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LOGIQUE
DE L'ACTION COLLECTIVE Traduction française de The
Logic of Collective Action, 1966
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Extrait N° 1, p.100 : Fonction du syndicat et problème du passager clandestin « Un syndicat travaille d’abord pour obtenir une augmentation des salaires, de meilleures conditions de travail, une législation favorable aux travailleurs, etc., toutes choses que, par leur nature même un travailleur ne peut soutirer isolément. Les syndicats sont pour les négociations collectives, non individuelles. Il s’ensuit que la plupart des succès des syndicats même s’ils étaient plus impressionnants que les syndicalistes bon teint ne le proclament ne pourraient offrir au travailleur raisonnable un mobile d’adhérer ; ses efforts individuels n’auraient pas d’effet sensible sur son revenu et qu’il contribue ou non aux frais du syndicat, il bénéficierait de la même manière de ses réalisations. » Extrait N° 2, pp.97-98 : Récompenses sélectives offertes aux adhérents « La plupart des syndicats doivent offrir quelque chose
d’équivalent à des assurances, des avantages sociaux ou des droits d’ancienneté.
Quelques syndicats aident leurs membres à trouver un emploi. Fait plus
important, presque tous les syndicats s’occupent des doléances de leurs
membres contre le patron ; c’est-à-dire qu’ils essaient de protéger
l’adhérent contre des heures supplémentaires trop (ou trop peu) nombreuses,
contre une répartition inéquitable du travail le plus déplaisant, les
brimades d’un chef d’équipe, etc. Bien que les syndicats puissent appuyer
les doléances des membres non syndiqués, en partie pour les convaincre
de l’utilité du syndicat, le non-syndiqué est, sans conteste, conscient
que ses revendication contre la direction seront les dernières à être
satisfaites s’il persiste indéfiniment à rester en dehors du syndicat. »
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