PROSPERITE ET CORRUPTION


 

Comme chaque année, Transparency International publie un classement de la corruption dans le monde, à l’aide d’un indice de perception de la corruption, qui fait la synthèse entre divers indicateurs. Lorsque la corruption est la plus faible, l’indice est proche de 10, lorsqu’elle est la plus forte, il se rapproche de 0.

En tête (c’est à dire comme pays les moins corrompus) on trouve la Finlande (9,7%), le Danemark et la Nouvelle-Zélande (9,5), l’Islande (9,4), Singapour et la Suède (9,3), etc. Parmi les pays bien placés le Luxembourg, le Royaume-Uni, la Suisse, les Etats-Unis ou le Chili. La France est 25eme, ce qui est très médiocre, avec 6,3 seulement et elle est en recul, puisqu’elle était l’an dernier 23eme avec 6,7.

En sens inverse, on trouve à la fin du classement les pays les plus corrompus, comme l’Angola, Madagascar, le Paraguay (1,7), puis le Nigeria (1,6) et enfin le Bangladesh qui ferme la marche avec 1,2.

Cet indice doit être mis en parallèle avec la prospérité et le niveau de développement des pays : ce sont les pays les plus développés qui sont les moins corrompus et les pays les plus pauvres qui le sont le plus. Mais pour comprendre ce phénomène, il faut aussi mesurer, comme le font les indicateurs de liberté dont nous parlons régulièrement dans la Nouvelle Lettre, le poids de l’Etat (secteur nationalisé, contrôle des prix, prélèvements obligatoires, contrôle du marché du travail, liberté du commerce extérieur, etc.). La corrélation entre l’importance de l’Etat et la pauvreté est tout aussi claire et ce sont les pays les plus libéraux qui sont les plus prospères. Conclusion : si l’on rapproche ces deux séries d’indicateurs, la corruption est d’autant plus forte que l’Etat est omniprésent. C’est la liberté qui, au contraire, favorise les vertus morales et la prospérité, bien entendu !