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LE
FONDAMENTALISME ENVIRONNEMENTAL |
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L’objet de mon
propos concerne la motivation ou quelques-unes des motivations de
politique environnementale et comment elles ont, en fait, égaré
les hommes politiques et le public. Des écologistes zélés ont en
fait remplacé une foi en Dieu par un culte à Gaia. A la place du
7ème commandement : “Tu ne dois pas commettre d’adultère”, ils ont
substitué une nouvelle interdiction : “Tu ne dois pas polluer”. Les fidèles croient
que tout dommage causé à notre habitat est un péché mortel. Les
prêtres pieux de la vertu environnementale prêchent maintenant :
“Repentez-vous ! Recyclez ! Car la fin du monde est proche.” Les
médias reprennent le chant en chœur : “Le ciel se réchauffe, le
ciel se réchauffe”. Eh bien, même
les hérétiques, les sceptiques, les infidèles et, croyez-le ou non,
des environnementalistes libéraux veulent un environnement propre.
Chacun préfère des rues propres, un air non pollué, de l’eau pure.
Mais un environnement parfaitement pur est impossible. Les arbres
contribuent à former du brouillard. En disant cela, Ronald Reagan
fit sourire mais le fait est que cela est vrai. Tous les animaux
exhalent du CO2, sécrètent des déchets et perturbent leur habitat.
En retour, l’environnement peut transformer ces déchets avec des
plantes utilisant les excréments des animaux comme substance nutritive.
Les déchets des plantes, l’oxygène, sont un support de vie pour
les animaux tandis que les déchets des animaux, l’acide carbonique,
sont un support de vie pour les plantes. En d’autres termes, le
polluant d’une entité est la nourriture de l’autre. Bien que trop
d’oxygène ou trop d’acide carbonique puissent être toxiques, ils
sont, à des quantités raisonnables, nécessaires à la chaîne de la
vie. Néanmoins, il
existe un problème environnemental et le gouvernement doit jouer
un rôle, peut-être le rôle principal, en maintenant et améliorant
notre environnement, mais une telle action devrait être basée sur
une science saine, utiliser des stimulants du marché (plutôt que
le “command and control”) et maintenir une société de liberté. Les droits de
propriété peuvent résoudre nombre de ces problèmes sans que le gouvernement
n’établisse un grand programme régulateur inefficace. Il existe
des cas comme les océans, l’atmosphère, l’air et beaucoup de cours
d’eau où la propriété privée peut être irréalisable, impossible
ou trop chère à mettre en oeuvre, bien qu’il existe de nombreuses
suggestions pour établir les droits de propriété sur ces ressources. Malheureusement
l’hystérie, une science pauvre et des groupes d’intérêts spéciaux
ont inspiré la politique. De nombreux fonctionnaires du gouvernement
et la plus grande partie du public n’ont pas assez d’information
concernant les questions environnementales, à tel point que ce qui
passe pour être des connaissances dans beaucoup de cas, dans l’arène
politique, provient des affirmations insensées de soi-disant environnementalistes.
Ces revendications ont mal servi le public jusqu’à aujourd’hui et
causeront même davantage de torts dans le futur. En fait, ce que
nous avons maintenant est un triangle corrosif qui paralyse la politique
rationnelle publique. Ce triangle est fait d’histoires d’horreur
propagées par les médias aussi bien au sein du gouvernement que
dans le public. En développant et en répandant des histoires de
catastrophes éminentes, les fanatiques de l’environnement ont trouvé
qu’ils peuvent garantir une attention certaine et obtenir le soutien
nécessaire, du moins en partie, pour réaliser leurs objectifs politiques.
