par les entreprises sur les biens acquis nécessaires à leurs
activités. Par son mécanisme, la TVA porte uniquement sur la valeur
ajoutée du contribuable, du fait de son intervention, aux biens et
services qui font son activité. Elle fut initiée par Maurice Lauré
en 1953. (Lucien MEHL et Pierre BELTRAME, Science
et Technique Fiscales, Prais : PUF, 1984) Tribut : Ensemble des prestations en nature ou en argent que le peuple devait payer à du latin tributum = impôt. (Gabriel ARDANT, Histoire de l’impôt, Les grandes études historiques, Fayard, 1972, 2 tomes) |