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DE LA MNEF A
LA ME : La nouvelle Mutuelle
des Etudiants veut tirer un trait sur le passé tumultueux de la MNEF.
Elle cherche des partenaires pour lui permettre de redémarrer ses activités
sur des bases plus saines. Il s’avère cependant que les amis d’hier restent
les amis d’aujourd’hui et que rien ne change vraiment. L’objectif affiché de la Mutuelle des Etudiants (ME) :
faire peau neuve et tenter de reconquérir les étudiants qui ont préféré
se tourner vers le secteur privé ou vers des mutuelles moins politisées
suite au scandale de la MNEF. Il est vrai que la mauvaise réputation de
l’ex-mutuelle n’est plus à prouver ; les mises en examen se succèdent
suite aux découvertes du nombre croissant d’employés fictifs rémunérés
par l’entreprise. La dernière en date, celle de Marie-France LAVARINI,
proche de Claude ALLEGRE et de Lionel JOSPIN, bras droit d’Anne SINCLAIR
(épouse de DSK) durant sept ans, entérine définitivement l’idée de manipulation
politique sur le dos des adhérents. Le 12 avril dernier a donc marqué la naissance officielle
de la ME. L’assemblée générale constitutive, qui s’est tenue à la Mutualité
à Paris, a adopté ses nouveaux statuts et a désigné sa direction étudiante.
Celle-ci, provisoire jusqu’aux élections de la rentrée 2001, est composée
de 8 membres et dirigée par le Président Eric CHANU, ancien membre de
la commission de contrôle des comptes de la MNEF. Cependant, sans l’aide des différentes grandes fédérations
mutualistes françaises, la ME n’aurait jamais vu le jour. La FNMF (Fédération
Nationale de la Mutualité Française), dirigée par Jean-Pierre DAVANT,
doit apporter les 25 millions de Francs nécessaires à la relance de l’activité
de la couverture santé complémentaire. La MGEN (Mutuelle Générale des
Enseignants) va garantir le processus de développement de la ME, en soutenant
notamment une baisse de ses cotisations de 25 % à 30 % (de 320 Francs
en 1999 à 290 Francs en 2001) qui correspondrait à une perte financière
d’environ 40 millions. De plus, un effort sera fait pour garantir l’avenir
des quelques 700 salariés de la MNEF qui seront désormais pris en charge
par la ME. En somme, chacun travaille à liquider le passé pour
inspirer à nouveau confiance aux étudiants. La FNMF affiche même officiellement
son hostilité à l’encontre d’une main mise trop importante des syndicats
sur la nouvelle ME. Ce qui bien sûr va à l’encontre des ambitions de l’UNEF-ID
qui joue la stratégie de la place « à-demi » vide, puisqu’elle
est présente au Conseil d’Administration mais à refuser de l’être au Bureau
(il faut dire que Florian BORG, son candidat pour la présidence de la
ME, n’a pas été retenu !). Mais qu’on se rassure, d’autres sont au
bureau, à commencer par les représentants de l’autre UNEF (communiste). Pour conclure, ce n’est pas faire du mauvais esprit que de penser que le scénario prévu par la ME et ses nombreux partenaires semble relativement optimiste. Difficile de faire croire que tout à changer alors que le fantôme de la MNEF est présent partout. Le Président provisoire, un ancien de la MNEF, les partenaires syndicaux, toujours présents, la MGEN, soutient traditionnel de la MNEF a plusieurs occasions, … Une faille énorme dans le « processus de renouveau » que les assurances privées ne vont pas manquer de remarquer, ainsi que les autres mutuelles moins soumises au pouvoir des hommes politiques de gauche…
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