Ils peuvent également, en parlant de ces catastrophes, se procurer
de l’argent de la part de leurs membres et du public en disant :
“si nous ne nous battons pas contre cela, nous serons tous détruits.” Les médias, la
télévision et les journaux savent que les histoires d’un jugement
dernier imminent se vendent bien, elles font vendre les journaux
et attirent des spectateurs. Les bonnes nouvelles ne se vendent
jamais, contrairement aux mauvaises. Le public adore les mauvaises
nouvelles. Vous sortez en courant de chez vous et achetez un journal
si l’on vous dit que la fin du monde est proche. Les scientifiques,
de leur côté, comprennent que la peur d’une catastrophe peut entraîner
un soutien à des projets de recherche, c’est pourquoi ils ont tendance
à dire : “Oui, il y a certainement un problème. Donnez-nous plus
d’argent pour la recherche pour que nous puissions connaître la
gravité du problème”. Le scientifique qui affirme que le prétendu
désastre est faux ou exagéré, quand il va au bureau compétent pour
l’octroi de fonds pour la recherche, celui-ci répond : “Bon, vous
avez dit que c’était une erreur, donc nous n’avons pas besoin de
vous donner d’argent, il n’y a là rien à étudier”. Et il aura gagné
l’hostilité de ses collègues qui le détesteront parce qu’ils perdront
leurs subventions. Ainsi les médias sont poussés par les environnementalistes
et ont faussé beaucoup de questions environnementales en suggérant
des apocalypses qui disparaissent après des recherches plus avancées. Laissez-moi vous
donner quelques exemples. Il y a quelques années, dans un programme
de télévision américain, Nightline (visible en France sur Super
Channel) un environnementaliste, astronome déclarait que les incendies
de pétrole au Koweït provoqueraient, (ceci s’est passé après la
guerre du Golfe) “un manque de production massif au niveau de l’agriculture
et des souffrances humaines très importantes ainsi que, dans certains
cas, des famines particulièrement dans le sud de l’Asie, et peut-être
une partie importante de l’Amérique du Nord”. Il dit cela en février
1991. Comme nous le savons aujourd’hui, il n’y a eu aucune famine
dans l’hémisphère nord depuis cette époque et celles qui ont eu
lieu en Afrique ont été le résultat de guerres civiles ou de révolutions,
mais pas des incendies de pétroles du Koweït. Les environnementalistes
ont prédit des catastrophes pour plusieurs années. Un de mes collègues,
Paul Ehrlich, a écrit en 1968 : “En fait, le combat mené pour nourrir
l’humanité est presque perdu dans le sens où nous ne serons pas
capable d’éviter une famine à grande échelle dans les dix prochaines
années ou dans un délai équivalent.” C’était en 1968. Eh bien, ces
dix années ou le délai équivalent se sont écoulés sans que rien
ne se passe. En 1974, lui et sa femme, coauteur de son livre, ont
encore écrit : “Cette grande
tragédie, cependant, n’est rien comparée à la catastrophe alimentaire
qui submergera probablement l’humanité dans les années 70 ou au
plus tard dans les années 80. Il a été créé une situation qui pourrait
provoquer la mort par famine d’un milliard d’êtres humains ou davantage”. Eh bien, après
que ces prévisions ne se soient pas réalisées, les Ehrlich sont
devenus un peu plus prudents. Ils continuent à faire des prévisions,
mais n’y ajoutent plus de date de réalisation. Ils écrivent simplement
dans leur dernier ouvrage : “La quantité d’êtres humains est en
train de se heurter à des famines massives”. Bon, regardons les
choses en face, non seulement il n’y a pas eu de famines massives,
mais le conflit commercial majeur dans le monde d’aujourd’hui a
lieu entre la CEE, le Japon et les Etats-Unis. A quel sujet ? Trop
de nourriture. Nous avons la CEE qui chancelle sous des stocks énormes
de céréales, des montagnes de beurre et des lacs d’huile d’olive.
Nous avons des stocks énormes aux Etats-Unis. Il ne manque pas de
nourriture, il y en a trop. Et cela continuera aussi longtemps que
nous suivrons notre politique agricole idiote. Mais ceci est un
autre sujet de conférence. En partie comme
conséquence de telles revendications hystériques, le gouvernement
a mis en place un budget excessif, pour la réglementation de l’environnement.
