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ACTUALITE
DE LA NOUVELLE LETTRE
DU 1 NOVEMBRE 2003 - N° 769 |
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Que le chef de l’Etat partage ces thèses est en soi inquiétant. Mais ce qui est nouveau, c’est que, sur sa demande, on veuille maintenant inculquer cette idéologie à nos enfants. L’éducation à l’environnement, les thèses de la protection de la planète, se mettent peu à peu en place dans les établissements scolaires. Dès cette année, un certain nombre d’académies sont concernées, mais le système va être généralisé à la rentrée 2004. Tokia SAIFI annonce la couleur : « Le changement climatique et l’effet de serre sont des sujets de préoccupations majeurs. Il est indispensable de sensibiliser les générations futures : or, aujourd’hui, seulement 15% des jeunes bénéficient d’une éducation à l’environnement. Il ne s’agit pas d’emmener les élèves marcher une heure en forêt le mercredi. Non, l’écologie va passer d’une activité de loisirs à un enseignement à part entière, intégré aux cours d’histoire-géographie, d’économie, des sciences de la vie et de la terre ». On va maintenant mettre les bouchées doubles. Les écoles primaires auront droit à trente heures de cours sur ces thèmes dans l’année, le collège à vingt heures d’enseignements, les lycées à dix heures : c’est donc dès le plus jeune âge que ces enseignements seront obligatoires, et ceci à haute dose : mieux vaut sûrement passer une heure de moins à apprendre à lire ou à compter chaque semaine et une heure de plus à disserter sur le développement durable. Les thèmes retenus sont passionnants : « le réchauffement de la planète », « l’eau et la rivière », « l’environnement et la santé : OGM, couche d’ozone, effet de serre, pluies acides ». Un bilan national sera fait dès janvier, un colloque interministériel aura même lieu en avril, tandis qu’une charte nationale pour l’éducation à l’environnement sera signée en juin. Au cas où les enseignants ne seraient pas sur la bonne ligne, on leur diffusera même une brochure pour les aider. Bref, on ne lésine pas sur les moyens. Faut-il en rire ou en pleurer ? Nous penchons pour la deuxième solution. En effet, que vont retenir les enfants ? Nous pouvons déjà le savoir : que la planète est menacée par le méchant capitalisme, qui la détruit peu à peu, et que le salut ne peut venir que de l’Etat ou d’une coopération politique internationale. Bref, de quoi former durablement de bons citoyens, qui viendront grossir les rangs des altermondialistes ; de futurs petits José BOVE. Notre gouvernement s’attaque ainsi à une grande œuvre éducative : celle de tordre les esprits. La pollution intellectuelle va dangereusement menacer les générations futures, plus sûrement que la pollution de l’eau ou de l’air.
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