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SEILLIERE RELANCE LA CROISADE ANTI-IMPOT Face au contentement et à l'immobilisme des hommes politiques
français en période d’échauffement préélectoral, le patron du Medef vient
nous rappeler, dans un dossier du Figaro-Magazine, la situation périlleuse
de notre économie de notre économie à la merci d'une implacable pression
fiscale. Est-il besoin de ressortir pour la énième fois les chiffres, les
graphiques et les études qui démontrent que nous croulons toujours sous
une pression fiscale épouvantable et que nous sommes, à l'heure de la
nouvelle économie, sous la dictature d'une fiscalité archaïque et totalitaire.
Il y a plus d'un siècle et demi, l'économiste français Frédéric Bastiat
dénonçait déjà la propension spoliatrice croissante de la puissance publique.
Il y a des décennies, l’économiste américain Arthur Laffer démontrait
que "trop d'impôt tue l'impôt". Enfin, voilà des années que
toutes les études placent notre pays en tête des Etats fiscalistes et
ne cessent de mettre en garde les gouvernants sur les conséquences néfastes
de cette triste réalité sur l’économie et la société française. En vain !
Car les chiffres restent éloquents. Monsieur Seillière les rappelle dans
le Figaro-Magazine. Souffrons donc une fois de plus, et espérons que le mal ressenti
nous empêche de retomber dans la torpeur suicidaire qui nous pousse à
accepter l’intolérable. Car voici quelques données à méditer à la veille
des prochaines échéances électorales ; taux de prélèvements obligatoires
en 1999 : 45.7% du PIB, taux marginal d’impôt sur le revenu le plus
élevé d'Europe soit 60,5% (dont 8% de CSG et CRDS), taux d'imposition
des dividendes perçus par une personne physique ; 62,44% taux marginal
d'imposition sur les sociétés ; 34,4% (26,37 en Allemagne),etc. Au final, l'étau se resserre un peu plus sur les entrepreneurs et
sur les consommateurs français et ce, en dépit du prétendu plan de baisse
d'impôt, proposé par le ministre de l'économie, il y a de cela quelques
mois. Pour beaucoup, l'annonce faite par Monsieur Fabius des 120 milliards
de réductions des prélèvements n'est qu'une supercherie censée redonner
des couleurs a une législature Jospin morne et anémiée. Le problème est
que de façon concomitante d'autres pays européens, à l'instar de l'Allemagne
(250 milliards de baisse sur 5 ans), se sont engagés dans des politiques
de baisse massive de la pression fiscale. En finalité, la France ponctionnera
encore quelques 450 milliards de francs supplémentaires par rapport à
la moyenne de ses partenaires européens. C'est dire que l'écart avec nos
voisins reste impressionnant et risque de mettre en péril la compétitivité
des entreprises et le dynamisme retrouvé des acteurs de l'économie française. Ce dur constat, Monsieur Seillière ne semble pas prêt de le taire,
refusant d’être complice de ceux qui continuent à engraisser cette infernale
machine fiscale, dépassée, inégalitaire, bureaucratique et répressive.
Véritable "usine a gaz" que la plupart des politiques n’osent
réformer craignant de connaître un sort fatal (à l'image de Christian
Sautter). Infâme structure corporatiste, assurant la survie d'un Etat
Providence pachidermique, à travers lequel certains persistent à vivre
aux dépends des autres. Mots clés :
Impôt, Etat Providence, Fiscalité,
Courbe
de Laffer.
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