Les USA dépensent en ce moment 115 milliards de $ par an pour réduire
la pollution. En 1990, la Loi sur l’Air Pur, allait ajouter 20 milliards
de $ à ce chiffre, probablement davantage. L’économiste Robert Crandall
de la Brooking Institution, une institution très socialisante, a
estimé que ces mesures ajouteront environ 1.500 à 2.000 $ au prix
d’une nouvelle voiture (c’est-à-dire environ 7.500 à 10.000 FF),
mais ceci n’aura qu’un résultat très limité sur le brouillard urbain
dans les villes les plus polluées comme Los Angeles ou Houston.
Nous dépensons donc beaucoup d’argent, dans tout le pays, et les
Américains vont devoir dépenser beaucoup plus d’argent pour les
nouvelles voitures, pour peu de résultat. Des coûts plus
élevés entraînent cependant une baisse du niveau de vie. Des comparaisons
au niveau international, des comparaisons entre les pays et des
comparaisons dans le temps démontrent toutes en conclusion que des
revenus plus importants permettent une vie plus longue et plus saine.
Des revenus plus bas n’entraînent pas uniquement moins de gadgets,
des télés plus petites et une consommation moins abondante, mais
ils signifient également une vie plus courte et moins saine. Donc,
quand vous augmentez les coûts, vous abaissez le niveau de vie des
gens et vous diminuez leur santé. Des comparaisons réalisées entre
les pays développés occidentaux et, soit les ex-Etats communistes,
soit les économies du Tiers-Monde, montrent que la pollution et
les dégâts environnementaux sont bien moins importants dans les
pays développés. Une étude réalisée
par deux économistes de Princeton a prouvé que la pollution de l’air
était plus importante pour les pays ayant un revenu d’environ 4.000
à 5.000 $ mais, au-dessus de cette moyenne, plus les gens devenaient
riches, plus la pollution de l’air diminuait et perdait de son importance.
Le développement et la croissance entraînent une augmentation de
la sensibilité à l’environnement et plus de volonté et de possibilités
de s’offrir un monde plus propre. De même, comme je l’ai dit à Paul
Ehrlich lors d’un débat, des revenus supérieurs entraîneront aussi
une baisse de la natalité, puisqu’il est particulièrement attaché
à la stabilisation de la population. Laisser les gens dans la pauvreté,
comme il voudrait le faire, les incite seulement à procréer davantage. Des modèles économiques
indiquent que les coûts des politiques environnementales les plus
importants que les économistes ont pu mesurer, oscillent entre 3
à 6% du PNB. De plus, les menaces environnementales, dont la plupart
se sont avérées soit inexistantes ou trop exagérées, ont accru les
risques pour la population, ont été très coûteuses pour l’économie
et contribuent à l’angoisse générale. Les revendications
de catastrophes environnementales imminentes faites aux USA et probablement
en Europe montrent que, dans la plupart des cas, ces affirmations
sont, dans le meilleur des cas, exagérées, voire presque entièrement
inventées. Je ne veux pas vous donner l’impression que je pense
qu’il n’existe pas de problèmes environnementaux, il y en a certainement.
Tous ne sont pas des farces, mais la plupart des problèmes ont été
grandement exagérés. Prenons quelques
exemples. L’axillaire, pour ceux qui ne le connaissent pas, n’est
pas un pesticide. C’est une hormone de croissance. Elle permet de
laisser les pommes plus longtemps sur l’arbre, les rend plus mûres,
plus rouges et plus fermes, et par conséquent plus savoureuses.
Il n’est pas évident que l’axillaire soit cancérigène, cependant
le Conseil national de défense des ressources, un groupe environnemental
majeur, lança un mouvement, avec l’appui du programme télévisé “60
minutes” pour effrayer la population. La base de l’attaque
du NRDC (National Resources Defense Council = Conseil National pour
la Défense des Ressources) contre l’axillaire était une étude qui
montrait qu’une personne devrait manger 12.700 kg de pommes par
jour, chaque jour pendant 70 ans pour produire les tumeurs que les
souris avaient développées après avoir consommé des mégadoses d’axillaire.
