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CONCURRENCE : BRUXELLES EST DANS LES CHOUX
Quel est le dénominateur
commun entre deux décisions européennes récentes ? « a ») :
la Commission européenne (CE) à Bruxelles rejette les candidats au rachat
des stations-services d’autoroute proposés par Total Fina Elf. « b ») :
la Cour européenne de justice (CEJ) décide que la France n’a plus le droit
d’exclure les frais professionnels de représentation de la déduction à
la TVA. La réponse est : une vision biaisée de la concurrence. La deuxième vision fausse
de la concurrence est celle qui l’assimile à une situation où les compétiteurs
sont homogènes. Ce refus de la diversité conduit au nivellement et ce
dernier, ici comme ailleurs, ne mène pas à la performance. L’harmonisation
fiscale européenne, voulue par la CEJ, est révélatrice de cet état d’esprit.
Un décret français de 1979 stipule que les frais de représentation ne
peuvent donner lieu à une déduction de TVA. Mais la TVA est considérée
comme un impôt harmonisé au niveau européen, selon la sixième directive
du conseil européen. Les sociétés Ampafrance et Sanofi, poursuivies par
le fisc pour avoir déduit la TVA sur leurs frais de représentation, ont
donc porté l’affaire devant la CEJ. Bruxelles ne s’en tiendra pas là ;
les tentatives d’harmonisation fiscale tous azimuts se multiplient :
harmonisation de la fiscalité de l’épargne, harmonisation des taux de
taxation moyen du travail, etc.,. L’erreur de cette philosophie de l’homogène
est qu’elle gomme le choix du producteur, du contribuable et du consommateur.
La libre circulation des biens et des personnes ne nécessite pas de lissage
fiscal, d’origine étatique, imposé d’en haut, contrairement à ce que semblent
penser les Bruxellois. Les citoyens sauront bien choisir l’Etat qui gère
le mieux son budget, tout comme les entreprises qui servent leurs goûts.
La concurrence passe par la diversité, y compris en matière fiscale. Somme
toute, non seulement Bruxelles se méfie des entreprises, mais elle ne
semble pas non plus faire confiance au bon sens du citoyen et du consommateur.
Ce qui aurait du être une formidable concurrence entre Etats, dynamisée
par la libre circulation des biens et des personnes se transforme en cartel
soigneusement bichonné par les autorités de Bruxelles. Mots-clés : Concurrence,
Fiscalité.
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