La moitié ne produirait pas de tumeurs. Donc toute quantité raisonnable
de pommes est entièrement sans risques. L’ex Directeur de la Santé
C. Everett Coop a affirmé que l’axillaire ne présentait pas de risques
pour la santé. Richard M. Adamson, de l’Institut National contre
le Cancer, a comparé le risque de consommer une pomme traitée avec
de l’axillaire avec un sandwich au beurre de cacahuète. Bien qu’il
n’existe aucune évidence qui démontrerait que l’axillaire est nocif,
l’administration Bush a succombé à la pression et banni l’axillaire.
L’Agence américaine
de Protection de l’Environnement (E.P.A.) a mené un combat impitoyable
pour effrayer la population en ce qui concerne le radon. Celui-ci
est connu pour être une cause majeure de cancer. L’évidence est
qu’une quantité importante de radon, avec une cigarette allumée,
augmente de façon significative la probabilité de cancer du poumon.
Or les chiffres ne montrent pas de tels effets. En fait les études
semblent indiquer que, dans certaines parties des pays où il existe
des quantités quelque peu plus élevées de radon en comparaison à
d’autres régions, il y a des taux de cancer inférieurs. Mais je
ne voudrais pas vous suggérer de respirer du radon pour diminuer
le cancer. Cependant il ne s’agit certainement pas de se faire du
souci à ce propos. Il existe aussi
le mythe de la pluie acide. La pluie acide a été rendue responsable
de nombreuses maladies environnementales. Je ne dis pas que cela
ne présente pas un problème quelque part, mais cela n’a certainement
pas été un problème aux Etats-Unis. Le Congrès a subventionné une
étude sur 10 ans élaborée par quelques-uns des meilleurs scientifiques
du pays et qui a coûté un demi milliard de $. Ils ont trouvé qu’un
petit nombre de lacs, principalement dans la partie nord-est des
Etats-Unis représentant moins de 2% de la surface en eau des Etats-Unis,
sont trop acides pour les poissons. Ils ne savaient pas depuis combien
de temps il en était ainsi. Ils n’ont pas non plus pu en déterminer
la cause. Par contre, le
problème qu’ils ont effectivement déterminé, c’est que cela n’avait
pas empiré. Les scientifiques ne pouvaient pas trouver d’évidences
quant aux dégâts de pluies acides sur les forêts, excepté peut-être
quelques épicéas sur les hauteurs ; cependant, la difficulté de
ces épicéas était davantage le résultat de l’ozone. Ils n’avaient
pas pu détecter d’autres effets négatifs. Les médias aux
Etats-Unis et, je suppose en Europe également, ont monté en épingle
la destruction des forêts due aux pluies acides. Il s’avère que
les forêts européennes, loin de mourir, se sont épanouies et développées.
Dans chaque pays du continent examiné par une équipe de recherche
suédoise, on a étudié la biomasse des arbres qui a bourgeonné. Elle
s’est accrue dans les 20 dernières années. Il y a plus de forêts
en Europe aujourd’hui qu’il y a 20 ans. L’auteur attribue cela à
la pollution de l’air. Ces forêts ont été fertilisées par le nitrogène
et notre acide carbonique. Donc, comme je le disais, le polluant
de l’un est la nourriture de l’autre. Néanmoins, même
avant que le Congrès et l’Administration Bush aient vu les résultat
de cette étude à laquelle je me réfère, la Loi sur l’Air Pur a été
modifiée pour dépenser environ 5 milliards de $ par an afin de réduire
les émissions d’anhydride sulfureux de 10 millions de tonnes par
an. Ces 10 millions de tonnes par an étaient un chiffre jeté en
l’air, il n’y avait pas de justification. Ils avaient simplement
pensé qu’il s’agissait là d’un beau chiffre rond qui sonnait bien.
Il en résulta des coûts : les centrales électriques augmentent considérablement
leurs prix, appauvrissent la population et indirectement portent
atteinte à sa santé. Une autre peur
: la dioxine. On l’a appelée le produit chimique le plus toxique
pour l’être humain. Cependant, l’évidence démontre qu’il s’agit
d’une substance relativement bénigne en quantité limitée. Là encore,
il n’y a pas pour les humains une évidence crédible que ce produit
ait provoqué des accidents mortels ou le cancer. La quantité de
dioxine la plus importante au monde, a été libérée lors d’une explosion
à l’usine chimique de Seveso, en Italie, en 1976, où 37.000 personnes
ont été exposées à une quantité variant de 1/2 à 2 kg de dioxines.
Les chercheurs dans le domaine de la santé ont suivi ces personnes
de très près depuis. Un certain temps, beaucoup d’entre elles ont
souffert de “chloracné” et de détresses physiques. Cependant les
médecins n’ont pas trouvé d’effets adverses mesurables à long terme
ni de taux excessifs de cancers. Malgré le manque
d’évidence des dommages provoqués par la dioxine, le contribuable
américain a été obligé de dépenser environs 33 millions de $ de
ses contributions pour racheter une ville dans le Missouri, où l’asphalte
mélangé à la dioxine avait été utilisé pour construire les autoroutes.
Tous les habitants de cette ville une fois expropriés avaient dû
déménager, quitter la ville, certaines familles ayant vécu là-bas
pendant des siècles ou davantage avaient abandonné leurs maisons
et étaient parties. Le représentant du gouvernement qui avait recommandé
l’évacuation en 1982 dit aujourd’hui qu’il ne s’inquiète pas pour
la quantité de dioxine, les études scientifiques ayant prouvé que
de faibles doses de dioxine présentent des risques minimes pour
la santé. Il croit, cependant, que l’évacuation qui a forcé les
gens à quitter leur foyer et brisé leur vie n’était pas nécessaire
bien qu’il s’agisse là d’un exemple d’erreur due à la prudence,
dit-il, aux frais des contribuables et des propriétaires. Aujourd’hui presque
tout le monde a probablement entendu l’histoire d’horreur de Love
Canal où un projet de lotissement a été réalisé au-dessus d’une
décharge abandonnée de produits chimiques. La population a été évacuée
pour sauver les vies et la santé. La vérité est bien moins dramatique.
Le risque était fortement exagéré. Après avoir étudié le problème,
le Centre de Contrôle des Maladies, a trouvé que les gens qui habitaient
près de la décharge des produits chimiques à Love Canal n’avaient
présenté aucun accroissement des cas de maladies, de maladies génétiques,
de morts ou de cancers. A côté de ces
histoires d’horreur, on réglemente des substances comme le PCB,
produit chimique relativement sans danger qui a été remplacé par
des alternatives plus risquées ; le DDT qui a certainement fait
davantage pour la santé de l’humanité que la pénicilline en éliminant
la malaria et d’autres maladies provenant d’insectes dans une grande
partie du monde. Les médias, les
hommes politiques et les écologistes ont convaincu la population
que notre pays et notre monde sont devenus plus pollués. Cette revendication
est fausse pour les pays riches industrialisés. La pollution est
forte dans beaucoup de pays du Tiers-Monde et particulièrement grave
dans les ex-Etats communistes, mais aux Etats-Unis et en Europe
de l’Ouest la pollution est moins importante et la situation est
meilleure. Les Etats-Unis
ont dépensé environ 1,4 trillions de $ depuis 1969 pour réduire
la pollution. En conséquence, ou peut-être malgré cela, ou peut-être
complètement indépendamment de cela, il y a eu une amélioration
du niveau de l’environnement. L’anhydride sulfurique relâché dans
l’atmosphère a baissé de 27%, les particules de 62%, les composés
organiques volatiles de 31%, les niveaux de l’ozone de 14%. Néanmoins,
les écologistes continuent. Leurs prévisions s’avèrent même plus
erronées que celles des économistes. Cependant nous
faisons face à deux désastres. Les scientifiques et les écologistes
ont identifié deux menaces contre l’humanité, la nature et notre
terre : l’érosion de la couche d’ozone stratosphérique qui protège
la surface de la terre des rayons ultraviolets ainsi que l’augmentation
de l’effet de serre. Habituée aux cris d’alarme de la communauté
environnementaliste, la population, a raison de conserver un certain
scepticisme. Les écologistes
et beaucoup de scientifiques ont soulevé le spectre de la destruction
de la couche d’ozone protectrice de la terre par la libération du
CFC. Les chercheurs prédisent qu’un amincissement de la couche d’ozone
provoquera un accroissement du rayonnement ultraviolet atteignant
la surface de la terre et pouvant abîmer l’“ADN”, provoquer le cancer
de la peau non mélanome et des glaucomes. Dans un ouvrage délirant
“World on Fire” (le Monde en Feu), le Sénateur Georges Mitchel,
leader de la majorité démocrate au Sénat décrit un avenir catastrophique,
à la suite de la destruction de la couche d’ozone. Il prédit : “Après
la fin du siècle, les gens auront le cancer et mourront en quantités
épidémiques”. La plupart des
scientifiques croient que les atomes de chlore provenant de ces
produits chimiques produits par l’homme, ajoutés à un froid extrême,
ont provoqué le trou d’ozone dans l’Antarctique. Cependant, il y
a des doutes. L’évidence d’une diminution significative de l’ozone
au-dessus de l’Antarctique a été remarquée en 1958, bien avant les
quantités importantes de CFC libérées dans l’atmosphère. La chimie
est très complexe et présente 150 réactions chimiques différentes
si bien que personne n’est vraiment sûr de ce qui se passe. En partie
comme résultat de cette incertitude, l’Académie Nationale des Sciences
des Etats-Unis a modifié ses prévisions, ses estimations concernant
l’impact du CFC sur la couche d’ozone. Une fois on dit qu’il y aura
une diminution de 18%, ensuite on parle de 3%, maintenant on en
est entre 5 et 7%. Ainsi les histoires
d’horreur font vendre les journaux. Par exemple, juste avant une
audience au Congrès qui débattait des fonds à accorder à la NASA,
comme par hasard, la presse avait averti que les conditions étaient
réunies pour l’augmentation du trou d’ozone au-dessus de l’Amérique
du Nord. En l’espace d’un mois, ils ont découvert que c’était faux
mais la plupart des journaux ne s’étaient pas souciés de relater
cette nouvelle. Par contre, ils avaient fait le récit de l’histoire
d’horreur racontée au départ. Le trou de l’Antarctique
et les données de la NASA démontrant qu’il y avait eu une légère
diminution de 1,6% à 3,1% dans la couche d’ozone au-dessus de l’hémisphère
nord entre 1971 et 1988 ont convaincu la plupart des gens qu’un
problème sérieux existait. Cependant, la diminution la plus importante
au-dessus de l’Amérique du Nord survient en hiver quand le rayonnement
solaire est faible et que les gens ne sont pas beaucoup à l’extérieur.
Pendant l’été la diminution moyenne est inférieure, 1 à 2%. Beaucoup
d’experts sont sceptiques. Tel scientifique allemand, attribue le
trou d’ozone au chlore provenant du Mont Arabas, un volcan au-dessus
de Ross Island. Tel autre chercheur pense que la diminution et l’augmentation
de l’ozone sont des phénomènes naturels ou cycliques provoqués par
des intensités variables de rayonnements ultraviolets provenant
du soleil. La lumière ultraviolette varie de façon importante autour
du globe et est plus forte à l’Equateur où la couche d’ozone est
plus faible, et la lumière du soleil est plus intense et plus importante
en haute altitude. Une diminution de 50% de la couche d’ozone au-dessus
de la Suède (ce que personne ne prévoit) amènerait des rayons ultraviolets
au-dessus de ce pays équivalant à ceux de la Californie. Il est
assez intéressant de constater que les mesures n’ont, pour l’instant,
pas réussi à trouver une augmentation d’ultraviolets aux Etats-Unis.
Cette impossibilité de trouver des augmentations de rayonnements
ultraviolets atteignant la surface de la terre a été attribuée à
la pollution de l’air. La pollution de l’air n’est peut être pas
si mal que ça. La mère de toutes
les catastrophes est le spectre du réchauffement global. La télévision,
la radio et les journaux ont cité des experts évoquant une dévastation
future de la planète qui résulterait d’une augmentation importante
des températures mondiales. Je voudrais simplement citer l’Union
des Scientifiques Concernés, un groupement dont font partie peu
de scientifiques et beaucoup de fanatiques. Ils ont écrit dans une
demande de financement qu’ils ont fait l’erreur de m’envoyer : “L’accroissement
prévu de la température de 9° Fahrenheit (c’est-à-dire 5° Celsius)
pourrait entraîner l’augmentation du niveau de la mer et des inondations
côtières, des changements climatiques et des précipitations et autres
problèmes particulièrement graves pour l’espèce humaine et l’ensemble
des écosystèmes”. La prévision d’un
réchauffement global a permis à beaucoup de scientifiques de se
procurer des fonds pour la recherche, aux éditeurs de vendre des
journaux annonçant des événements cataclysmiques imminents et aux
hommes politiques de se présenter comme les sauveurs de la planète.
D’après les modèles informatiques utilisés par l’Académie Nationale
des Sciences, qui a fait une grande étude sur ce sujet, le doublement
de CO2, quel que soit le moment où il aura lieu, augmentera les
températures moyennes mondiales de 2° à 5° Celsius. D’autres modèles
prévoient toutes les éventualités possibles du changement négligeable
jusqu’à une chaleur catastrophique. (Le problème avec ces modèles
informatiques, c’est qu’ils sont grands et non validés. Ils ressemblent
beaucoup aux modèles utilisés par le Club de Rome en 1970 quand
ils avaient prévu qu’il n’y aurait plus de réserves de pétrole en
1990. Ils disaient également que les ressources de matières premières
diminueraient de plus en plus. Autant de prévisions alarmistes résumées
dans le pari que Ehrlich avait fait et perdu, sur le fait que le
monde aurait à faire face à une famine massive). Certains scientifiques
sont très sceptiques quant au réchauffement entraîné par une augmentation
d’acide carbonique. Reginald Newal, professeur de météorologie à
l’Institut de Technologie de Massachusetts (MIT), a affirmé qu’un
accroissement de CO2 pourrait en fait entraîner un refroidissement.
Un scientifique au laboratoire Lawrence Livermore à l’Université
de Californie à Berkeley, affirme qu’un doublement du CO2 aurait
peu ou pas d’effet sur la température à la surface de la terre et
que, si effet il en avait, ce serait un refroidissement de la surface.
Un grand nombre de scientifiques, probablement une large majorité
de météorologistes, pense qu’il n’y a aucune évidence significative
de réchauffement au niveau statistique. Dans une lettre adressée
au prestigieux magazine scientifique Science, William Nurenburg
du Scripts Institute of Oceanography, écrit : “Je suis persuadé
que la plupart des climatologues croient qu’il n’y a eu aucune augmentation
significative dans les températures au cours du siècle dernier.” Les modèles climatiques
cependant, ne réussissent pas le test le plus élémentaire : l’enregistrement
des températures est en contradiction avec les prévisions. Malgré
l’augmentation considérable d’émissions d’acide carbonique depuis
la deuxième guerre mondiale, les températures globales moyennes
ont très peu changé ces 50 dernières années. On peut même tirer
avantage du réchauffement. Beaucoup de ces modèles, quelle que soit
leur valeur, suggèrent que ce sont les températures moyennes de
nuit ainsi que les températures hivernales qui devraient le plus
augmenter. Si ce réchauffement avait lieu, il augmenterait la saison
de la croissance, il pourrait plutôt être bénéfique à l’agriculture.
Donc, non seulement on n’aurait pas l’effet de CO2, mais des températures
plus élevées permettraient un accroissement du rendement agricole,
ce qui aggraverait les différends entre la CEE et les Etats-Unis
au sujet de la politique commerciale, mais ne provoquerait certainement
pas de famines massives. Considérons maintenant
les coûts et bénéfices d’un réchauffement global modéré. L’Académie
Nationale des Sciences, que j’ai mentionnée auparavant, a dit que
les êtres et la nature, loin d’être hautement sensibles aux changements
de climat, ont une capacité d’adaptation à un coût raisonnable.
L’Association de l’Economie américaine a affirmé en décembre dernier
dans son exposé annuel : “Je conclue qu’aux Etats-Unis et probablement
au Japon, en Europe de l’Ouest et dans d’autres pays développés,
l’impact d’un réchauffement global sur le rendement économique,
sera négligeable et probablement insignifiant”. En revanche les
pays dépendant principalement de l’agriculture, les pays pauvres,
pourraient en souffrir et ce que nous devons faire est d’accélérer
la croissance économique dans les pays du Tiers-Monde pour les rendre
moins dépendants de l’agriculture et par conséquent moins sensibles
aux changements climatiques. Réduire la croissance économique dans
les pays pauvres afin d’éviter un réchauffement global serait désastreux. En supposant que
les gouvernements adopteront les politiques les plus efficaces et
qu’il n’y aura aucun autre déséquilibre, William Norhouse, économiste
célèbre de l’Université de Yale, a estimé que les émissions de CO2
pourraient être réduites de moitié pour un coût mondial de 200 milliards
de $ par an, et nous savons que les gouvernements ne sont pas efficaces,
donc les coûts seraient plus importants, beaucoup plus importants.
Les estimations actuelles indiquent que retarder de 40 ans le doublement
d’acide carbonique dans l’atmosphère coûterait 2% du PNB mondial. Quelles sont alors
les conclusions de cette politique ? L’horizon du réchauffement
global est vraiment flou. Nous ne savons pas s’il aura lieu ou pas.
Il peut y avoir un refroidissement. Les écologistes qui disent que
nous devrions entreprendre quelque chose maintenant parce que cela
pourrait arriver, ignorent la probabilité d’un refroidissement.
De plus, si le réchauffement a vraiment lieu, l’impact sur les êtres
humains sera probablement négligeable ou pourrait même être bénéfique
en favorisant la croissance des plantes et par conséquent en apportant
un soutien à une plus grande partie de la population mondiale. Plutôt que de combattre l’effet de serre, ce qui serait plus coûteux et entraînerait des taux de croissance plus faibles, nous devrions encourager la prospérité économique dans le monde entier. Nous devrions attendre au moins encore dix ans pour voir s’il s’agit là encore d’une fausse crise. Plus généralement, en traitant toutes les questions environnementales, les faiseurs de politiques devraient éviter de baser leur politique sur des affirmations peu sérieuses provenant de fanatiques de l’environnement. Le gouvernement ne devrait pas être influencé par des sermons fanatiques prédisant la fin des temps, d’horribles malheurs ainsi que des catastrophes. Nous ne sommes pas en train de détruire la planète, comme une émission télévisée l’avait montré, et nous n’avons pas besoin de mettre en place des mesures extrêmes pour la sauver. La politique environnementale est trop importante pour être abandonnée à des fanatiques de l’environnement.
*
Professeur à la Hoover Institution, Stanford University, Ca. |